Asmahan

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Asmahan
اسمهان

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Asmahan

Informations générales
Surnom Asmahan
Nom de naissance Amal El Atrach
Naissance 25 novembre 1917
Drapeau du Liban Liban
Décès 15 juillet 1944 (à 26 ans)
Drapeau de l'Égypte Égypte
Activité principale Chanteuse, actrice
Genre musical Musique arabe
Années actives 1931 - 1944
Asmahan

Asmahan (de son vrai nom آمال الأطرش Amal El Atrach), issue de la communauté druze, née le 25 novembre 1917 au Liban et décédée le 14 juillet 1944 en Égypte, est une chanteuse, et actrice syrienne[1] -libanaise [2] Elle est la sœur de Farid El Atrache.

Biographie[modifier | modifier le code]

Asmahan est née d'un père syrien et d'une mère libanaise[1]. Lors de sa naissance sa famille était en fuite (son père Fahd, sa mère Alia et ses deux frères Fouad et Farid) à bord d'un navire grec reliant Athènes à Beyrouth. Son prénom Amal (espoir) lui est donné en raison des circonstances lors de sa naissance, le bateau ayant failli couler[3].

En 1924, le décès prématuré de son père (le prince Fahd El Atrach issu du clan druze Al-Atrash (en) Djébel el-Druze syrien) et la révolution contre les troupes ottomanes conduisent sa famille à émigrer en Égypte. Sa mère, la princesse et accessoirement musicienne Alia[4], inculque à ses enfants les vertus de la musique[5].

À l'image de son frère Farid, Asmahan devient rapidement une prodige. Plus tard, alors que la carrière de Farid est en plein essor, le producteur-compositeur Mohamad El Qasabji se penche sur le cas d'Amal, et c'est le compositeur Daoud Hosni qui lui trouve son nom de scène d'Asmahan ("la sublime", en arabe). Son frère aîné Fouad refuse de la voir verser dans le monde du spectacle et offre la main de sa sœur à son cousin Hassan Al-Atrash en 1933. Elle doit abandonner sa carrière musicale : femme au foyer rangée en Syrie, elle donne naissance à une fille, Camellia, et divorce quatre ans plus tard. De retour au Caire, Amal El Atrach, qui a par son mariage perdu la nationalité égyptienne, y mène la vie d'une femme libre et mondaine, entre parties de poker, nuits blanches et flirts sans lendemain[5].

Asmahan se rend célèbre grâce à ses participations à de nombreuses comédies musicales cinématographiques tels qu’Intisar El-Shabab et Gharam Wa Intiqam (dont est tiré le tube Layali El Ounsi Fi Vienna). Une carrière à Hollywood lui tend les bras, ce qui lui vaut le surnom de « Marilyn du Moyen-Orient ». Malgré l’amitié trouble et indéfectible du journaliste et critique musical Mohamed al-Taba'i[6], Asmahan est constamment menacée d'expulsion d'autant plus qu'elle est jalousée par la reine Nazli Sabri dont son amant, le chambellan Mohamad Hassanein pacha, et son propre fils (le futur roi Farouk Ier d'Égypte) portent un grand intérêt à la chanteuse[5]. Pour se protéger, elle se marie au réalisateur égyptien Ahmed Baderkhan puis au grand séducteur et réalisateur Ahmed Salem[3].

Pendant la seconde Guerre mondiale, les Britanniques lui offre 40 000 £ pour jouer le rôle d'espionne et convaincre son premier mari et les druzes de ne pas intervenir contre les Alliés lors de l'Opération Exporter. Cette Mata Hari de l'empire britannique[7].

Elle meurt noyée avec son amie et confidente, Mary Baines enseignante universitaire, après que sa voiture pour une raison inconnue sombra dans les eaux du Nil, le 14 juillet 1944 (8). Sa mort très suspecte - le conducteur de sa Rolls Royce Silver Cloud, un mystérieux remplaçant de son chauffeur habituel, ayant disparu sans laisser de trace - donna naissance à de nombreuses rumeurs : les services de renseignement britannique ont été accusés de s'être débarrassé d'elle après qu'elle eut tenté de rencontrer des agents allemands, la Gestapo allemande a également été accusée pour l'aide qu'elle avait donnée aux forces britanniques et ceux de la France libre, le roi Farouk Ier d'Égypte après qu'elle eut repoussé ses avances, son frère Fouad pour l'avoir déshonoré ou son premier mari pour l'avoir humilié[5].La mort de la chanteuse reste jusqu'à nos jours une énigme .Il semble que le silence sur la disparition de la chanteuse arrangeait toutes les parties ainsi soupçonnées sauf son public qui génération après génération continue à vénérer son art.

Ce qui fait la particularité d'Asmahan, c'est son chant mélancolique et inspiré par la musique européenne comme sur Ya Touyour (composé par Mohamad El Qasabji) ou encore Layta Lil Barraq.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Images of enchantment: visual and performing arts of the Middle East, par Sherifa Zuhur », sur Google (consulté le 10 février 2010), p. 81
  2. Newspaper Article by Abdel-Fadil Taha 2008-05-23 Al-Quds Al-Arabi, "وحصلت الأسرة علي الجنسية المصرية وظلت تنعم بها ومنهم اسمهان بالطبع"
  3. a et b Asmahane ou (أسمهان)
  4. Professeur de chant et de luth oriental.
  5. a, b, c et d Patrick Liegibel, « Asmahane, idole et espionne », émission Au fil de l'histoire sur France Inter, 1er mai 2012
  6. (en) Sheriva Zumir, Colors of Enchantment : Theater, Dance, Music and the Visual Arts of the Middle East, American Univ in Cairo Press,‎ 2001, p. 280
  7. (en) Muhammad al-Taba'i, Asmahan Tells Her Story, Dar al-Shorouk Press,‎ 2008, p. 142-146

(8) Marie Seurat'Le destin brisé d'Asmahane' -- Éditions Grasset&Fasquelle 1998

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]