Genevoiserie

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Une genevoiserie ou Genferei en allemand, décrit une situation politique inextricable ou absurde se passant dans le canton de Genève. Le mot est utilisé à l'extérieur du canton, de façon péjorative, pour indiquer que ces situations sont plus fréquentes à Genève qu'ailleurs.

Définition[modifier | modifier le code]

Le mot est apparu au XIXe siècle, à la suite des troubles qui ont accompagné la tentative de retour au pouvoir de James Fazy[1].

Selon André Klopmann, une genevoiserie est un « mélange d'inconséquence et de désorganisation, aggravées par le soupçon récurrent d'arrogance; une certaine propension à la bourde, voire à la dépense inutile »[2] ; La Tribune de Genève la définit comme « un projet si mal ficelé qu’il se démonte de lui-même tout en coûtant très cher ... une politique intempestive et lourde de conséquences imprévues s’apparentant à la gaffe. Une Genferei est aussi raillée au-delà de ses frontières »[3].

Prix Genferei[modifier | modifier le code]

En 2011, des journalistes politiques ont décidé de lancer le Prix Genferei, décerné à la genevoiserie la plus spectaculaire de l'année. Le trophée se présente sous la forme d'une feuille dorée du marronnier « fou » de la Treille dont la première feuille pousse toujours de façon prématurée, avant même celle du marronnier officiel[3].

Le premier Prix Genferei a été attribué au Conseil d’État et à la chancelière Anja Wyden pour avoir oublié d'envoyer un représentant du canton aux obsèques de Monseigneur Genoud, l'évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg[4]. Le Prix Genferei 2012, ou Genferei d'or, a été attribué à la réorganisation chaotique du réseau des Transports publics genevois et a été remis à la Conseillère d’État Michèle Künzler.

En juin 2013, pour la troisième édition du prix, une quarantaine de journalistes genevois l'ont décerné aux magistrats de la Cour des comptes genevoise, qui à la suite de dissensions interne en sont venus à se renverser un seau d'eau à la figure[5].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Le site officiel: Genferei

Références[modifier | modifier le code]

  1. Radio Suisse Romande, 19 juin 2010, Genève, ses “Genferei” et ses liens avec la Confédération: "C’est au XIXe siècle qu’apparait également la notion de “Genferei”, désignant les situations politiques inextricables dont seule Genève semble avoir le secret.
  2. Mon dictionnaire de Genève, André Klopmann, éditions Slatkine, 2011 ISBN 978-2-8321-0475-0
  3. a et b Article paru dans la Tribune de Genève le 28.6.2012
  4. Article dans la Tribune de Genève du 17.6.2011
  5. RTS Info. "Le prix "Genferei" attribué à la guerre aquatique de la Cour des comptes", 21 juin 2013.

Sources[modifier | modifier le code]