Giuditta Pasta

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Giuditta Pasta

Description de l'image  Giuditta Pasta.jpg.
Nom de naissance Giudita Negri
Naissance 28 octobre 1797
Saronno
Décès 1er avril 1865
Côme
Activité principale Chanteuse d'opéra
Soprano
Style opéra
Lieux d'activité Italie, Londres, Paris
Élèves Marianna Barbieri-Nini, Emma Albertazzi (en), Adelaide Kemble (en)

Giudita Negri, devenue après son mariage Giudita Pasta, (née le 28 octobre 1797 à Saronno, dans l'actuelle province de Varèse, en Lombardie et morte le 1er avril 1865 à Côme) était une cantatrice italienne du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Giuditta Pasta débute en 1815 au Théâtre des « Filodrammatici » à Milan dans un opéra du M.o Scappa et épouse la même année un avocat, ténor amateur, Giuseppe Pasta. Elle s'impose sur toutes les scènes italiennes aussi bien qu'à Paris et Londres, plus par son charisme que par sa voix dont le timbre manque de pureté et la justesse laisse parfois à désirer.

Cependant elle surclasse ses rivales par son jeu dramatique et son phrasé. Les rôles de Bellini, Donizetti et Rossini lui conviennent à merveille. Elle crée les rôles titres d'Anna Bolena, La sonnambula, Norma, et Beatrice di Tenda. Elle semble avoir développé une tessiture de soprano dramatique à partir de celle d'une mezzo-soprano, ce qui lui assurait un timbre chaud et une voix ample (de même, Maria Malibran, qui était à l'origine une contralto).

À partir de 1833, les critiques sont sévères, estimant que sa voix est ruinée. Elle se retirera quelques années plus tard.

Elle demeure une figure légendaire de l'histoire du chant en raison de son génie de l'improvisation vocale dramatique qui l'emportait sur quelques défaillances surtout après 1830 (inégalité de couleur, instabilité vocale, tendance à chanter bas). Ce sont les mêmes éloges et les mêmes critiques que l'on adressera après 1957 à Maria Callas, qui en fut, en quelque sorte, la réincarnation.

Deux avis de professionnels résument bien les qualités et les défauts de Giuditta Pasta.

  • De Talma: « Quelle femme étonnante! Ce qui m'aurait demandé un an d'étude, elle l'improvise, elle le devine. »
  • D' Adélaïde Kemble: « Même à son meilleur, elle a toujours chanté faux trois notes de son médian. »

Stendhal ne tarit pas d'éloge sur « Madame Pasta », et un chapitre entier lui est consacré dans sa Vie de Rossini.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stendhal, Vie de Rossini (plusieurs éditions).
  • Giorgio Appolonia, Giuditta Pasta, gloria del bel canto.
  • Catherine Authier, Réception de la cantatrice Giuditta Pasta en France et en Europe au XIXe siècle, une thèse sur Giuditta Pasta, en français.