Baraque Michel

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Baraque Michel
Image illustrative de l'article Baraque Michel
Géographie
Altitude 674 m
Massif Massif ardennais
Coordonnées 50° 31′ 07″ N 6° 03′ 45″ E / 50.51861, 6.062550° 31′ 07″ Nord 6° 03′ 45″ Est / 50.51861, 6.0625  
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Wallonie
Province Liège

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Baraque Michel

La Baraque Michel (en allemand Michelshütte) est un lieu-dit du plateau des Hautes Fagnes. Contrairement à la croyance générale, ce n'est pas le deuxième point le plus haut de la Belgique et de la Région wallonne, malgré ses 674 mètres d'altitude. En effet, le deuxième point le plus haut de la Belgique et de la Région wallonne se trouve le long de la frontière allemande, près du lieu-dit Weisser Stein, commune de Bullange, au bord de la route allemande B265 qui longe la frontière entre Losheimergraben et Hollerath (coordonnées : N50°24'30", E6°22'9", altitude 691 m).

C'était le point le plus haut avant l'annexion en 1919 par la Belgique de la partie orientale du plateau, qui appartenait jusque là à la Prusse et comprend le signal de Botrange.

La baraque elle-même est une auberge et le point de départ de nombreuses randonnées.

La Baraque Michel fut fondée entre 1811 et 1813 par un nommé Michel Schmitz, de Herbiester (hameau près de Jalhay), déjà en tant qu'auberge, mais aussi comme refuge pour voyageurs égarés : une cloche y était sonnée par temps de brouillard, ce qui permit le sauvetage de plus d'une centaine de personnes au cours du XIXe siècle. Cette création a donné lieu à une légende.

L'établissement servit également de relais pour les malles-poste prussiennes (qui reliaient les deux villes d'Eupen et Malmedy, à l'époque prussienne, mais pour lesquelles la liaison directe se faisait par ce territoire belge sur l'actuelle route nationale 68).

Plusieurs rivières importantes de Belgique, tributaires du bassin de la Vesdre, prennent leur source à proximité. Les principales sont la Gileppe, la Hoëgne et la Helle.

La légende de la Baraque Michel[modifier | modifier le code]

La création de la Baraque Michel a donné naissance à une légende. Selon celle-ci, Michel Schmitz se serait égaré dans les Fagnes et, épuisé par sa lutte contre les éléments, aurait fait le vœu, s'il échappait à la mort, de bâtir sur la lande un refuge où les voyageurs perdus comme lui pussent trouver asile. Ayant planté son bâton à l'endroit où il venait de prendre cette décision, Schmitz retrouva miraculeusement son chemin. Dès que, par la suite, il eut retrouvé le théâtre de son aventure, il y construisit une cabane en argile, en tourbe et en mottes de gazon où il s'installa en ermite afin de mener sa mission à bien. Ce havre serait à l'origine de l'auberge fagnarde. Cette légende a été reprise dans de nombreux ouvrages touristiques et dans la littérature régionale (notamment par l'écrivain mineur Albert Bonjean, « chantre de la Fagne »). Plusieurs historiens ont souligné les incohérences et les absurdités du récit ; le professeur Klinkenberg a démontré que le cliché du voyageur égaré et miraculeusement retrouvé provient en ce cas d'un conte bien antérieur dû à Marcellin La Garde, conte transposé à leur établissement par les occupants de la Baraque Michel[1].

Monuments situés à proximité[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et auberges situés à proximité[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Naissance et développement d'une légende : le cas de la Baraque Michel, dans La Vie Wallonne, t. XLIX, 1975, pp. 129-161.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Robert Collard et Vladimir Bronowski, Le Guide du plateau des Hautes Fagnes, Bruxelles, Éditions de l'Octogone,‎ 1993, 433 p. (ISBN 2-930076-00-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article