ESP (Véhicule)

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L'ESP pour « Electronic Stability Program » ou « Électro-Stabilisateur Programmé » en français (aussi appelé « ESCo » pour « Electronic Stability Control ») ou encore « correcteur électronique de trajectoire », est un équipement de sécurité active d'antidérapage destiné à améliorer le contrôle de trajectoire d'un véhicule automobile.

L'équipementier automobile allemand Bosch fut le premier à développer le système ESP (en allemand Elektronisches Stabilitätsprogramm (ESP®)) qui fut utilisé d'abord par Mercedes-Benz et BMW en 1995 avant de se généraliser sur d'autres marques et descendre sur d'autres gammes. Depuis la première version de 1995, l'ESP a beaucoup évolué. C'est aujourd'hui un programme d'antidérapage qui travaille en collaboration avec divers systèmes de gestion électroniques (mêmes capteurs que l'antipatinage : ASR, l'ABS, l'EDC…) pour détecter les pertes d'adhérence en virage et les contrecarrer en freinant une ou plusieurs roues, permettant ainsi d'améliorer la tenue de route. Il permet selon Bosch d'éviter 80 % des accidents par perte de contrôle du véhicule[1].

Le nom d'« ESP » est surtout repris par les constructeurs allemands et français. D'autres marques le dénomment différemment (voir ci-dessous). La SAE International préconise l'emploi du sigle ESC. En France, l'ESP équipe obligatoirement tous les nouveaux véhicules mis en circulation depuis le 1er janvier 2012 (les modèles restylés échappent à cette obligation).

Principe de fonctionnement[modifier | modifier le code]

L'ESP permet de corriger la trajectoire en agissant sur le système de freinage ainsi que sur le couple moteur. Son fonctionnement est le suivant : le véhicule lors d'un virage pris à trop grande vitesse ou lors d'un changement brutal de trajectoire (évitement d'obstacle) peut perdre sa stabilité et échapper au contrôle de son conducteur :

  • soit sous-virer : le train avant dérive davantage que le train arrière et l'automobile a tendance à aller tout droit au lieu de suivre la courbe. L'ESP rétablit le véhicule en donnant l'ordre de freiner la roue arrière intérieure. En cas de fort sous virage, l'ESP freine aussi les roues avant ;
  • soit survirer : le train arrière dérive davantage que le train avant et si la trajectoire n'est pas rétablie, la voiture part en tête-à-queue. L'ESP rétablit le véhicule en donnant l'ordre de freiner la roue avant extérieure.

Au besoin, si le conducteur recherche encore à accélérer, l'ESP réduit le couple moteur délivré.

Ces phénomènes sont décelés par des capteurs : vitesses de rotation des roues au niveau des trains roulants, angle du volant au niveau de la direction, vitesse de lacet (rotation du véhicule par rapport à l'axe vertical) et accélération transversale. Les calculateurs vérifient (25 fois par seconde) et analysent si la trajectoire réelle suivie par le véhicule est bien celle souhaitée par le conducteur. Donc, si une situation anormale se produit, la trajectoire est corrigée par un freinage ciblé sur la roue concernée.

Autres noms[modifier | modifier le code]

L'ESP est le nom le plus courant mais des constructeurs ont utilisé d'autres termes : DSC (Dynamic Stability Control) chez BMW et Jaguar, VSC (Vehicle Stability Control) chez Toyota, DSTC (Dynamic Stability and Traction Control) chez Volvo, VSA (Vehicle Stability Assist) chez Honda[2] ou encore GSA dans la série de jeux vidéo Gran Turismo, , etc..

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Luc Moreau, émission Votre auto sur RMC, 20 novembre 2011
  2. Antidérapage - L'Automobile Magazine

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]