Sous-virage

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Illustration du sous-virage (trajectoire en rouge)

On parle de sous-virage dans le domaine automobile lorsque le train avant d'un véhicule a tendance à glisser en virage. Le changement de direction est alors affecté et doit être corrigé. C'est l'inverse du survirage, où c'est l'arrière d'un véhicule (le plus souvent à propulsion) qui a tendance à glisser.

Principe[modifier | modifier le code]

Le véhicule dérape par les roues avant, l'axe médian s'orientant vers l'extérieur du virage. Dans les cas extrêmes, la voiture ne « tourne » pas du tout, elle « pousse » le train avant.

Dans le cas des véhicules courants, ce phénomène s'explique souvent par une vitesse excessive en entrée de virage ou par une accélération trop précoce en sortie de virage. Dans ce second cas de figure, particulièrement courant sur les tractions avant, la masse du véhicule est alors largement transférée vers l'arrière, ce qui se traduit par une perte d'adhérence des roues avant. Bénéficiant de moins d'appui, ces dernières retranscrivent moins bien le changement de direction et la voiture ne vire pas assez : elle sous-vire car la traction avant perd en adhérence et sort de sa trajectoire optimale vers l'extérieur.

En compétition, on peut grandement altérer ses effets en modifiant la géométrie du train avant, la répartition du freinage (avant/arrière) et le gonflage des pneus. Certains pilotes aiment avoir une voiture très légèrement sous-vireuse.

Techniques de pilotage[modifier | modifier le code]

On peut corriger un sous-virage en lâchant brièvement l'accélérateur et en redressant légèrement les roues avant en débraquant afin de leur redonner de l'adhérence.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Fabre, Conduire, piloter : toutes les techniques sur route et en compétition, ETAI, Boulogne-Billancourt, 2003 (ISBN 2-7268-9353-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]