Beit Jamal

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Beit Jamal
Vue générale de Beit Jamal
Vue générale de Beit Jamal
Administration
Pays Drapeau d’Israël Israël
Géographie
Coordonnées 31° 43′ 30″ N 34° 58′ 35″ E / 31.725, 34.976389 ()31° 43′ 30″ Nord 34° 58′ 35″ Est / 31.725, 34.976389 ()  
Localisation

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Beit Jamal
Mosaïque sur un mur extérieur de l'église Saint-Étienne (Ve siècle)


Beit Jamal (ou Beit Jimal) (hébreu : בית ג'מאל; arabe : بيت جمال / الحكمه) est un village situé dans les collines de Judée, près de la limite sud de la ville de Bet Shemesh, où vit une communauté catholique de la congrégation des Salésiens souvent désignée par le même nom.

Le site se trouve sur une colline à 370 mètres au-dessus du niveau de la mer et à 65 kilomètres à l'est de la côte méditerranéenne. Il est constitué de trois bâtiments : un couvent pour les femmes, l'église Saint-Étienne et le couvent pour les hommes.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

En arabe comme en hébreu, le site est connu comme « Beit Jamal ». Ce complexe salésien est parfois référencé comme Beit Gemal ou Beit Jimal. Le nom du site provient du nom antique Kfar Gamla qui, selon des sources byzantines, aurait été ainsi nommé en référence au chef du Sanhédrin, Rabban Gamaliel l'ancien, petit-fils de Hillel.

Selon la tradition chrétienne, Gamaliel aurait été un membre secret du mouvement de Jésus et enterré ici, ainsi que saint Étienne, le premier martyr chrétien (proto-martyr), et Nicodème, lui aussi un adepte secret de Jésus. Un des fils de Gamaliel, Abibos, aurait aussi été enterré avec son père. En 415, leurs restes ont été exhumés par le prêtre Lucien, et remis à l'évêque Jean II de Jérusalem qui venait d'achever la construction de l'église Hagia Maria (Sainte-Marie en grec) sur le mont Sion[1], où s’élève aujourd'hui l'abbaye de la Dormition de Jérusalem[2]. Comme souvent dans la tradition chrétienne antique, le lieu de la sépulture d'Étienne aurait été miraculeusement révélé à Lucien au cours d'un rêve[3]. Les reliques ont alors été exposées pendant quelque temps dans l'église Hagia Maria de Jérusalem[4], puis celles de saint Étienne ont été transférées à Constantinople. Elles seraient aujourd'hui à Pise en Italie.

Des fouilles effectuées sur le site par Andrzej Strus ont mis au jour en 2003 une architrave ou un linteau en pierre avec une tabula ansata (en), sur laquelle était inscrit « DIAKONIKON STEPHANOU PROTOMARTYROS ». Diakonikon désigne une installation pour la conservation de reliques. L'inscription atteste de l'ancienneté de cette tradition[5].

Cela permet d'identifier Bet Gemal avec l'ancien village de Kfar Gamla, lieu où selon des sources chrétiennes antiques saint Étienne aurait été enterré[6].

La maison salésienne[modifier | modifier le code]

La maison salésienne de Beit Jamal (ou Beit Jimal) est une communauté catholique, dirigée par des salésiens. La propriété a été achetée en 1878 par le père Antonio Belloni, qui a fondé l'École d'agriculture de Beit Gemal à destination des garçons de familles modestes et en particulier des orphelins. Les salésiens ont repris l'établissement en 1892, après que le père Belloni se fut joint à eux avec quelques autres prêtres[7].

Cette propriété salésienne est située dans les collines de Judée près de la ville de Bet Shemesh. Il y a en fait deux maisons séparées, l'une pour les hommes et l'autre pour les femmes, ainsi qu'une petite église bien aménagée, placée sous le vocable de saint Étienne, construite en 1930 sur les ruines d'une église byzantine du Ve siècle découverte sur le site. Les salésiens (au nombre de cinq en 2008) exercent une activité agricole dans la viticulture, la récolte des olives et la production d'huile d'olive. Les cépages utilisés sont principalement du cabernet-sauvignon, du chardonnay et du riesling. Le couvent possède une petite boutique qui propose à la vente l'huile et les vins fabriqués sur place. Il y a aussi une petite salle où des concerts sont joués certains week-ends. Les religieuses qui y vivent ont fait vœu de silence.

Station météorologique[modifier | modifier le code]

La première station météorologique d'Israël a été fondée à Beit Jamal en 1919 et fonctionne toujours aujourd'hui[8].

Photos de l'église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The history of the Dormition Abbey, Mt. Zion, Jerusalem
  2. Antonio Scudu, Santo Stefano: primo martire cristiano: morire perdonando (livret publié par les Salésiens de Don Bosco, Bet Gemal, 2007) p. 6. (D'abord publié dans le magazine Maria Ausiliatrice (Turin), décembre 2006)
  3. cf. (en) Alberdina Houtman, Marcel Poorthuis, Joshua Schwartz, Sanctity of Time and Space in Tradition and Modernity, éd. BRILL, Leyde, 1998.
  4. « Sur le mont Sion », d'après Simon Claude Mimouni, Dormition et Assomption de Marie : histoire des traditions anciennes, éd. Beauchesne, Paris, 1995, p. 536, (ISBN 2-7010-1320-8).
  5. Emile Puech, Un mausolée de saint Étienne à Khirbet Jiljil - Beit Gimal (Pl. I), Revue Biblique 113/1 (janvier 2006) p. 100-126.
  6. Antonio Scudu, Santo Stefano: primo martire cristiano: morire perdonando, Bet Gemal, 2007, p. 9.
  7. Don Bosco in Terra Santa / en Terre Sainte / in the Holy Land 1891-1991. Centenario dell'arrivo dei Salesiani e delle Figlie di Maria Ausiliatrice in Terra Santa (Jerusalem, 1991), 106.
  8. (en) The First Meteorological Station - Beit Jamal, Gems in Israel, 2000, consulté le 28/09/2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]