Contre (basket-ball)

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Óscar Torres contrant un tir adverse.
Laura Baranek au contre.

Au basket-ball, le terme contre désigne le geste effectué par un joueur en défense pour dévier sans commettre de faute un tir adverse. Avec le dunk, le contre fait partie des actions les plus appréciées par les joueurs et le public. On l'appelle aussi block, bâche et plus familièrement cake[1].

Définition[modifier | modifier le code]

Contrer un tir une fois que le ballon est dans sa phase descendante ou qu'il a touché la planche mais qu'il n'a pas encore touché l'arceau constitue une violation (appelée goaltending (en) en anglais), et le panier est alors accordé[2]. Les joueurs les plus susceptibles de réaliser des contres en match sont les intérieurs et les pivots, en raison de leur grande taille et de leur proximité du panier en situation défensive.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'un des premiers joueurs à utiliser le contre comme arme d'intimidation défensive fut Bill Russell dans les années 1960[3].

Certains joueurs actuels se sont particulièrement illustrés durant leur carrière en réalisant des contres nombreux ou spectaculaires, comme Ben Wallace, Andreï Kirilenko, Kevin Garnett ou encore Dwight Howard et des légendes du contre, comme Hakeem Olajuwon, Dikembe Mutombo ou Alonzo Mourning, qui en ont fait leur spécialité dans les années 1990.

L'auteur d'un contre spectaculaire peut parfois en profiter pour ridiculiser verbalement l'adversaire qu'il a contré. La phrase classique est : « Get back baby! Not tonight! » (« Rentre chez toi bébé ! Pas ce soir ! »), phrase également popularisée en France par le commentateur George Eddy. Dikembe Mutombo, après chaque contre, lançait son célèbre : « No, no, no! It's my house! »[4] (« Non, non, non ! C'est ma maison ! ») ; David Robinson, lui, clamait : « You can't bring that into Mr Robinson's neighborhood »[5] (« Tu ne peux pas te permettre ça dans mon quartier ! »).

Records[modifier | modifier le code]

En National Basketball Association (NBA), le record de contres en un match est détenu par Elmore Smith avec 17 contres lors d'une rencontre contre les Trail Blazers de Portland en octobre 1973[6],[7]. Hakeem Olajuwon est le joueur ayant le plus de contres dans l'histoire de la NBA avec 3 830 : il devance Dikembe Mutombo qui détient 3 289 contres en carrière[8].

En Women's National Basketball Association (WNBA), la joueuse polonaise Małgorzata Dydek détient le plus grand nombre de contres en carrière avec 877 devant l'Américaine Lisa Leslie[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Régis Schneider, « Les mots du sport : la bâche », sur dernières nouvelles d'Alsace,‎ 19 avril 2007 (consulté le 13 mai 2013)
  2. « Rule 11, Section I », sur nba.com,‎ 31 janvier 2001 (consulté le 13 mai 2013)
  3. Jonathan Demay, « Comment les contres de Bill Russell ont transformé le basket », sur basketusa.com,‎ 24 janvier 2012 (consulté le 13 mai 2013)
  4. « Mutombo, pivot éternel, spécialiste du «cake» »,‎ 6 mars 2008 (consulté le 31 août 2011)
  5. (en) Phil Taylor, « Trash Dance », sur sportsillustrated.cnn.com,‎ 10 novembre 1997 (consulté le 31 août 2011)
  6. (en) Jerry Crowe, « There's one memory of his NBA career that Elmore Smith won't ever block out », sur articles.latimes.com,‎ 14 novembre 2010 (consulté le 31 août 2011)
  7. La NBA n'a officiellement recensé les contres dans ses statistiques que lors de la saison 1973-1974. Cela explique pourquoi des joueurs comme Wilt Chamberlain ou Bill Russell n'apparaissent pas dans les statistiques des meilleurs contreurs.
  8. (en)« NBA & ABA Career Leaders and Records for Blocks », sur basketball-reference.com (consulté le 31 août 2011)
  9. (en) « WNBA Career Leaders and Records for Blocks », sur basketball-reference.com (consulté le 31 août 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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