Aegirine

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Aegirine
Catégorie IX : silicates[1]
  Aegirine et analcime - Mont St Hilaire Québec - 6 cm

Aegirine et analcime - Mont St Hilaire Québec - 6 cm
Général
Classe de Strunz
Classe de Dana
Formule brute FeNaO6Si2NaFe3+Si2O6
Identification
Masse formulaire[2] 231,002 ± 0,004 uma
Fe 24,18 %, Na 9,95 %, O 41,56 %, Si 24,32 %,
Couleur vert foncé, noir, brun rouge, brun noir, noir verdâtre.
Classe cristalline et groupe d'espace Prismatique; C 2/c
Système cristallin Monoclinique
Réseau de Bravais Centré C
Macle simple et lamellaire sur {100}
Clivage Bon sur {110}
Cassure irrégulière à conchoïdale
Habitus Prismatique, aciculaire, capillaire.
Échelle de Mohs 6
Trait jaune grisâtre, gris jaunâtre, vert foncé.
Éclat vitreux, gras, résineux.
Propriétés optiques
Indice de réfraction a=1.72-1.778, b=1.74-1.819, g=1.757-1.839
Biréfringence Biaxial (-), 0.0370-0.0610
Dispersion 2vz ~ 60-90.
Fluorescence ultraviolet aucune
Transparence translucide à opaque
Propriétés chimiques
Densité 3,5 - 3,6
Fusibilité fond assez facilement en dessous de 1 000 °C
Solubilité insoluble dans les acides.
Propriétés physiques
Magnétisme Magnétique ou paramagnétique
Radioactivité aucune
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

L'aegirine est une espèce minérale du groupe des silicates sous groupe des inosilicates famille des pyroxènes sous famille des clinopyroxènes, de formule NaFe3+Si2O6 avec des traces de. Al;Ti;V;Mn;Mg;Ca;K;Zr;Ce;TR Les cristaux zonés d'ægirine sont très communs et l'altération en chlorite est fréquente, plus rare en épidote. Certains cristaux peuvent atteindre 35 cm. Elle est le pôle sodique de la série Aegirine - augite.

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

Décrite en partie par P. Ström, sous le terme d'achmite en 1821[3] c'est la descripion de Jöns Jacob Berzelius en 1835 qui fait référence[4]. Le nom du minéral s'inspire d'Ægir, dieu scandinave de la mer[5].

Topotype[modifier | modifier le code]

Rundemyr, Nedre Eiker, Buskerud, Norvège et Låven (Skådön; Lamö; Lamanskjaer), Langesundsfjorden, Larvik, Vestfold, Norvège.


Cristallographie[modifier | modifier le code]

  • Les paramètres de la maille sont : a = 9.65, b = 8.79, c = 5.29, Z = 4; bêta = 107.5° V = 427.95 Den(Calc)= 3.59

Gîtologie[modifier | modifier le code]

Constituant typique des syénites néphéliniques, de leurs équivalents effusifs et de leurs pegmatiques où l'ægirine peut exister en grands cristaux.

Minéraux associés[modifier | modifier le code]

ænigmatite, analcime, apophyllite, arfvedsonite, astrophyllite, catapléiite, eudialyte, néphéline, riebeckite, sérandite.

Synonymie[modifier | modifier le code]

  • achmite (Ström P. 1821) [6]
  • acmite[7]
  • aegerine, aegerite
  • aegirite
  • agirine
  • jadeite-aegirine (synonyme anglo-saxon)

Variétés[modifier | modifier le code]

  • urbanite (Sjögren) [8]: Variété déclassé du rang d'espèce en 1988 par l'IMA. Trouvée en Suède à Langban et à Nyberg, mais aussi au Japon Noda-Tamagawa, ile de Honshu[9].
    • Synonymie pour urbanite
    • jernschefferite[10]
    • lindésite ( L.J.Igelsrtröm 1984) [11]
  • acmite vanadifère (syn.vanadian-aegirine) : variété d'aegirine riche en vanadium de formule Na(Fe,V)Si2O6.

Gisements remarquables[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. Ström, P. (1821): Undersökning af ett nytt Fossil. Kongliga Vetenskaps-Academiens Handlingar, 160-163
  4. Berzelius, J. (1835): [Aegirine, Esmark]. Neues Jahrbuch für Mineralogie, Geognosie, Geologie und Petrefaktenkunde (von Leonard und Bonn), 1835: 184-185
  5. MINER Database von Jacques Lapaire - Minéraux et étymologie
  6. Treatise on mineralogy: or, The natural history of the mineral kingdom, Volume 3 Par Friedrich Mohs P.67 1825
  7. The Edinburgh journal of science, Volume 3 Par Royal Society of Edinburgh P.327 1825
  8. Bulletin of the Geological Institution of the University of Upsala, Volumes 1-2 Par Uppsala universitet. Mineralogisk-geologiska institutionen
  9. Watanabe, T. (1959) Mineralogical Journal, 2, 6, 408-421
  10. Strunz mineralogical tables: chemical-structural mineral classification system 2001
  11. Le Naturaliste, Volumes 17-18 - Page 36 1895
  12. Piilonen, P.C., McDonald, A.M. and Lalonde, A.E. (1998), The crystal chemistry of aegirine from Mont Saint-Hilaire, Quebec. Canadian Mineralogist: 36: 779-791; Tschernich, R. (1992): Zeolites of the World, p.52
  13. Gleba, 1978. Massachusetts Mineral & Fossil Localities
  14. Mineral. Rec. 14:51; Rocks and Minerals 66:6, p453; Cannon, B. (1975): Minerals of Washington, p.49
  15. R. Pierrot, P. Picot, J.J. Périchaud : "Inventaire Minéralogique du Cantal", BRGM and Editions G. de Bussac, 1971
  16. Bull. Soc. Franç. Minéralo. Cristallo. , 1974, 97, pp. 465-469.
  17. Bull. Minéral. , 1984, 107, pp. 345-356.
  18. American Mineralogist, Volume 94, pages 1216–1222, 2009
  19. Raade, G. (1996): Minerals originally described from Norway. Bergverksmuseet Skrift 11, p 17-18
  20. Blatter, F. (1997): Bergbau in Langban, Sweden. Aufschluss 48 (2), 97-123.