Braekel

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Braekel
Une poule et un coq Braekel
Une poule et un coq Braekel

Espèce Poule (Gallus gallus domesticus)
Région d’origine
Région Drapeau de la Belgique Belgique
Caractéristiques
Plumage barré-crayonné argenté (argentée), barré-crayonné doré (dorée), barré-crayonné chamois (jaune), blanche, bleue, bleu-andalou, noire, blanc fleuri
Ponte
Poids des œufs min. 55g

La braekel est une des plus anciennes race de poule en Europe, elle est originaire de la région de la commune de Braekel en Belgique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tête de coq braekel argenté

Son histoire remonte au moins à 1416, un acte notarié de cette année-là établit le trafic qui se fait en volailles de Braekel entre Audenarde et Nederbraekel. Le même document stipule que cette volaille existait dans la contrée d'Alost, Zottegem, Grammont et Ninove. On a également établi au milieu du siècle dernier que l'habitat de la poule de Braekel se situait dans un quadrilatère s'étendant de Grammont à Alost, en passant par Ninove, Termonde, Gand, Audenaerde avec un crochet par Renaix. La race possédait une zone de dispersion vers le nord et vers le sud. Au nord elle s'étendait à la Campine anversoise et néerlandaise, et au sud elle comprenait la région de Lille et de Hergnies et où la volaille prit la dénomination de «Poule de Hergnies».

Coq braekel argenté

La braekel, grande poule nourrie dans les riches pâtures flamandes, devint plus petite et plus légère sur le sol campinois moins fertile. Ce deuxième type provoqua des heurts entre les éleveurs du pays et l'on décida en 1884, sur proposition de la société « Avicultura » de Baardegem, de créer deux races différentes : les volailles de forte taille continuant à être désignées sous l'appellation de « braekel », alors que l'on baptisa « campine », celles de petite taille. Ce n'est toutefois qu'en 1888 qu'une monographie officielle pour les deux races parapha cette décision.

À la même époque, la braekel rencontre un gros succès outre-Manche où les éleveurs s'approprient la race de poule qu'ils surnomment «The Everyday Layer» (la pondeuse de tous les jours). Mais c'est surtout ses qualités esthétiques qui leur plaît et ils en ont font rapidement une volaille d'exposition de tout premier plan. À l'époque, très peu de braekel possèdent un dessin correct. En peu de temps, les éleveurs anglais parvinrent à obtenir des coqs au plumage de poule, c'est-à-dire dont seul le camail était blanc. Ces coqs accouplés aux poules normales donnaient immédiatement un bien meilleur dessin, car c’était la selle blanche du coq qui empêchait les poules de posséder un dessin correct du plumage. Ils éliminèrent finalement entièrement les coqs à selle blanche et créèrent la «Campine Fowl» dont le standard réalisé par Percy Perceval fut officialisé en 1899. Les Américains adoptent également la race, mais selon le standard anglais. Vers 1890, les Allemands s'y intéressent aussi et en importent beaucoup en Allemagne.

Alors que la braekel remporte un succès grandissant à l'étranger, les «braekelistes » et «campinistes » s'affrontent en Belgique dans une lutte sans merci. Sur le plan utilitaire, la race fait son chemin, mais c'est aux expositions que les affrontements ont lieu au sujet des jugements. La situation très malsaine s'envenime davantage quand les journaux spécialisés s'emparent de l'affaire. Dans le nord, l'idée de fonder un club pour la défense de la «Campine» fait son chemin et le club est fondé à Anvers le 5 décembre 1896. Dans le sud, c'est sous l'impulsion du docteur L. Roger — celui qui a fait les recherches sur l'origine de la race — que se fonde le «Braekel-Club» de Nederbraekel le 1er mai 1898. En septembre de la même année, ce club organise une exposition à Nederbraekel à laquelle participent 550 braekels. Le Braekel-Club de Nerderbraekel existe encore de nos jours et compte près de 150 membres.

Expositions, concours, recensements et autres activités se succèdent à un rythme effréné et accéléré, les clubs de Braekels et de Campines voulant se surpasser tour à tour. Après pas mal d'affrontements, c'est enfin le 28 août 1904 que la Fédération Nationale, constituée entre temps, approuve l'existence de deux races bien distinctes et publie un standard pour chacune d'elles. L'affaire se complique encore plus quand une «braekel lourde», de plus de 3 kg, voit le jour dans le sud de la campagne flamande et prend la dénomination de «Poule de Grammont». Les éleveurs de Zottegem ne sont pas être en reste avec leurs voisins de Grammont et créent une braekel à tête noire que l'on dénommera la «zottegem».

Standard[modifier | modifier le code]

  • Crête : simple
  • Oreillons : blancs
  • Couleur des yeux : marron foncé
  • Couleur de la peau : blanche
  • Couleur des tarses : bleus
  • Variétés de plumage : barré-crayonné argenté (argentée), barré-crayonné doré (dorée), barré-crayonné chamois (jaune), blanche, bleue, bleu-andalou, noire, blanc fleuri : 18-16

Grande race :

Naine:

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • La Braekel sur le site de l'Association pour la Promotion des Animaux de Basse-cour Belges.
  • La Braekel sur le site du Club Des Éleveurs de Races Belges de Ronquières
  • (nl) Brakelhoen.net Site d'un club spécialisé dans la Braekel.