Esprit-Joseph Brun

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Esprit-Joseph Brun
Présentation
Autres noms Brun cadet
Naissance
L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse)
Décès (à 92 ans)
Œuvre
Réalisations Hôtel de ville, Marseille, 1782-1786
Entourage familial
Père Esprit Brun
Famille Jean-Baptiste Franque (beau-père), François II Franque (beau-frère), Jean-Pierre Franque (beau-frère), Jean-Ange Brun (frère)

Esprit-Joseph Brun, dit Brun cadet, est un architecte français du XVIIIe siècle né à L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse) le et mort le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Esprit Brun, Esprit-Joseph Brun était allié à la célèbre dynastie d'architectes provençaux les Franque : il devint en 1736 le gendre de Jean-Baptiste Franque et le beau-frère de François II Franque, dont il reprit la clientèle dans le Midi de la France lorsque ce dernier s'établit à Paris après 1758, et de Jean-Pierre Franque. Son frère aîné, Jean-Ange Brun, était également architecte.

Réalisations et principaux projets[modifier | modifier le code]

  • Hôtel Donadéï de Campredon (aujourd'hui Maison René Char), L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse)[1].
  • Église Notre-Dame de Beauvoir, Istres (Bouches-du-Rhône) : En 1777, Brun fut chargé d'agrandir l'édifice sur le flanc nord[2].
  • Hôtel de ville, Marseille (Bouches-du-Rhône) : Il construisit de 1782 à 1786 la grande galerie, savamment voûtée, qui enjambe la rue de la Loge et relie le premier étage au bâtiment situé sur l'arrière [3]. Dans celui-ci s’ouvre un vaste et spectaculaire escalier à l’impériale, où Brun a déployé toute sa maîtrise de la stéréotomie.
  • Hôtel-Dieu, Marseille (Bouches-du-Rhône) : dans les années 1780, Brun construisit les deux escaliers symétriques dans les ailes en retour, dont la stéréotomie est remarquable. Il s’agit d’escaliers à jour, suspendus sur demi-berceaux avec retours en arc de cloître, et desservant tous les niveaux du bâtiment. La voûte de la première volée suspendue (la troisième) est particulièrement notable : partant d’une base réglée, elle se termine en demi-berceau et se trouve ainsi totalement gauche, comme les volées principales de l’escalier de l’hôtel de ville.
  • Église Notre-Dame de Grâces, Eyguières (Bouches-du-Rhône) [4]. En 1775, la reconstruction de l’ancienne église paroissiale étant décidée, le projet de Brun est retenu après avoir été mis en concurrence avec celui de Pierre Bondon. La construction commence à partir de juin 1778 sous sa direction. Le , l'édifice est consacré [5]. Par le plan comme par la richesse du voûtement, il se rapproche des projets familiaux comme les églises Notre-Dame des Pommiers à Beaucaire, ou Saint-Jacques à Tarascon. Inscrite à l’inventaire, 28 décembre 1984.
  • Château Borély, Marseille (Bouches-du-Rhône) : Brun fut chargé de la direction des travaux et mit en œuvre le projet donné par Marie-Joseph Peyre sur la base d'un premier projet de Charles-Louis Clérisseau[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Maison René Char », sur www.mairie-islesurlasorgue.fr, Mairie de L'Isle-sur-la-Sorgue (consulté le 16 février 2010)
  2. « Notice no PA13000013 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Hôtel de Ville (Marseille) en français, allemand et anglais sur le site web Structurae.
  4. « Notice no PA00081251 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Eyguières, Notre-Dame de Grâce, in Les Alpilles..., S. Asport-Mercier, Ph. Mercier, op. cit., p. 221, 222.
  6. « Partenariat entre la Fondation du Patrimoine et la Ville de Marseille pour l'aménagement du château Borély en musée des Arts décoratifs » (consulté le 16 février 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]