Droits LGBT au Japon

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Kitagawa Utamaro, "Client Lubricating a Prostitute" End of the eighteenth century Print F. M. Bertholet Collection

Certaines anciennes chroniques japonaises décrivent des scènes que les universitaires occidentaux considèrent comme les premiers récits de l'homosexualité au Japon.

Avant la période moderne, il a existé dans l'histoire japonaise quelques lois qui réglementaient le comportement sexuel. La sodomie est interdite légalement en 1873 mais la loi est abrogée sept ans plus tard par la mise en place du code pénal de 1880 modelé sur le code Napoléonien[1].

Les termes historiques pour désigner les personnes homosexuelles étaient shudō (衆道), wakashudō (若衆道) et nanshoku (男色).

Les termes modernes sont dōseiaisha (同性愛者, littéralement « personne pratiquant l'amour du même sexe »), gei (ゲイ, gay), homo ou homosekusharu (ホモ, homo, ホモセクシャル, homosexuel), rezu ou rezubian (レズ, les, レズビアン, lesbienne).

Dans l'ancien Japon[modifier | modifier le code]

Le terme japonais nanshoku (男色, qui peut également se lire danshoku) est la reprise des mêmes caractères chinois qui signifient littéralement « couleurs mâles ». Le caractère 色 (couleur) désigne encore aujourd'hui le plaisir sexuel en Chine et au Japon. Ce terme était très utilisé dans la période pré-moderne japonaise pour désigner les relations sexuelles homosexuelles. Le terme shudō (衆道) (abréviation de wakashudō, la « voie des adolescents garçons ») est aussi utilisé, surtout dans les œuvres anciennes.

Plusieurs descriptions d'actes homosexuels existent dans les œuvres littéraires anciennes mais la plupart sont trop subtiles pour être facilement repérées car les manifestations d'affection entre personnes du même sexe étaient courantes. Les premières sources certaines datent de l'époque de Heian vers le XIe siècle. Dans Le Dit du Genji (源氏物語), écrit au début du XIe siècle, les hommes sont souvent attirés par la beauté des jeunes. Dans une scène, le héros est repoussé par une femme et part dormir avec son petit frère :

« Genji tira le garçon pour le mettre à ses côtés. [...] Genji, pour sa part, trouvait le garçon plus attirant que sa sœur frileuse. »

Le Dit du Genji est certes un roman mais il existe quelques récits de la même époque qui contiennent également des descriptions d'actes homosexuels. Certaines d'entre elles impliquent même des empereurs avec des « beaux garçons destinés à des fins sexuelles »[2].

Couple d'hommes sur un futon
Un homme allongé avec un wakashū converse avec un autre. Peut-être le premier dessin nanshoku érotique, et le premier exemplaire de ukiyo-e en couleur dans le style shunga (érotique). Réalisé vers 1680.
Hishikawa Moronobu (1618–94); format Ōban , 10.25" × 15"; Encre et couleurs sumi sur papier ; Collection privée.

Il existe également des scènes qualifiées de « problème d'identité sexuelle » dans d'autres œuvres littéraires, comme l'histoire d'un jeune homme tombant amoureux d'une fille qui est en fait un homme travesti.

Amours homosexuelles dans le clergé[modifier | modifier le code]

Les relations Nanshoku à l'intérieur des monastères étaient surtout d'ordre pédérastiques, il s'agissait de relations structurées selon l'âge où le plus jeune partenaire n'était pas considéré comme adulte. Le partenaire le plus âgé, nenja (« amant » ou « admirateur »), était souvent un moine, un prêtre ou un abbé, et le plus jeune était probablement un aide (chigo, 稚児) prépubère ou adolescent[3]. Les rapports n'avaient plus lieu une fois que les garçons devenaient adultes (ou quittaient le monastère). Les deux partenaires étaient encouragés à traiter leur relation de façon sérieuse et à la mener honorablement et le nenja se devait d'écrire un vœu de fidélité[4]. En dehors des monastères, les moines étaient considérés comme ayant une prédilection particulière pour les prostitués mâles, ce qui était le sujet de nombreuses d'histoires drôles[5].

