Bernard Parmegiani

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Bernard Parmegiani

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Bernard Parmegiani (à gauche) avec Christian Zanési en 2008.

Informations générales
Naissance 27 octobre 1927
Paris, Drapeau de la France France
Décès 21 novembre 2013
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale compositeur, musicien
Genre musical Musique concrète, Musique électroacoustique, Musique acousmatique

Bernard Parmegiani (27 octobre 1927, Paris, mort le 21 novembre 2013 à Paris[1]), est un compositeur français de musique électroacoustique. Il a fait partie du groupe de recherches musicales (GRM) de 1960 à 1992.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les parents de Bernard Parmegiani sont professeurs de piano. Il étudie le Mime avec Jacques Lecoq entre 1957 et 1961[2]. Il est employé comme ingénieur du son à la RTF. Il réalise ses propres bidouillages sur bande magnétique. Il rencontre Pierre Schaeffer qui l’encourage à suivre le stage de musique électro-acoustique à l’issue duquel il intègre le groupe de recherches musicales (GRM) dont il deviendra membre permanent à partir de 1959 jusqu'en 1992.

Dans les années 70, l'ère des médias électroniques imaginée par Marshall McLuhan est dans l'air du temps. Parmegiani étend alors ses recherches à l’art vidéo et crée ses propres images. Il réalise: L’Oeil écoute (1973), L'Ecran transparent WDR (1976), Jeux d’Artifices (INA, 1979). Façon pour lui de se pencher sur le lien entre l'œil et l'oreille, car « peut-être qu'à trop regarder, l'homme finit par ne plus écouter. Et, l'œil, devenu le promeneur solitaire n'a d'oreille que pour ce qui l'agresse ».

Son catalogue ne comprend pas moins de 147 opus (pièces pour concert dont certaines comportent plusieurs versions différentes, théâtre musical, collages sonores, œuvres radiophoniques. Il collabore également avec des chorégraphes. Expérience qui l’incite à créer lui même des actions musicales où l’apparition du son dans l’espace scénique est l’occasion d’un jeu tour à tour humoristique et dramatique. Il faut ajouter à cela des musiques pour films (courts et longs métrages, cinéma d'animation ou expérimental comme Le Socrate du peintre de Robert Lapoujade ou Plus vite de Peter Foldés), des téléfilms, des musiques de scène (danse, théâtre et mime), des génériques de télévision, des indicatifs radio, un sonal d'aéroport. En 1993, il crée Fabriquasons son studio indépendant.

Son nom reste attaché à quelques premières :

  • Jazzex (1966) première œuvre pour bande enregistrée et instrumentistes de jazz en direct.
  • L'instant mobile (1966) première œuvre du GRM entièrement électronique.
  • Capture Ephémère (1967) première œuvre composée en 4 pistes
  • L'Oeil écoute, première utilisation musicale du synthétiseur analogique du GRM
  • Kaléidophone (1978) première utilisation musicale du magnétophone 8 pistes.

Deux œuvres des années 1970 sont à même de résumer sa personnalité créatrice : De natura sonorum, polyptyque encensé par les amateurs de musique sur support, et l'indicatif de l'aéroport Charles-de-Gaulle, trois secondes de sons électroniques qui s'envolent comme un avion. Diffusé in situ de 1971 à 2005, ce sonal a sans doute battu tous les records d'audience en musique contemporaine.

Discographie séléective[modifier | modifier le code]

  • 1961 : Alternance
  • 1964 : Violostries
  • 1966 : Jazzex
  • 1967-1968 : L'Instant mobile, Capture éphémère
  • 1968 : Pop eclectic
  • 1969 : Du pop à l'âne
  • 1970 : Pop secret, L'Œil écoute
  • 1971 : L'Enfer (d'après la Divine Comédie), La Roue Ferris
  • 1972 : Pour en finir avec le pouvoir d'Orphée
  • 1973 : Et aprèsrien du tout
  • 1974 : Chants magnétiques
  • 1975 : De Natura Sonorum
  • 1977 : Dedans-Dehors
  • 1980 : L'Écho du miroir
  • 1984 : La Création du monde
  • 1985-1986 : Exercismes 1 - 2 - 3
  • 1987 : Rouge-mort Thanatos
  • 1991 : Le Présent composé
  • 1992 : Entre-temps
  • 1992 : Plain-temps
  • 1995 : Génériques potentiels
  • 1996 : Sonare
  • 2002 : La mémoire des sons
  • 2004 : Espèces d'espace (d'après Georges Perec)
  • 2013 : De Natura Sonorum (Recollection GRM : réédition en double vinyle aux Editions MEGO)

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1979 : grand-prix de l'Académie du disque français
  • 1981 : Prix de la SACEM
  • 1990 : Victoires de la musique dans la catégorie « création de musique contemporaine de l’année » pour La création du monde
  • 1991 : Prix magister, concours internationaux de Bourges
  • 1993 : Prix Ars Electronica (en) dans la catégorie « computer music »
  • 2006 : Qwartz Pierre Schaeffer
  • 2008 : Grand Prix de l'Académie Charles Cros pour le coffret de 12 Cd édité par l'INA/GRM

Bibliographie:

  • L'envers d'une OeuvreTexte en italiqueDe Natura Sonorum de Bernard Parmegiani .-Philippe Mion, Jean-Jacques Natiez, Jean-Christophe Thomas INA/GRM/Buchet Chastel ,Paris 1982.
  • Bernard Parmegiani, Portraits Polychromes INA/GRM, Paris 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Suzana Kubik, « Bernard Parmegiani est mort », France Musique,‎ 22 novembre 2013
  2. (en) « Bernard Parmegiani 1927–2013 », The Wire,‎ 22 novembre 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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