Abaï Kounanbaïouly

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Abaï Ibragim Kounanbaïouly (en kazakh : Абай Ибрагим Құнанбайұлы) est un poète, compositeur et moraliste kazakh né le 10 août 1845 et mort le 5 juillet 1904.

Abai Kunanbaev.jpg

Abaï Kounanbaïouly, généralement appelé Abaï, est plus connu sous le nom russifié d'Abaï Kunanbaïev (Абай Кунанбаев).

Timbre soviétique de 1965 rendant hommage à Abaï Kounanbaïouly

Abaï est né à Tchingis-Tau (aujourd'hui Karaoul), dans une famille de l'aristocratie aisée kazakhe. Après une solide formation religieuse, il est envoyé par son père à l'école russe de Semeï (anciennement Semipalatinsk) où il découvre la littérature russe. Sa connaissance du russe lui permettra de traduire, par le biais de cette langue, nombre d'œuvres occidentales alors inédites en kazakh.

Considéré comme le père de la littérature kazakhe, Abaï a composé un nombre important de poèmes, souvent destinés à être chantés. Il est également l'auteur de Paroles édifiantes, sorte de pamphlets moralistes dont le contenu a eu une grande influence sur le peuple kazakh.

Abaï y enjoint ses compatriotes à l'honnêteté, au respect des principes moraux et de la religion mais aussi à l'ouverture sur la culture russe. Abaï, peu suspect pourtant de trop grande sympathie à l'égard des troupes russes qui occupent son pays et y bousculent par leur présence l'équilibre économique, politique et culturel, voit dans l'apprentissage de la langue russe une porte s'ouvrant sur la culture mondiale à laquelle il souhaite ardemment faire participer son peuple.

Abaï est considéré au Kazakhstan comme l'un des pères de la nation. Un très grand nombre de monuments lui est consacré et ses écrits forment la base de la culture kazakhe. Sa vie a été retracée par l'écrivain Moukhtar Aouézov dans le livre La Jeunesse d'Abaï[1],[2].

Une statue en son honneur lui a été élevée à Moscou en 2006, boulevard des Étangs clairs.

En mai 2012 les environs de la statue sont pris pour point de ralliement par un mouvement d'occupation citoyenne contre le pouvoir sous le nom « Occupy Abai »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Trad. du kazakh par Léonide Sobolev et Antoine Vitez Préambule d'Aragon Collection Littératures soviétiques (no 5), Gallimard, Première parution en 1958, ISBN 2070201988 : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Litteratures-sovietiques/La-Jeunesse-d-Abai
  2. Extrait : http://jacques.mongnet.perso.sfr.fr/Aouezov.htm
  3. (en) France 24 : un mouvement Occupy en Russie