Il n'y a jamais eu dans le shintoïsme d'opposition à l'homosexualité[6]. Les contemporains de l'époque d'Edo étaient libres de représenter les kami (dieux japonais) dans des actes sexuels impliquant la sodomie les uns avec les autres[7]. Durant le shogunat Tokugawa, plusieurs dieux shinto, surtout Hachiman, Myoshin, Shinmei et Tenjin, étaient considérés comme les divinités gardiennes du nanshoku (amours homme–homme)[7]. L'écrivain de l'époque Ihara Saikaku plaisante en disant que puisqu'il n'y a aucune femme dans les trois premières générations de la généalogie des dieux décrite dans le Nihon Shoki, les dieux ont forcément eu des relations homosexuelles — ce que Saikaku considère comme la vrai origine du nanshoku[7].

Amours homosexuelles dans la vie militaire[modifier | modifier le code]

À l'origine réservées aux cercles religieux, les relations homosexuelles se répandent ensuite dans la classe des samouraïs où il était coutume pour un jeune garçon (wakashū) d'apprendre les arts martiaux auprès d'un homme plus expérimenté. Celui-ci pouvait, si le garçon était d'accord, faire de lui son amant jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge adulte. Ce type de relation, qualifiée d'« accord fraternel »[8], devait être fidèle et les deux partenaires juraient de n'avoir aucun autres amants (hommes). Cette pratique, tout comme la pédérastie du clergé, développa un système codifié de l'homosexualité structuré selon l'âge appelé shudō (abréviation de wakashūdo, la « voie des wakashū »)[9]. Le partenaire le plus âgé, nenja, enseignait au wakashū les arts martiaux, l'étiquette du guerrier et le code d'honneur des samouraïs, et le désir d'être un bon modèle pour son élève le conduisait à se comporter plus honorablement. La relation shudō était ainsi considérée comme ayant un « effet d'anoblissement mutuel »[10]. De plus, les deux partenaires devaient être fidèles jusqu'à la mort et aider l'autre dans ses devoirs féodaux et dans ses obligations de défendre son honneur comme lors des duels ou des vengeances. Bien que les rapports sexuels devaient se terminer lorsque le garçon devenait adulte, la relation développait, dans l'idéal, un lien indéfectible d'amitié. Durant cette période, les rapports avec des femmes n'étaient pas interdits (pour aucun des deux partenaires) et, une fois que le garçon avait atteint l'âge adulte, les deux étaient libres de chercher d'autres amants wakashū.

Durant l'époque d'Edo, les relations samouraïes shudō étaient strictement codifiées, le nenja était le partenaire actif, désirant, pénétrant, tandis que le plus jeune était considéré comme soumis aux envies sexuelles du nenja, loyal, affectueux et ayant peu de désirs sexuels. Dans la classe des samouraïs, il n'était pas permis aux hommes adultes de prendre la place du wakashū. Seuls les garçons pré-adultes (appelés plus tard « hommes de la classe inférieure ») étaient considérés comme objets légitimes des désirs homosexuels[11]. Dans certains cas, des relations shudō naissaient entre deux garçons du même âge mais ils étaient toujours divisés entre les rôles de nenja et de wakashū.

Un homme et un jeune garçon, Miyagawa Isshō, vers 1750; Œuvre shunga faisant partie d'une série de dix (kakemono-e). Notez que le jeune porte un kimono de femme (rouge/rose, ceinture obi double). Le crâne non rasé et les longues manches ouvertes sur le côté indique son statut de wakashū

Amours homosexuelles dans la classe moyenne[modifier | modifier le code]

