Grace Slick

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Grace Slick

Description de l'image  Grace Slick RCA records publicity photo.jpg.
Informations générales
Nom Grace Barnett Wing
Naissance (74 ans)
Chicago, Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical rock psychédélique, acid rock
Années actives 19651990
Labels RCA

Grace Slick, née Grace Barnett Wing le 30 octobre 1939 à Evanston dans l'Illinois, fut chanteuse dans les groupes The Great Society, Jefferson Airplane, puis Jefferson Starship et Starship, des années 1960 jusqu'aux années 1980. Avec ces formations, elle contribua à populariser le rock psychédélique. Elle était une icône de la scène psychédélique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Grace Slick en 1976.
Grace Slick en 2008.

Grace grandit à Palo Alto, Californie. Elle forma à San Francisco le groupe de folk psychédélique The Great Society (1965-1966), également connu sous le nom de « The Great! Society ». La formation initiale comportait son mari de l'époque, Jerry Slick, à la batterie, le frère de celui-ci, Darby, à la guitare, David Minor aux chants et la guitare, Bard DuPont à la basse et Peter Vandergelder au saxophone.

En 1966, après la disparition de The Great Society, elle remplaça Signe Anderson au sein de Jefferson Airplane. Elle chanta et joua du piano et de l'orgue sur le second album du groupe, Surrealistic Pillow, sorti en 1967, ainsi que sur les albums suivants, et se produisit avec le groupe lors du festival de Woodstock.

Grace Slick participa à plusieurs albums en marge de Jefferson Airplane avec son second mari, le guitariste Paul Kantner (également membre du groupe), dont Sunfighter en 1971 et Baron Von Tollbooth & the Chrome Nun en 1973. Manhole, son premier album solo, sortit en 1974. Quelques mois plus tard, Grace Slick retrouva Jefferson Airplane, rebaptisé Jefferson Starship. Elle participa à la composition des albums Dragon Fly, Red Octopus et Spitfire, avant de quitter momentanément le groupe en 1978. Slick réapparut durant les années 1980 sur les albums Modern Times, Winds of Change et Nuclear Furniture. Dans le même temps elle poursuivit sa carrière solo avec les deux albums Dreams et Welcome to the Wrecking Ball, sortis au début des années 1980, qui furent suivis par Software en 1984.

Après le départ de Paul Kantner, Jefferson Starship adopta le nom de Starship. Slick apparut de nouveau sur les albums Knee Deep in the Hoopla et No Protection, puis quitta le groupe en 1988. Sa dernière collaboration remonte à 1989, lors d'une brève réunion de Jefferson Airplane.

Après s'être retirée du monde de la musique en 1990, elle s'installe à Malibu, dans le comté de Los Angeles et commence à peindre. Elle est membre de l'association de défense des animaux People for the Ethical Treatment of Animals (PETA). Son autobiographie, Somebody to Love? A Rock and Roll Memoir fut éditée en 1998.

RCA a diffusé en 1999 une compilation de ses meilleurs titres avec Jefferson Airplane, Jefferson Starship et en solo.

Une personnalité explosive[modifier | modifier le code]

Grace Slick s'est fait connaître autant pour sa musique que pour sa personnalité qualifiée d'explosive par certains journalistes[1]. Elle a tenté de mettre du LSD dans le thé de Richard Nixon à la Maison-Blanche[2],[3], mais elle n'a pas pu l'approcher car les membres du groupe Jefferson Airplane étaient fichés pour "paroles suspectes"[4]. Elle et Tricia Nixon, fille du président Richard Nixon, sont anciennes élèves du Collège Finch. En 1969, Slick est invitée à un thé à la Maison-Blanche. Elle se présente avec le militant politique Abbie Hoffman et a prévu de mettre 600 microgrammes de LSD dans le thé du président Richard Nixon. Le plan est contrecarré quand ils ont été empêchés d'entrer après avoir été reconnus par le personnel de sécurité de la Maison-Blanche, Slick ayant été placée sur une liste noire du FBI[5].

Durant la tournée européenne de Jefferson Starship en 1978, l'alcoolisme de Grace Slick est devenu un problème pour le groupe. Le groupe a dû annuler la première nuit en Allemagne parce qu'elle était trop ivre pour chanter, entraînant le public à l'émeute. Elle a joué la nuit suivante avec le groupe, mais était tellement ivre qu'elle ne put chanter correctement, attaquant le public et se moquant du pays pour avoir perdu la Seconde Guerre mondiale. Le lendemain, elle a quitté le groupe. Cette même année, elle a été traînée hors d'un spectacle de San Francisco pour avoir abusé de stupéfiants. Elle a été admise dans un centre de désintoxication au moins deux fois, une fois pendant les années 1970 dans le centre de Duffy, Napa Valley, et une fois dans les années 1990. Slick a publiquement reconnu son alcoolisme. Elle a parlé de ses expériences de réhabilitation et de sa consommation de LSD, de marijuana et d'autres substances dans son autobiographie et dans divers entretiens[6],[7],[8].

Durant les années 1980, alors que Slick est la seule ancienne membre de Jefferson Airplane dans Jefferson Starship, le groupe a placé trois tubes au hit-parade et, malgré le succès, Slick a parlé négativement de l'expérience et de leur musique. Elle a quitté le groupe en 1988, peu de temps après la sortie du dernier album. En 1989, Slick et ses anciens membres de Jefferson Airplane se sont reformés, ils ont sorti un album et ont fait une tournée[9].

Slick a été mariée deux fois, au photographe Gerald "Jerry" Slick de 1961 à 1971, puis à Passer Johnson. Elle a une fille, China Wing Kantner, née le 25 janvier 1971. Le père de China est l'ancien guitariste de Jefferson Airplane Paul Kantner, avec qui Slick eu une relation de 1969 à 1975[10],[11].

Discographie[modifier | modifier le code]

En solo[modifier | modifier le code]

Collaborations avec Paul Kantner[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. SF Chronicle
  2. Article du NY Times
  3. NY Times Reportage vidéo sur l'affaire
  4. Interview de Grace Slick sur le sujet
  5. (en) Grace Slick, Andrea Cagan, Somebody to Love? A Rock-and-Roll Memoir, New York, New York, Warner Books,‎ 1998-09-01, 189–94 p. (ISBN 0-446-52303-X)
  6. Behind The Music: Jefferson Airplane, VH1, Paramount Television, 1998.
  7. (en) « Jefferson Airplane website », Jeffersonairplane.com (consulté en 2011-11-06)
  8. (en) Grace Slick, Andrea Cagan, Somebody to Love? A Rock-and-Roll Memoir, New York, New York, Warner Books,‎ 1998-09-01, 274–5 p. (ISBN 0-446-52303-X)
  9. (en) « At 2:34, Slick discusses her disdain towards the Starship years », Youtube.com,‎ 2008-11-09 (consulté en 2011-11-06)
  10. (en) « Names In The News », Tri City Herald,‎ 26 janv. 1971 (consulté le 5 déc. 2010)
  11. (en) « Daughter Born To Pop Singer », The Day,‎ 26 janv. 1971 (consulté le 5 déc. 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (en) Biographie sur le site de Jefferson Airplane