Diécie

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La diécie (par opposition à monoécie) est l'arrangement des organes reproducteurs des plantes dioïques dont les individus sont strictement monosexués, ou monogames, c'est-à-dire que chaque pied ne porte que des fleurs soit mâles (staminées), soit femelles (pistillées).

Sommaire

[modifier] Étymologie

Diécie vient du latin botanique dioecia, formé à partir du grec ancien di, deux et oikia, maison, habitat.

[modifier] Variantes

Toutes ces variantes sont dites de type polymorphique.

  • Dioïque stricte : Fleurs uniquement femelles et uniquement mâles sur des pieds différents
  • Gynodioïque : Fleurs hermaphrodite et fleurs uniquement femelles sur des pieds différents
  • Androdioïque : Fleurs hermaphrodite et fleurs uniquement mâles sur des pieds différents
  • Trioïque : Fleurs hermaphrodite, fleurs uniquement femelles et fleurs uniquement mâles sur des pieds différents

[modifier] Avantages/inconvénients génétiques

La monoécie a comme avantage une reproduction plus facile, vu qu'elle peut se faire entre deux sujets quelconques géographiquement proches. Voire au sein d'un même sujet s'il relève d'une espèce comportant des fleurs mâles et des fleurs femelles sur le même plant.

Cependant, elle a comme inconvénient un risque d'appauvrissement du patrimoine génétique si la reproduction se fait trop souvent au sein d'une population limitée.

À l'inverse, la diécie présente comme inconvénient une reproduction plus difficile, vu qu'elle requiert obligatoirement un contact entre deux sujets de sexe différent. Cependant, elle a l'avantage de favoriser la diversification du patrimoine génétique.

Bien qu'on observe la diécie sur des plantes très anciennes (Ginkgo biloba, Cycas revoluta…), cela ne signifie pas que ce soit une propriété archaïque puisqu'elle est observée sur quelques espèces de plantes à fleurs récentes (Angiospermes).

[modifier] Quelques exemples

Les Gymnospermes et plus particulièrement les Conifères sont pratiquement tous monoïques, à l'exclusion de l'If commun (Taxus baccata L.), Taxacées. Pour les autres familles, on peut citer :

La plupart des Angiospermes sont monoïques ou hermaphrodites, portant généralement des fleurs elles-mêmes hermaphrodites, plus rarement des fleurs unisexuées, mâles et femelles, sur le même pied.

Seules 4 % sont dioïques. En voici quelques-unes :

Concernant les espèces cultivées pour leur production de fruits (Palmier-dattier, Actinide…), la diécie conduit à planter une très forte majorité (95 à 99 %) de plants femelles pour augmenter la production. Mais en intercalant judicieusement les plants mâles.

Remarque : il est important de noter que le Ginkgo biloba et les Cycas, n'appartiennent pas aux Gymnospermes dans certaines classifications mais sont regroupés dans l'embranchement des Préspermaphytes, ceci à cause du fait qu'ils ne produisent pas encore de graines à proprement parler mais simplement des ovules. Néanmoins la ressemblance quasi parfaite de l'ovule, de par son tégument épais, avec une graine amène à tolérer le fait que ces espèces puisse être rattachés aux Spermaphytes, dans le sous embranchement des Gymnospermes.

[modifier] Voir aussi


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