Avec la pacification du Japon vers 1600, la classe moyenne adopta beaucoup de pratiques de la classe des samouraïs et apporta une interprétation plus mercantile aux relations shudō. Les prostitués mâles (kagema), qui passaient souvent pour des apprentis acteurs de kabuki et vendaient leurs services à des femmes et à des hommes, faisaient un métier salubre jusqu'au milieu du XIXe siècle malgré l'augmentation des restrictions[12]. Beaucoup de ces prostitués, ainsi que la plupart des jeunes acteurs de kabuki, étaient des travailleurs vendus enfants aux maisons de prostitution ou aux théâtres, généralement pour un contrat de dix ans[13]. Les relations entre les marchands et les jeunes garçons embauchés dans les boutiques ou comme aide ménager étaient assez courantes, tout du moins dans l'imaginaire populaire, et étaient l'objet d'histoires érotiques et de plaisanteries populaires[14]. Les jeunes acteurs de kabuki travaillaient souvent comme prostitués et était connus des gens à peu près de la même façon que les célébrités dans les médias d'aujourd'hui, étant très recherchés par les clients fortunés, qui luttaient entre eux pour acheter leurs faveurs[15]. Les acteurs onnagata (interprètes des rôles féminins) et wakashū-gata (interprètes des rôles de jeunes garçons) en particulier étaient très recherchés par les clients hommes ou femmes[16], et étaient très souvent représentés dans les dessins shunga nanshoku ou d'autres œuvres qui pouvaient parfois se vendre très bien[17].

Les prostitués mâles et les acteurs-prostitués offrant leurs services à des hommes étaient généralement dans la tranche d'âge wakashū, et les hommes adultes n'étaient pas perçus comme des partenaires sexuels désirables ou socialement acceptables pour les autres hommes. Au XVIIe siècle, ces garçons (ou leurs employeurs) cherchaient à maintenir leur attrait en dissimulant leur passage à l'âge adulte et ainsi rallonger leur statut de non-adultes au-delà de leur vingtaine ou même leur trentaine. Cela conduisit à l'apparition de situations, malgré le code shudō, dans lesquelles des hommes pouvaient employer des « garçons » qui étaient en fait plus âgés qu'eux[18]. Cette évolution fut accélérée par les interdictions du milieu du XVIIe siècle sur la représentation de wakashū à longues mèches, un marqueur d'âge important, dans les pièces de kabuki. Une mesure prise pour supprimer l'attrait sexuel des jeunes acteurs et réduire la violente concurrence pour leurs faveurs, qui eut finalement l'effet involontaire de détacher le désir sexuel de l'âge réel, aussi longtemps qu'une apparence juvénile convenable pouvait être entretenue[19].

Un wakashū (portant un foulard sur la tête) glisse un baiser à une prostituée dans le dos de son client. Nishikawa Sukenobu, vers 1716–1735. Dessin shunga coloré à la main.

Amours homosexuelles dans l'art[modifier | modifier le code]

Ces activités étaient l'objet d'innombrables œuvres littéraires, dont la plupart n'ont jamais été traduites. Cependant, des traductions anglaises (et sûrement aussi françaises) sont disponibles pour les travaux d'Ihara Saikaku qui créa un personnage principal bisexuel dans La vie d'un homme amoureux (1682), ceux de Jippensha Ikku qui parle d'une relation homosexuelle dans À la force du mollet (1802), ainsi que ceux d'Ueda Akinari qui utilise un personnage de moine bouddhiste homosexuel dans ses Contes de pluie et de lune (1776). De plus, beaucoup de grands artistes de l'époque, comme Hokusai et Hiroshige, représentent également ces amours dans leurs illustrations ukiyo-e, et où ils donnent une tonalité érotique (shunga)[20].

