Climat de l'Algérie

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Le climat de l'Algérie est varié, car le pays a une très grande superficie : La partie nord possède un climat méditerranéen (Classification de Köppen Csa), alors que le reste du pays possède en majorité un climat désertique (Classification de Köppen BWh). Cependant entre ces deux grands types de climats, existent des climats de transition, notamment le climat semi-aride (Classification de Köppen BSk) qui est correspond à un climat méditerranéen avec une sécheresse ne se limitant plus uniquement à la saison estivale mais à une bonne partie de l'année. Néanmoins, l'Algérie est un pays de la zone subtropicale où le climat dominant est chaud et sec.

(température et précipitations de l'année)

Le centre de climatologie de l'Algérie est sous la responsabilité de l'Office national de météorologie[1].

En Algérie, le ciel est généralement dégagé toute l'année et le temps est habituellement très ensoleillé, puisque la durée moyenne annuelle d'ensoleillement varie entre 2 800 h pour la côte méditerranéenne située à l'extrême nord à près de 4 000 h dans le désert au centre et au sud du pays[2]. Durant l’été, le mois le plus chaud, à Alger, est août[3].

Climats régionaux[modifier | modifier le code]

Le Sahara est le plus grand désert chaud du monde et ne couvre pas seulement l'Algérie. C'est une région extrêmement aride et très régulièrement ventée. Les amplitudes thermiques moyennes journalières et annuelles sont généralement élevées à cause de la couverture nuageuse quasiment inexistante et de l'humidité atmosphérique excessivement faible. Les précipitations sont partout inférieures à 100 mm sauf dans la zone présaharienne où elles sont légèrement supérieures, voire même à 50 mm dans une très grande majorité. En été, la chaleur est étouffante car les températures moyennes maximales sont très élevées dans l'ensemble : elles varient entre 40 °C et 47 °C dans la région. Dans les massifs montagneux du Tassili et du Hoggar, l'altitude modère évidemment les maximales qui se situent entre 35 °C et 40 °C entre 1 000 m et 1 500 m d'altitude. Les hivers sont très doux dans le tiers nord du désert mais sont tolérablement chauds dans le centre et le sud : les températures moyennes maximales varient entre 16 °C et 28 °C. Cependant, les nuits sont fraîches sinon plutôt froides avec des températures moyennes minimales descendant jusqu'à 4 °C au minimum.

La région de la Kabylie comporte plusieurs zones climatiques. Le littoral et la Kabylie maritime sont de climat méditerranéen. L'hiver y est plutôt doux comparé au reste de la région, avec une température de 15 °C en moyenne. La période estivale, rafraîchie par les vents marins, présente une température moyenne de 35 °C environ[4].

Sur les hauteurs le climat est beaucoup plus rude, avec parfois des températures au-dessous de zéro et une neige abondante l'hiver ; et des étés très chauds, très secs, notamment vers le sud où la pluviométrie est moindre. Cependant dans les parties les plus hautes la température estivale est modérée par l'altitude.

Sur les plateaux et dans les vallées intérieures, l'hiver est sensiblement identique à celui des hauteurs. Mais en été, du fait de l'enclavement et de l'exposition aux vents du sud, les températures sont particulièrement élevées : c'est le cas à Medjana, sur les Hauts Plateaux, comme à Akbou, dans la vallée de la Soummam, couloir idéal pour le passage du sirocco, vent très chaud, très sec et parfois poussiéreux venu directement des régions désertiques du sud. Dans la ville de Tizi Ouzou la température peut atteindre les 46 °C à l'ombre quand elle est de 35 °C à Dellys.

La Kabylie bénéficie d'une pluviométrie relativement abondante qui a facilité le développement d'une agriculture typique. En Grande Kabylie, les régions intérieures sont plus arrosées en raison de l'ascension et de la décompression des vents humides : ainsi à Larbaâ Nath Irathen, la pluviométrie est de 1 059 mm contre 833 mm à Tizi Ouzou[4].

Une ligne de crête qui traverse la région en joignant l'Atlas blidéen, le Djurdjura, les Babors, le massif de Collo et l'Edough, sépare une zone nord très pluvieuse (plus de 800 mm de précipitations par an) d'une zone sud moins arrosée (de 600 à 800 mm par an). Cette différence de pluviosité aurait eu pour conséquence une végétation naturelle plus ou moins dense : aux versants nord, initialement couverts d'une forêt peu hospitalière, devenus plus tard terres de vergers, s'opposeraient ainsi des versants sud plus facilement et sans doute plus précocement peuplés, car plus immédiatement propices à la culture et à l'élevage. Ce facteur introduit un élément supplémentaire de distinction entre Grande et Petite Kabylies. En effet la première, si l'on en exclut le versant sud du Djurdjura (comme le fait d'ailleurs le tracé de l'actuelle wilaya de Tizi-Ouzou), se trouve entièrement en zone de forte pluviosité. Au contraire, en Petite Kabylie les orientations combinées du littoral et du relief ne laissent que peu de profondeur aux versants nord. Elles font plus de place aux zones moins humides, comme le Guergour et le Ferdjioua qui s'étendent entre Babors et Hauts Plateaux[5].

