Bibliothèque de Pergame

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Plan de la cité antique de Pergame avec la localisation de la bibliothèque.

La bibliothèque de Pergame était une des plus importantes bibliothèques de l'Antiquité et la deuxième grande bibliothèque du monde grec après celle d'Alexandrie. Située dans la polis (cité-État) de Pergame (aujourd'hui en Turquie), on connait moins son histoire que celle de la bibliothèque alexandrine[1]. Attale Ier (241-191 av J.C.), roi de Pergame, était un protecteur des arts et des sciences. Il fit venir dans sa ville de nombreux savants dont Antigone de Caryste et Cratès de Mallos[1]. Il est possible que cela soit lui qui ait lancé le projet d'une bibliothèque[1] mais c'est son successeur, Eumène II (191-159 avant J.C.), qui la construisit et chercha à y faire venir, sans succès, Aristophane de Byzance qui était le bibliothécaire d'Alexandrie[1].

On connait peu de choses du fonctionnement et des ouvrages de la bibliothèque de Pergame. Les fouilles ont montré qu'elle était composée de quatre salles, sous le portique nord du temple d'Athéna auquel elle était associée[1]. La plus grande salle devait servir de salle de lecture ou de festivités, les trois plus petites pour abriter les ouvrages[1]. Il est possible aussi que l'arcade Nord servit d'espace de lecture. On ne connait le nom que d'un seul des bibliothécaires, Athénodore de Tarse dit Cordylion, un philosophe stoïcien[1].

Pline l'Ancien rapporte que Pergame aurait inventé le parchemin car Ptolémée, de peur que cette nouvelle bibliothèque ne fasse de l'ombre à celle d'Alexandrie, aurait interdit l'exportation de papyrus[1],[2]. Cela tient sans doute de la légende mais il est probable que la bibliothèque soutenait les techniques bibliographiques[1].

On ne connait pas le nombre d'ouvrages que possédait la bibliothèque. La seule mention qui y est faite est que Marc-Antoine offrit à Cléopâtre en 41 avant J.C. 200 000 volumes pris à la bibliothèque de Pergame[1], sans que l'on sache si cela représentait la totalité de la collection. Mais le médecin Galien et le grammairien Teleus travaillèrent plus tard à la bibliothèque qui devait donc encore posséder des ouvrages[1].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Harry H. Gamble (trad. Pascale Renaud-Grosbras), Livres et lecteurs au premier temps du christianisme : Usage et production des premiers textes chrétiens antiques, Genève, Labor et Fides, 355 p., p. 241
  2. Pline l'Ancien, Histoire naturelle, XIII, 21, 70