Droits LGBT au Viêt Nam

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Localisation du Viêt Nam

Les personnes lesbiennes, gay, bisexuelles et transgenres (LGBT au Viêt Nam peuvent être confrontées à des expériences que les résidents non-LGBT n'ont pas à affronter. L'homosexualité tant féminine que masculine est légale au Viêt Nam, mais les couples homosexuels n'ont pas droit à la même protection légale que les couples hétérosexuels.

Code criminel[modifier | modifier le code]

L'homosexualité n'est pas un crime, du moment qu'elle implique des relations non tarifées entre des adultes consentants et en privé. Plusieurs historiens pensent que l'homosexualité n'a jamais été mentionnée dans le code criminel de la nation[1].

La prostitution masculine et les relations sexuelles en public sont illégales et les établissements ou les personnes surprises dans ces activités peuvent être condamnées à de longues peines de prison[2] .

Le code criminel interdit tout ce qui peut « aller contre la morale publique ». Cette loi vague peut être invoquée pour persécuter les personnes homosexuelles ou les organisations de lutte pour leurs droits.

Droits civils[modifier | modifier le code]

Les discriminations publiques et privées fondées sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre ne sont pas interdites. Depuis la fin des années 1990, le gouvernement a livré des déclarations négatives sur l'homosexualité, qui tendent à la considérer comme une maladie.

En 1997, le Lao Dong Newspaper a annoncé que deux Vietnamiens avaient célébré une cérémonie de mariage en public. Cet exposé journalistique critique a suscité un énorme scandale dans le population et quand une cérémonie similaire a eu lieu un an plus tard entre deux femmes, la police a fait une incursion pour forcer le couple lesbien à signer une déclaration stipulant qu'elles ne vivraient jamais ensemble[3].

En 1999, Cong An Xa Hoi (Politique sociale) a publié un article intitulé « The Gioi Pe-De va Nhung Ket Cuc » (Le mode de vie gay et ses conséquences) par Dang Hong Giang. Citant cet article, le ministre de l'éducation a déclaré que l'homosexualité est une maladie incurable et dangereuse, et a réclamé des lois strictes contre le mariage homosexuel[3].

En 2000, le roman Un monde sans femmes du journaliste Bui Anh Tam est le premier livre de fiction vietnamien à traiter longuement de personnages homosexuels. En 2007, le récit a été adapté sous forme de série télévisée[4].

En 2002, le gouvernement a déclaré dans les médias que l'homosexualité était un « fléau social » comparable à la prostitution, au jeu d'argent et à la toxicomanie, et a promis que la législation viendra aider le gouvernement à combattre l'homosexualité et procéder à l'arrestation des couples homosexuels[5]. Des publications telles que The Gioi Phu Nu et Tiep Thi Va Gia Dinh ont dit de l'homosexualité qu'elle était une maladie et « un comportement déviant qui est incompatible avec la bonne moralité et les coutumes sanctionnées par le temps du Viêt Nam »[2]. Il y a cependant quelques signes montrant que des opinions plus ouvertes existent dans le pays.

L'année où le gouvernement a qualifié l'homosexualité de « fléau social », le Communist Youth Newspaper a rapporté une histoire sur l'homosexualité affirmant que « certains naissent homosexuels, tout comme certains naissent gauchers »[6] .

En 2007, l'université de pédagogie de Hô-Chi-Minh-Ville a mené un sondage auprès de 300 élèves dans trois collèges et lycées, et a découvert que 80 % d'entre eux répondaient par « non » à la question « l'homosexualité est-elle mauvaise ? »[7]

Le 29 novembre 2007, le premier mariage homosexuel étranger était célébré à Hanoï, entre un Japonais et un Irlandais. Ce mariage a suscité un grand intérêt dans la communauté gay et lesbienne du Viêt Nam[8].

SIDA/VIH[modifier | modifier le code]

L'épidémie de SIDA a poussé le gouvernement à traiter le cas des hommes qui couchent avec d'autres hommes, quel que soit leur statut marital ou la manière dont ils s'identifient[9].

En 2006, le gouvernement a promulgué une législation pour protéger des discriminations les citoyens infectés par le VIH ou atteint par le SIDA, et tous les citoyens reçoivent gratuitement les soins de santé[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) The Legality of Homosexuality in Vietnam, Utopia-asia.com, 2009-02-21.
  2. a et b (en) AEGiS-AFP News: Lifestyle-Vietnam-gays: Vietnam's gays begin to gain recognition, Aegis.com, 3 août 2003.
  3. a et b (en) Gayvietvoice, Fortunecity.com, 7 juillet 1999.
  4. (en) /ARTS WEEKLY/VIETNAM: Closet Gays Slowly Coming Out,Ipsnews.net, 2004-07-20
  5. (en) Vietnam Media Call Homosexuality "Social Evil," Vow Crackdown, The Body, 2002-04-19.
  6. (en) Active Travel Vietnam, Advice for Gay and Lesbian Travellers Travelling Vietnam, Vietnam Travel Tips, Activetravelvietnam.com, sd.
  7. (en) Vietnamese high school pupils accepting of homosexuality, Pink News, 26 octobre 2007.
  8. (en vietnamien)
  9. (en) UNAIDS Việt Nam, Unaids.org.vn
  10. (en) Richard Knox, Vietnam Expands Protection for People with HIV, NPR, 2007-02-05.

Liens externes[modifier | modifier le code]