Collision aérienne de Nantes en 1973
| Accident aérien de Nantes | |||
Convair 990 de la Spantax |
|||
| Caractéristiques de l’accident | |||
|---|---|---|---|
| Date | 5 mars 1973 | ||
| Type | Collision en vol | ||
| Site | |||
| Passagers | 61 (DC-9) 99 (CV-990) |
||
| Membres d’équipage | 7 (DC-9) 8 (CV-990) |
||
| Morts | 68 (tous dans le DC-9) | ||
| Survivants | 107 (tous dans le CV-990) | ||
| Caractéristiques de l’appareil | |||
| Type d’appareil | DC-9-32 CV-990-30A-5 |
||
| Compagnie | |||
| Nº d’identification | EC-BII (DC-9) EC-BJC (CV-990) |
||
| Localisation | |||
| Coordonnées | |||
|
Géolocalisation sur la carte : France |
|||
| modifier |
|||
La collision aérienne de Nantes se produisit le 5 mars 1973 lorsqu'un DC-9 de la compagnie aérienne Iberia venant de Palma de Majorque, en Espagne, et un Convair 990 Coronado de la compagnie Spantax, en provenance de Madrid, se percutèrent en plein vol au dessus du village de La Planche, à 25 km au sud de Nantes en France. L'accident tua les 68 occupants du DC-9, dont Mike Jeffery, ex-manager de Jimi Hendrix. Le pilote du Convair, quant à lui, parvint à se poser en urgence à Cognac sauvant la vie des 107 occupants, malgré les dommages de l'appareil. Le vol 504 Iberia effectuait la liaison entre Palma de Majorque et Londres, le vol 400 Spantax, arrivait de Madrid pour lui aussi rejoindre Londres.
Sommaire |
Circonstances de l'accident et enquête [modifier]
En mars 1973, les aiguilleurs du ciel font grève, par conséquent ce sont des militaires qui assurent leurs rôles (plan Clément Marot). Cependant, ils ne sont ni formés et ni habitués aux procédures de l'aviation civile. L'enquête[1] a déterminé que l'attribution par le contrôle militaire d'un même niveau de vol aux deux avions, devant arriver à la verticale de la balise VOR de Nantes à la même heure, ainsi qu'une mauvaise compréhension entre les contrôleurs et les équipages, provoqua la collision.
Chronologie de l'accident du 5 mars 1973[2] :
- à 12 h 24, le DC9 de la compagnie Iberia décolle de Palma de Majorque, à destination de Londres ;
- à 13 h 1, le Corsair 900 Canadian de la compagnie Spantax décole de Madrid, également à destination de Londres ;
- à 13 h 52, les deux avions se percutent ; le DC9 explose en vol ;
- à 14 h 28, le commandant du Corsair 900 parvient à faire atterrir son appareil sur la base aérienne de Cognac.
Après l'accident [modifier]
Dans le contexte d'une grève dure dans le secteur aérien, les positions concernant l'accident sont tranchées. Selon le syndicat des pilotes de ligne « Les militaires aux commandes du contrôle aérien manquent de souplesse devant l'imprévu et tardent à réagir. Un avion de ligne ne se manipule pas comme un avion de chasse. » Le ministre des transport est alors M. Robert Galley, qui déclare : « Cet accident est la conséquence de fautes de pilotage du pilote du Convair Coronado qui, en avance de 8 minutes sur son plan de vol, ne réagit pas aux injonctions des contrôleurs qui lui demandent de ralentir. Ce même pilote n'a pas exécuté l'ordre de prendre contact avec le centre de contrôle radio de Brest. Il entame un virage sur la droite sans la permission des contrôleurs (peut-être en faisant un 360°, trouve-t-il là un moyen de perdre du temps) et vient heurter le DC9. ». Des pilotes de ligne expliquent que pendant la période de grève, des avions de transport de passagers se sont trouvés face à face, dans les mêmes couloirs aériens. Selon eux, d'autres collisions auraient pu survenir[3].
Hommages [modifier]
Une cérémonie officielle a lieu quelques jours après l'accident, au quartier militaire Richemont à Nantes, en présence de plusieurs ministres et de l'évêque de Nantes[4].
Les vestiges du train d'atterrissage du DC9 sont conservés au poste de secours de La Planche[2]. Une stèle est dressée à La Planche, sur le lieu où les restes des 68 défunts ont été rassemblés[5]. Elle porte les inscriptions :
la mémoire
des 68 victimes
de la
catastrophe
aérienne
du
Un Coronado, de la compagnie espagnole Spantax,
ayant 99 personnes à bord, a heurté à 9000m. d'altitude,
un DC9 de la compagnie Ibéria, transportant 68 personnes.
Le Coronado a pu se poser en catastrophe à Cognac.
Le DC9 a explosé en plein ciel.
Les dépouilles mortelles des 68 victimes
ont été recueillies en ces lieux.
Notes et références [modifier]
- Bureau d'enquête et d'analyse (BEA, Rapport final sur la collision du DC9 IC-BII de la compagnie Iberia et du Coronado EC-BJC de la compagnie Spantax (Région de Nantes 5 mars 1973), document .Pdf
- « Crash : La Planche marquée à jamais », Presse-Océan, 3 mars 2013, p. 3.
- L'accident d'avion, sur le site de la mairie de La Planche. Consulté le 22 décembre 2011
- « Pendant la grève des aiguilleurs du ciel », Presse-Océan, 3 mars 2013, p. 4-5.
- Collision d'un DC-9 et d'un Coronado, sur Aérostèles. Consulté le 22 décembre 2011
Liens externes [modifier]
- La fiche du DC-9 Iberia sur Aviation-Safety.net
- La fiche du CV-990 Spantax sur Aviation-Safety.net
- Vues du monument commémoratif à La Planche sur le site Aérostèles
- (en) Article présentant la collision sur le site de la BBC.