Bataille de Northampton

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Article général Pour un article plus général, voir Guerre des Deux-Roses.
Bataille de Northampton
Informations générales
Date 10 juillet 1460
Lieu Northampton, Northamptonshire Angleterre
Issue victoire de York
Belligérants
Lancashire rose.svg Maison de Lancastre Yorkshire rose.svg Maison d'York
Commandants
Henri VI d'Angleterre
Humphrey Stafford, duc de Buckingham
Richard Neville
Forces en présence
Entre 10 000 et 15 000 hommes Entre 20 000 et 30 000 hommes
Pertes
300 hommes Inconnues
guerre des Deux-Roses
Coordonnées 52° 14′ 12″ N 0° 53′ 37″ O / 52.236666666667, -0.8935555555555652° 14′ 12″ Nord 0° 53′ 37″ Ouest / 52.236666666667, -0.89355555555556  

Géolocalisation sur la carte : Angleterre

(Voir situation sur carte : Angleterre)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Northampton.

La bataille de Northampton se déroule le 10 juillet 1460, en Angleterre, à Northampton, dans le Northamptonshire, durant la guerre des Deux-Roses.

Contexte[modifier | modifier le code]

La cause de York semble perdue après le désastre de Ludford Bridge. Quelques-uns des chefs yorkistes, Richard Neville père, dit Salisbury et fils, dit Warwick, ainsi que le futur Édouard IV atteignent Calais le 2 novembre 1459 où ils retrouvent William Neville, lord Fauconberg, tandis que Richard d'York et son fils Edmund, comte de Rutland, se retiraient en Irlande.

En métropole, le parti de Lancastre s'empresse d'exploiter la fuite des Yorkistes; le comte de Wiltshire est nommé Lord lieutenant d'Irlande en substitution de Richard d'York, et Henri Beaufort, 3e duc de Somerset devient capitaine de Calais. Aucun des deux n'occupe néanmoins ses nouvelles fonctions puisque le Parlement d'Irlande refuse la déchéance du duc d'York et les portes de Calais restent obstinément fermées à son nouveau capitaine.

Les Lancastriens dotent Henri Beaufort d'une flotte pour prendre Calais. Afin de traverser la Manche, une flotte est mise en chantier à Sandwich dans le Kent. À peine la construction des navires achevée, Warwick organise une expédition sur Sandwich et les vole[1]. En mai, Warwick traverse de nouveau la Manche et détruit la nouvelle flotte en cours de construction. Il laisse à Sandwich son oncle William Neville avec une petite troupe de Yorkistes comme tête de pont pour l'invasion de l'Angleterre[2].

La bataille[modifier | modifier le code]

Le 26 juin, Warwick, Salisbury et Édouard débarquent à Sandwich avec 2 000 hommes en armes. Le roi et la reine sont à Coventry avec leur petite armée. Warwick entre dans Londres le 2 juillet avec une troupe de partisans estimée entre 20 000 et 30 000 personnes.

Les forces royales prennent position à Northampton, sur les terres de l'abbaye de Delapré, adossée à la rivière Nene et protégée par un fossé rempli d'eau et une palissade. L'armée est composée de 10 000 à 15 000 hommes, essentiellement des hommes d'armes, et dispose également d'artillerie de campagne.

Alors qu'il s'approche, Warwick envoie un représentant au roi pour parler en son nom. Le chef des troupes lancastriennes, le duc de Buckingham, répond que « le comte de Warwick ne se présentera pas devant le roi et s'il le fait, il mourra ». Pendant le temps que Warwick approche de Northampton, on lui interdira par deux fois l'accès au roi. Une fois en position, il envoie le message suivant: « À 2 heures, je parlerai au roi ou je mourrai ».

À 2 heures, les Yorkistes se mettent en marche. Les hommes avancent en colonnes et la forte pluie qui fouette leur visage les entrave quelque peu. Alors qu'ils arrivent près des Lancastriens, Warwick doit subir une violente pluie de flèches; en revanche, la pluie a heureusement rendus inopérants les canons de Lancastre.

C'est lorsque Warwick atteint le flanc droit des Lancastriens, commandé par Lord Edmund Grey (en), qu'apparaît la félonie[3]. Grey ordonne à ses hommes de baisser leurs armes et permet aux Yorkistes d'accéder facilement au camp royal. Le coup est fatal pour Lancastre: la bataille qui s'ensuit dure à peine 30 minutes. Les défenseurs, incapables de manœuvrer à l'intérieur des fortifications, abandonnent le champ de bataille dès que leurs lignes sont enfoncées par les Yorkistes.

Le duc de Buckingham, le comte de Shrewsbury (en) ainsi que les lords Engremont et Beaumont meurent en tentant de sauver Henri VI des Yorkistes qui encerclent sa tente[4].

300 Lancastriens sont tombés au champ de bataille, le roi est capturé et devient de nouveau une marionnette entre les mains du parti d'York. Les Yorkistes escortent le roi jusqu'à Londres, dont la garnison se rend sans combattre[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ralph Griffiths, The Reign of King Henry VI, 1981, University of California Press, p. 857
  2. Ralph Griffiths, The Reign of King Henry VI, 1981, University of California Press, p. 859
  3. Michael Hicks, The Wars of the Roses, Yale University Press, 2010, p. 153
  4. Michael Hicks, The Wars of the Roses, Yale University Press, 2010, p. 154
  5. Anthony Goodman, The Wars of the Roses, Routledge & Kegan Paul, 1981, p. 38