Application de la peine de mort dans le Connecticut
Le Connecticut, utilisa la pendaison comme d'exécution légale jusqu'en 1936, date à laquelle la potence fut remplacée par la chaise électrique. L'injection létale se substitua à cette dernière en 2005. Depuis, le Connecticut est d'ailleurs le seul État de Nouvelle-Angleterre à avoir procédé à une exécution durant les quarante-cinq dernières années, les États de cette localité étant relativement peu peuplés et bénéficiant d'un faible de taux de criminalité. En 2005 se déroula donc l'exécution de Michael Ross[1], un tueur en série condamné pour avoir étranglé huit femmes dans les années 1980 qui dut se battre devant la Justice pour prouver sa bonne santé mentale et ainsi obtenir sa propre exécution comme il le souhaitait après avoir passé 18 ans dans le couloir de la mort.
Dans le Connecticut, une personne encourant la peine de mort a le choix entre être jugée par un panel de trois juges ou par un jury à l'unanimité. Le gouverneur n'a pas le pouvoir de gracier les condamnés, c'est une fonction qui revient à un comité dont il ne fait pas partie[2]. Les condamnés à mort sont incarcérés et exécutés dans deux prisons à Somers, la loi de l'État requiert que l'exécuteur soit formé par un médecin[3]. Dix autres condamnés à mort attendent toujours actuellement leurs exécutions, parmi lesquels cinq sont responsables de meurtre sur des personnes appartenant à une minorité raciale, ethnique ou religieuse.
En 2008 le comité judiciaire de la législature a voté pour abolir la peine de mort jugée onéreuse et ineffective étant donné la rareté des exécutions. La chambre a adopté la mesure et le Sénat l'a suivi à un vote prés. Mais le gouverneur républicain Jodi Rell y mis son veto comme elle l'avait promis[4]. Selon un sondage, 61 % des habitants du Connecticut sont pour la peine de mort[5].
En novembre 2010, Stephen Hayes y a été condamné à mort pour le meurtre de trois personnes dont deux fillettes à l'occasion d'un cambriolage[6].
En janvier 2012, une étude sur la peine de mort dans le Connecticut (États-Unis) analyse 34 années de procès pour meurtres démontre que la sentence de mort est aléatoire. En effet, les crimes commis par ceux qui ont échappé à la peine capitale sont aussi graves que ceux des condamnés à mort[7].
En avril 2012, le Sénat et la Chambre ont voté tour à tour pour l'abolition de la peine de mort. L'abandon de la peine capitale est effectif le 25 avril 2012 lorsque le gouverneur démocrate Dan Malloy promulgue la loi[8]. La peine de mort est sans délai remplacée par la réclusion à perpétuité sans possibilité de sortie. La nouvelle loi ne s'appliquera pas aux personnes déjà condamnées.
Il y a en 2012 onze prisonniers condamnés à mort dans le Connecticut :
- Lazale Ashby
- Robert Breton
- Jessie Campbell
- Sedrick Cobb
- Steven Hayes
- Joshua Komisarjevsky
- Russell Peeler
- Richard Reynolds
- Todd Rizzo
- Eduardo Santiago
- Daniel Webb
Notes et références [modifier]
- (en) Le cas Michael Ross
- Seuls la Géorgie et l'Idaho sont également dans cette configuration.
- (en) Règlement sur le déroulement des exécutions dans le Connecticut
- (en) Rell Vows to Veto Ban on Death Penalty in Connecticut
- Topic Galleries -- Courant.com
- http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iCXdzjOA4Vm_ZWpSvJWTH00EyCkQ?docId=CNG.d843625c58114f875f619423d816c4aa.301
- http://deathpenaltynews.blogspot.com/2012/01/random-horror-of-death-penalty.html
- http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/04/25/l-etat-americain-du-connecticut-abolit-la-peine-de-mort_1691181_3222.html#xtor=RSS-3208