Avoir des relations nanshoku n'était pas considéré comme incompatible avec l'hétérosexualité. Les albums de dessins érotiques dédiés au nanshoku présentaient souvent des images de jeunes femmes (concubines, mekake, ou prostituées, jōrō) ainsi que de beaux adolescents garçons (wakashū) et de jeunes travestis (onnagata). En effet, plusieurs œuvres suggèrent que les situations les plus « enviables » étaient d'avoir beaucoup de jōrō et beaucoup de wakashū[21]. De plus, les femmes étaient considérées comme étant particulièrement attirées par les wakashū et les onnagata, et il est supposé que ces jeunes hommes répondaient à cet intérêt[21]. Ainsi, ceux qui pratiquaient le nanshoku et les jeunes hommes désirés sont considérés comme bisexuels selon la terminologie moderne[22]. Les hommes qui n'étaient considérés que comme homosexuels étaient surnommés « ceux qui détestent les femmes » (onna-gira). Cependant, ce terme avait également connotation à un dégoût agressif vis-à-vis des femmes dans toutes les situations sociales alors qu'il ne désignait qu'une préférence pour les partenaires sexuels masculins[23].

Dans le Japon moderne[modifier | modifier le code]

Malgré les récentes tendances mondiales qui suggèrent un haut niveau de tolérance, ainsi que des scènes ouvertes dans les villes très cosmopolites (comme Tokyo ou Osaka), les homosexuels japonais hommes et femmes cachent souvent leur orientation sexuelle et beaucoup se marient avec des personnes de sexe opposé[24]. Il est à rappeler que dans les années 1970, la gauche communiste japonaise tenait un discours violemment homophobe, y compris chez les intellectuels. Très minoritaire, le parti communiste japonais ne tient plus le même discours aujourd'hui. Les Occidentaux idéalisent souvent la condition homosexuelle au Japon. D'après la chaîne TBS (émission du 1er mai 2013), près d'un quart des jeunes homosexuels ne sont pas scolarisés en raison du « ijime » (intimidations, brimades et humiliations) dont ils sont victimes de la part des autres élèves. En revanche, selon une étude d'un 'Think tank' américain remontant à 2007, seulement 28% des Japonais interrogés estiment que l'homosexualité est inacceptable en société (voir L'Opinion internationale, 23 juin 2011.

Politique et lois[modifier | modifier le code]

Il n'y aucune loi au Japon interdisant le comportement homosexuel, et des protections juridiques existent pour les personnes concernées ainsi que pour les personnes transgenres.

Les rapports sexuels consensuels entre adultes du même sexe sont légaux mais certaines préfectures fixent l'âge de la majorité sexuelle des personnes homosexuelles plus haut que celle des personnes hétérosexuelles.

Il existe au Japon des associations LGBT, mais elles sont divisées et défilent séparément à Tokyo.

Alors qu'aucune loi nationale ne protège de la discrimination sur l'orientation sexuelle, des gouvernements locaux, comme celui de Tokyo, ont fait passer plusieurs lois comme l'interdiction de discrimination à l'embauche basée sur l'identité sexuelle.

Les grands partis politiques s'expriment peu en public sur la question des droits des homosexuels. Malgré les recommandations du conseil pour la promotion des droits de l'homme, la Diète du Japon n'a toujours rien voté au sujet de l'orientation sexuelle et aucune loi n'est inscrite dans le code civil.

