Marie-Joseph Peyre

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Marie-Joseph Peyre
Image illustrative de l'article Marie-Joseph Peyre
Marie-Joseph Peyre par Marie-Suzanne Roslin.
Présentation
Autres noms Peyre l'Ancien
Naissance 1730
Paris
Décès 11 août 1785
Choisy-le-Roi
Nationalité française
Mouvement(s) néo-classicisme
Activité(s) Architecte du roi
Formation Jean-Laurent Legeay
Jacques-François Blondel
Ses élèves Antoine-Marie Peyre
Œuvre
Réalisations Théâtre de l'Odéon
Distinctions Prix de Rome (1751)
membre de l'Académie royale d'architecture
Entourage familial
Famille Antoine-François Peyre (frère)
Antoine-Marie Peyre (fils)

Marie-Joseph Peyre (1730-1785) dit « Peyre l'ancien » est un architecte français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commence sa formation en suivant les cours de Jean-Laurent Legeay, en compagnie d'autres architectes en devenir : Étienne-Louis Boullée, Charles De Wailly ou Pierre-Louis Moreau-Desproux[1]. Il est ensuite élève de Jacques-François Blondel, il est Prix de Rome en 1751. Il séjourne à Rome à partir de 1753. Architecte du roi, il devient membre de l'Académie royale d'architecture en 1767.

Il est le frère de Antoine-François Peyre dit « Peyre le jeune », de 9 ans son cadet et architecte comme lui et le père de Antoine-Marie Peyre dit « Peyre fils » (1770-1843), également architecte.

Marie-Joseph Peyre, architecte du roi et de son Académie royale d'architecture, inspecteur des bâtiments de Sa Majesté décède le 11 août 1785 à Choisy-le-Roi où il est inhumé.

Réalisations[modifier | modifier le code]

Parmi les réalisations de Marie-Joseph Peyre, on peut relever le théâtre de l'Odéon et la caserne de la Garde républicaine, dans le 6e arrondissement de Paris à l'époque l'hôtel du duc de Nivernais, Louis-Jules Barbon Mazarini-Mancini.

  • Le théâtre de l'Odéon : en 1767, Marie-Joseph Peyre et Charles De Wailly travaillent au projet du nouveau Théâtre-Français, l'actuel théâtre de l'Odéon. Le 26 mars 1770, un arrêté du Conseil ordonne l'exécution du projet sur le terrain du jardin de l'hôtel du Prince de Condé. En 1773 le projet de Peyre et De Wailly est mis en concurrence avec celui de Moreau-Desproux, architecte de la Ville de Paris, beau-frère de Peyre et ami intime de De Wailly. Mais grâce à Monsieur, frère du roi, le projet Peyre et De Wailly est définitivement arrêté à l'automne 1778.

Les travaux débutent en mai 1779. L'emplacement du théâtre a été très légèrement modifié par rapport au projet initial, de manière à le rapprocher du Palais du Luxembourg, demeure de Monsieur, pour qu'il « soit un nouvel agrément pour leur habitation ». Devant l'opposition des comédiens du Français à cet emplacement, la Chambre leur signifie « qu'on leur retirerait leurs privilèges et pensions et qu'on formerait une autre troupe, s'ils persistaient dans leur opposition ».

Le 16 février 1782, les comédiens du Français sont installés dans leurs nouveaux murs. Le nouveau Théâtre-Français est inaugurée par la reine Marie-Antoinette le 9 avril 1782. Ce théâtre est accompagné d'un lotissement typique des embellissements urbains du XVIIIe siècle.

  • La caserne de la Garde républicaine, 10 rue de Tournon dans le 6e arrondissement de Paris : en 1783, selon Louis Hautecoeur, Marie-Joseph Peyre procède pour le compte du duc de Nivernais[2]à la réalisation de travaux de modernisation importants sur l'hôtel de Nivernais, l'ancien hôtel des Ambassadeurs extraordinaires acquis le 8 février 1748 par le comte de Maurepas et le marquis de Pontchartrain en échange de leur hôtel situé rue Neuve des Petits-Champs

Projets non réalisés[modifier | modifier le code]

Marie-Joseph Peyre est l'auteur d'un projet remarqué de cathédrale avec deux palais en 1753 ou 1754 présenté au concours clémentin de l'Académie de San Luca[3],[4].

Galerie[modifier | modifier le code]

Le théâtre de l'Odéon sous la Révolution française.
Vue de la cathédrale proposée au concours clémentin de l'Académie de San Luca.
Plan de la cathédrale proposée au concours clémentin de l'Académie de San Luca.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Marie-Joseph Peyre, Œuvres d'architecture de Marie-Joseph Peyre ancien pensionnaire de l'académie de Rome (nouvelle édition) : Nouvelle édition, augmentée d'un Discours sur les monumens des anciens comparés aux nôtres et sur leur manière d'employer les colonnes, Paris, Panckoucke,‎ 1795, 24 p. (notice BnF no FRBNF31096788) disponible sur Gallica

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pérouse de Montclos, Étienne-Louis Boullée, Paris, Flammarion,‎ 1994, 287 p. (ISBN 2-08-010075-0 et 978-2-08-010075-7, OCLC 32078940, notice BnF no FRBNF35729762, LCCN 95130430), p. 21.
  2. Fiche sur structurae.fr
  3. Michel Le Moël, Sophie Descat, L'urbanisme parisien au siècle des Lumières, Action artistique de la ville de Paris, 1997, p. 158.
  4. Jean-Marie Pérouse de Montclos, Les Prix de Rome : concours de l'Académie Royale d'architecture au XVIIIe siècle, éd. École nationale supérieure des Beaux-Arts : Berger-Levrault, 1984, p. 20.