Le nord ouest, comme Oran, Tlemcen, Mostaganem, etc., bénéficie d'un climat méditerranéen classique marqué par une sécheresse estivale, des hivers doux, un ciel lumineux et dégagé. Pendant les mois d'été, les précipitations deviennent rares voire inexistantes, et le ciel est lumineux et dégagé. Les anticyclones subtropicaux recouvrent la région oranaise pendant près de quatre mois. En revanche, la région est bien arrosée pendant l'hiver. Les faibles précipitations (294 mm de pluie) et leur fréquence (72,9 jours par an) sont aussi caractéristiques de ce climat.

Températures[modifier | modifier le code]

La forêt de Bouhmama (Chélia), Aurès

Les températures sont variables entre le jour et la nuit, et entre l'été et l'hiver dans le Sahara. Le thermomètre indique des variables entre plus de 50 °C au maximum lors des journées estivales et moins de 0 °C au minimum lors des nuits hivernales. Par contre, le Nord bénéficie d'un climat méditerranéen. En été, les températures sont élevées[3]. Les températures moyennes mensuels se situent entre 25 °C et 11 °C[6].

Au nord, dans les villes côtières, les températures hivernales varient entre 8 °C et 15 °C. Elles grimpent à 25 °C au mois de mai pour atteindre une moyenne de 28 °C à 30 °C en juillet et août (28 °C à Skikda, 29,5 °C à Alger). Toujours au Nord, dans les montagnes de Kabylie, la température avoisine les 3 °C voire −7 °C en hiver. La neige y est fréquente en hiver.

Au centre et à l'ouest, dans les hauts plateaux de la région de Djelfa, la température estivale varie de 30 °C à 38 °C.

Dans l'est, la zone des Aurès, les hivers sont très froids, la température atteint parfois les -18 °C sous abri. Les étés sont très chauds. Le thermomètre affiche parfois 50 °C à l'ombre. Les variations de température sont très importantes dans cette région du monde. La température estivale varie de 30 °C à 38 °C.


Précipitations[modifier | modifier le code]

Le Tell, au nord du pays, possède un climat méditerranéen, les étés sont chauds et secs et les hivers sont doux et pluvieux et parfois enneigé. Cette zone est la plus humide d'Algérie, elle est caractérisée par des précipitations annuelles qui varient entre 400 et 1 000 mm d'eau[7].

Dans les Aurès, la quantité de pluie indique 100 mm de moyenne annuelle . Cependant, des pluies diluviennes sont constatées dans les Aurès. Les dégâts causés par des crues peuvent être considérables surtout dans la Wilaya de Batna.

Les régions présahariennes et sahariennes sont caractérisées par un climat très aride et pratiquement dénué de toute pluie. Dans la zone présaharienne, qui ne correspond pas encore au Sahara lui-même, les précipitations moyennes annuelles indiquent entre 100 mm et 150 mm. Cependant, la zone saharienne connaît des moyennes annuelles descendant en-dessous de 10 mm dans les régions les plus arides. Cependant, des pluies diluviennes sont constatées en Algérie dans plusieurs villes. Les dégâts sont considérables. En 2008, la ville de Ghardaïa, qui fait partie du patrimoine mondial, a été inondée par une grande quantité de pluie diluvienne[8].

Les précipitations annuelles enregistrées dans les hauts Plateaux et dans l'Atlas saharien ne dépassent pas la quantité 200 à 400 mm de pluie.

Facteur vent[modifier | modifier le code]

Les vents sont très variables au Nord et au Sud. Les forces éoliennes ne dépassent pas les 120 km/h. Au Sud, Ils déplacent chaque année entre 60 et 200 millions de tonnes de poussières dans l'air. ils soulèvent de 10 à 20 millions de tonnes de sable[9]. En été, le sirocco, un vent très sec et très chaud (dit le Chehili ou chili), se dirige du sud vers le nord.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Office national de météorologie Algérie
  2. Météo ENTV, Algérie
  3. a et b Routard
  4. a et b R. Lespès, « Le Climat de la Kabylie du Djurdjura », Annales de géographie, 1909, vol. 18, n° 97, pp. 24-33, en ligne sur Persée.
  5. Jean Morizot, op. cit., pp. 26-35.
  6. El Mouradia, présidence algérienne, partie géographie
  7. El Mouradia partie Géographie
  8. Liberté Algérie
  9. bourlingueurs

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]