Quelques hommes politiques, néanmoins, ont commencé à dévoiler publiquement leur homosexualité. Kanako Otsuji, députée d'Osaka, s'est déclarée lesbienne en 2005[25]. Deux ans plus tôt, en 2003, Aya Kamikawa est devenue la première personne transgenre à gagner une élection officielle au Japon[26]. Le parti d'Ishihara, puissant maire de Tokyo, est officiellement favorable au mariage homosexuel, tout en se caractérisant par le nationalisme et une attitude provocatrice à l'égard de la Chine.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Article principal : [[Culture LGBT au Japon (en)]].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Anne Walthall. Review of Pflugfelder, Gregory M., Cartographies of Desire: Male-Male Sexuality in Japanese Discourse 1600–1950. H-Japan, H-Net Reviews. May, 2000.
  2. (en) Gary P. Leupp, Male Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan, University of California Press,‎ 1999, 26 p. (ISBN 0-520-20909-5, lire en ligne)
  3. (en) Margaret Childs, « Chigo Monogatari: Love Stories or Buddhist Sermons? », Monumenta Nipponica, Sophia University, vol. 35,‎ 1980, p. 127–51
  4. (en) Gregory M. Pflugfelder, Cartographies of desire: male–male sexuality in Japanese discourse, 1600–1950, University of California Press,‎ 1997, 39–42 p. (ISBN 0-520-20900-1)
  5. (en) Gregory M. Pflugfelder, Cartographies of desire: male–male sexuality in Japanese discourse, 1600–1950, University of California Press,‎ 1997 (ISBN 0-520-20900-1), p. 75
  6. The Greenwood encyclopedia of LGBT issues worldwide, Volume 1, By Chuck Stewart, p. 430; accessed through Google Books
  7. a, b et c (en) Gary P. Leupp, Male Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan, University of California Press,‎ 1999, 32–34 p. (ISBN 0-520-20909-5, lire en ligne)
  8. (en) Gary P. Leupp, Male Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan, University of California Press,‎ 1999, 53–54 p. (ISBN 0-520-20909-5, lire en ligne)
  9. (en) Gregory M. Pflugfelder, Cartographies of desire: male–male sexuality in Japanese discourse, 1600–1950, University of California Press,‎ 1997 (ISBN 0-520-20900-1), p. 26
  10. (en) Gregory M. Pflugfelder, Cartographies of desire: male–male sexuality in Japanese discourse, 1600–1950, University of California Press,‎ 1997, 70–71 p. (ISBN 0-520-20900-1)
  11. (en) Gregory M. Pflugfelder, Cartographies of desire: male–male sexuality in Japanese discourse, 1600–1950, University of California Press,‎ 1997 (ISBN 0-520-20900-1), p. 252
  12. (en) Gary P. Leupp, Male Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan, University of California Press,‎ 1997, 70–78, 132–134 p. (ISBN 0-520-20900-1)
  13. (en) Gary P. Leupp, Male Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan, University of California Press,‎ 1997, 69, 134–135 p. (ISBN 0-520-20900-1)
  14. (en) Gary P. Leupp, Male Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan, University of California Press,‎ 1997, 77 p. (ISBN 0-520-20900-1)
  15. Gay love in Japan – World History of Male Love
  16. (en) Gary P. Leupp, Male Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan, University of California Press,‎ 1997, 90–92 p. (ISBN 0-520-20900-1)
  17. (en) Gary P. Leupp, Male Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan, University of California Press,‎ 1997, 88 p. (ISBN 0-520-20900-1)
  18. (en) Gary P. Leupp, Male Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan, University of California Press,‎ 1997, 34–37 p. (ISBN 0-520-20900-1)
  19. (en) Gary P. Leupp, Male Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan, University of California Press,‎ 1997 (ISBN 0-520-20900-1), p. 132
  20. Japanese Hall
  21. a et b Joshua S. Mostow, Norman Bryson, Maribeth Graybill, Gender and power in the Japanese visual field, University of Hawaii Press,‎ 2003, 49–70 p. (ISBN 0-8248-2572-1), « The gender of wakashu and the grammar of desire »
  22. (en) Gary P. Leupp, Male Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan, University of California Press,‎ 1997, 95–97 p. (ISBN 0-520-20900-1)
  23. (en) Male Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan, University of California Press,‎ 1997, 102 p. (ISBN 0-520-20900-1)
  24. (en) Elizabeth Floyd Ogata, « 'Selectively Out:' Being a Gay Foreign National in Japan », The Daily Yomiuri (on Internet Archive,‎ 24 mars 2001 (consulté le 30 août 2006)
  25. Assemblywoman puts sex on the agenda
  26. Setagaya OKs transsexual's election bid
  • Bornoff, Nicholas. Pink Samurai: Love, Marriage & Sex in Contemporary Japan.
  • Leupp, Gary. Male Colors: The Construction of Homosexuality in Tokugawa Japan. Los Angeles, California: University of California Press, 1997.
  • Laurent, Erick, Les Chrysanthèmes roses : Homosexualités masculines dans le Japon contemporain, Les Belles Lettres, 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sexualité dans le japon ancien[modifier | modifier le code]

Sources en anglais[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]