Casquets

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Les Casquets
Les Casquets vus d'avion
Les Casquets vus d'avion
Géographie
Pays Drapeau de Guernesey Guernesey
Localisation Manche (océan Atlantique)
Coordonnées 49° 43′ 18″ N 2° 22′ 42″ O / 49.7217, -2.378349° 43′ 18″ N 2° 22′ 42″ O / 49.7217, -2.3783  
Nombre d'îles groupe d'îlots
Géologie récif de grès
Administration
Bailliage Guernesey
Démographie
Population Aucun habitant (2007)
Autres informations

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Les Casquets
Les Casquets

Géolocalisation sur la carte : Guernesey

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Les Casquets
Les Casquets

Les Casquets se composent d’un groupe de rochers à 13 kilomètres au nord-ouest d’Aurigny, où plusieurs vaisseaux ont fait naufrage. Deux hypothèses sur l’origine du nom : casquette ou cascade.

Parmi les naufrages les plus célèbres : ceux du HMS Victory, qui a percuté les îles en 1744, et SS Stella en 1899. Dans son roman "l'Homme qui rit", écrit durant son exil à Guernesey et terminé en 1868, Victor Hugo raconte dans le livre deuxième le naufrage de l'ourque biscayenne Matitudina, transportant des proscrits cherchant à quitter l'Angleterre, l'action se déroulant en 1688. Epargnés par les Casquets, les naufragés couleront entre Aurigny et Ortac.

Les rochers font partie d’un récif de grès consistant des îles de Burhou et d’Ortac. Victor Hugo signale le nom des différents écueils émergeant entre les Casquets et Aurigny : Sastériaux, Anfroque, Niangle, Fond du Croc, les Jumelles, la Grosse, la Clanque, les Eguillons, le Grac, la Fosse-Malière, Sauquet, Hommeau, Floreau, la Brinebetais, la Queslingue, Croquelihou, la Fourche, le Saut, Noire Pute, Coupie, Orbue. Il n’y a guère de végétation.

Phare des Casquets[modifier | modifier le code]

Le premier phare fut inauguré le 30 octobre 1724. Ses trois tours étaient éclairées par des feux à charbon : Saint Peter, Saint Thomas et « Le Dungeon ».

Les phares furent bâtis par Thomas Le Cocq, responsable des rochers, sous licence de Trinity House. On a dû lui payer un halfpenny par tonne pour les bateaux qui franchissaient les rochers et il recevait 50 livres par an pour le droit de gérer le phare. En 1785, la Trinity House rentre en possession du phare.

En 1790, les phares adoptent les lampes d’huile. Ils sont encore améliorés en 1818 avec l’introduction d’une lampe à rayon de lumière, qui clignote toutes les 15 secondes.

Pendant une forte tempête, le 13 octobre 1823, le phare est sévèrement endommagé. En 1854, les tours sont réhaussées de 10 mètres, et on équipe chacune de lampes de 184000 candelas qui clignotent 3 fois toutes les 30 secondes. En 1877, la tour nord-ouest est encore une fois réhaussée, et on arrête les lampes des deux autres tours.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, quand les Allemands occupaient les îles Anglo-Normandes, un Commando britannique du «Small Scale Raiding Force » fit deux incursions. La première, Operation Dryad, eut lieu entre les 2 et 3 septembre 1942. Elle aboutit à la capture de 7 Allemands, qui furent amenés en Angleterre comme prisonniers de guerre.

En 1954, le phare devient électrique, après l’installation d’une lampe de 2,83 millions de candelas - celle-ci est remarquable car elle tourne dextrorotatoirement.

À présent, la lampe de la tour nord-ouest fait 37 mètres de haut et clignote 5 fois toutes les 30 secondes. Pendant une journée ensoleillée, on voit le phare à 24 milles marins. La corne de brume sur la tour et sonne toutes les 6 secondes, et on l’entend à 5 km environ. Sur la tour ouest, un héliport rudimentaire a été aménagé.

En 1990, tout le mécanisme devient automatique : on le commande à partir du « Trinity House Operations Control Centre» à Harwich.

Voir aussi[modifier | modifier le code]