Flora MacDonald

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Flora MacDonald

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Flora MacDonald.

Nom de naissance Flora MacDonald
Naissance 1722
South Uist, Écosse
Décès 5 mars 1790 (à 68 ans)
île de Skye, Écosse
Ascendants
Marion y Ranald MacDonald
Conjoint
Alan Macdonald de Kingsburgh
Signature de Flora MacDonald

Flora MacDonald (17225 mars 1790), héroïne jacobite, est la fille de Ranald MacDonald de Milton, sur l'île de South Uist, dans les Hébrides extérieures, en Écosse, et de son épouse Marion, la fille d'Angus Macdonald.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père meurt pendant son enfance, et sa mère est enlevée et mariée à Hugh MacDonald d'Armadale, sur l'île de Skye. La jeune Flora est alors confiée à l'attention du chef de son clan, les MacDonald de Clanranald, et en partie élevée à Édimbourg.

L'engagement jacobite[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Rébellion jacobite et Jacobitisme.
La séparation de Flora MacDonald et du Bonnie Prince Charlie (G. W. Joy.).

En juin 1746, à l'âge de 24 ans, Flora MacDonald vit dans la ville de Benbecula, dans les Hébrides intérieures, lorsque le prince Charles Édouard Stuart vient y chercher refuge après la bataille de Culloden. Le compagnon du prince, un capitaine O'Neill, demande son assistance pour permettre au prince d'échapper à une capture. L'île est contrôlée par le gouvernement Hanovrien, qui emploie une milice locale, mais les MacDonald éprouvent secrètement de la sympathie pour la cause jacobite.

Après quelque hésitation, Flora promet d'aider le prince à s'échapper de l'île. Par la suite, elle a dit au prince duc de Cumberland, fils de George II et commandant-en-chef en Écosse, qu'elle avait agi par charité.

Le commandant de la milice locale est son beau-père Hugh MacDonald. Il lui donne un laissez-passer pour circuler à travers l'île, un serviteur, une bonne à toute faire irlandaise, Betty Burke, et un équipage de six hommes pour le bateau. Le prince est déguisé comme Betty Burke. Après un premier échec à Waternish, le groupe débarque à Kilbride, qui offre un accès facile vers Mugstat, le siège de Sir Alexander MacDonald. Le prince se cache dans les rochers tandis que Flora MacDonald lui trouve de l'aide dans le voisinage. Il est décidé qu'il se rendra à Portree, Skye et, de là, rejoindra Glam, sur l'île de Raasay.

Le prince quitte Benbecula le 27 juin ; l'appel des hommes du navire attire la suspicion sur Flora MacDonald, et elle est arrêtée et emmenée à Londres pour avoir aidé à la fuite du prince. Après un court emprisonnement à la Tour de Londres, on l'autorise à vivre hors de ses murs, sous la garde d'un "messager" ou geôlier. Quand l'Acte d'Amnistie est appliqué en 1747, elle est relâchée. Son courage et sa loyauté lui ont gagné la sympathie générale, autant que ses bonnes manières et son caractère aimable. Le Dr Samuel Johnson, qui la rencontre en 1773, la décrit comme "une femme aux traits doux, aux manières aimables et à la présence élégante."

L'émigration[modifier | modifier le code]

La tombe de Flora Macdonald au cimetière de Kilmuir, sur l'île de Skye.

En 1750, à l'âge de 28 ans, elle se marie avec le capitaine Alan Macdonald de Kingsburgh. En 1773, ils émigrent ensemble en Caroline du Nord. Pendant la guerre d'indépendance américaine, il sert le gouvernement britannique et est fait prisonnier. La légende veut qu'elle ait exhorté l'armée loyaliste à Cross Creek, en Caroline du Nord (actuellement Fayetteville), qui comprenait son mari, comme elle partait vers une éventuelle défaite à la bataille de Moore's Creek Bridge en février 1776.

En 1779, Flora retourne chez elle en Écosse à bord d'un navire marchand. Pendant le trajet, le navire est attaqué par des pirates. Elle refuse de quitter le pont pendant l'attaque et est blessée au bras.

Flora MacDonald a eu de nombreux fils, qui sont pour la plupart entrés dans l'armée ou la marine, et deux filles. Elle meurt à Kingsburgh, sur l'île de Skye en 1790, à l'âge de 68 ans. Une statue a été élevée à sa mémoire à Inverness, en Écosse.

Postérité[modifier | modifier le code]

Un cratère vénusien a été nommé en son honneur[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Working Group for Planetary System Nomenclature, Gazetteer of Planetary Nomenclature 1994, Washington, International Astronomical Union, United States Government Printing Office, 295 p. (lire en ligne), p. 19 année = 1995.

Liens externes[modifier | modifier le code]