Droits LGBT au Cambodge

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Certains droits des personnes LGBT sont assurés par la loi au Cambodge, où l'homosexualité est légale. Le roi Norodom Sihanouk a soutenu le mariage entre personnes de même sexe en 2004, bien qu'aucune nouvelle loi n'en soit sortie. Il n'y a plus de nos jours de délai pour la majorité sexuelle dans la loi criminelle[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En février 2004, la question des droits des homosexuels au Cambodge est abordée par le roi Norodom Sihanouk. Il écrivit sur son site internet qu'il était impressionné par les mariages homosexuels à San Francisco[2], et que si des personnes désiraient que le mariage entre personnes de même sexe soit légalisé au Cambodge, il ferait en sorte que cela soit fait.

Il déclara aussi qu'il croyait que Dieu voyait les homosexuels, tout comme les travestis, comme des égaux parce que "[Dieu aime] une grande variété de goûts". Cependant, cette vision n'est pas largement acceptée au Cambodge, et Sihanouk n'est qu'un monarque constitutionnel sans pouvoir exécutif, il ne peut donc imposer de projet de loi.

En février 2011, le Ministère du Tourisme a bien accueilli le lancement par un groupe d'entrepreneurs gays d'une campagne de promotion à l'adresse des touristes gays et lesbiennes, appelée Adore Cambodia! - Le Cambodge, J'adore ![3]. « Nous n'avons pas de politique de discrimination basée sur l'orientation sexuelle, et les origines nationales ou religieuses. Nous encourageons cette campagne de promotion » a dit So Sokvuthy de ce Ministère[4].

Marche annuelle des fiertés[modifier | modifier le code]

La première marche des fiertés du Cambodge a eu lieu en 2003 dans la capitale, Phnom Penh. C'est depuis un événement annuel qui célèbre la diversité. Au départ sujet tabou, l'homosexualité fait l'objet d'une acceptation grandissante dans la population cambodgienne. En 2006, près de 400 Cambodgiens des communautés gay et lesbienne ont participé à la marche[5].

Relations homosexuelles[modifier | modifier le code]

Les relations sexuelles entre femmes ou entre hommes sont légales. Il n'y a pas de différence dans la loi entre la prostitution homosexuelle et la prostitution hétérosexuelle. Les rapports sexuels entre partenaires de même sexe ne sont pas définis comme homosexualité. Les Cambodgiens différencient les hommes, les femmes et les "neutres", c'est-à-dire les transgenres et les travestis[6].

Reconnaissance des couples homosexuels[modifier | modifier le code]

Il existe un cas avéré de reconnaissance de couple homosexuel au Cambodge. Khav Sokha et Pum Eth se sont mariés le 12 mars 1995, dans le village de Kro Bao Ach Kok, dans la province de Kandal. Sokha dit dans un entretien au Phnom Penh Post que « Les autorités trouvaient ça étrange, mais elles ont accepté de le tolérer parce que j'avais déjà trois enfants (d'un précédent mariage). Elles ont dit que si nous avions été célibataire (et sans enfants), on ne nous aurait pas autorisés à nous marier parce que nous n'aurions pas pu avoir d'enfants. » Il s'agit donc d'un mariage pleinement reconnu, officiellement approuvé, et sans réaction d'opposition. Ce fut un événement populaire, rassemblant 250 personnes pour la cérémonie et la fête, y compris des moines bouddhistes et des personnalités officielles de la province[6].

Mariage entre personnes de même sexe[modifier | modifier le code]

Selon la loi cambodgienne sur le mariage, établie dans la Constitution, le mariage entre personnes du même sexe est illégal[7].

Adoption homoparentale[modifier | modifier le code]

Possible en théorie, l'adoption homoparentale n'a pas été consignée[Quoi ?]. Cependant, de nombreux Cambodgiens ne la considèreraient pas comme un problème fondé sur l'orientation sexuelle (un terme inconnu en langue khmère)[6].

Notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]