Zénaïde Fleuriot

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Zénaïde Fleuriot
Description de l'image Zénaïde Fleuriot.jpg.
Nom de naissance Zénaïde-Marie-Anne Fleuriot
Alias
Anna Edianez
Anna Edianez de Saint-B.
Anna Edianez de L.
Naissance
Drapeau de la France Saint-Brieuc, France
Décès (à 61 ans)
Drapeau de la France Paris, France
Activité principale
Écrivain
Distinctions
Prix de l'Académie française (1873)
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
Romans pour jeunes filles

Œuvres principales

  • Aigles et Colombes (1873)

Zénaïde-Marie-Anne Fleuriot (Saint-Brieuc, - Paris, ), est une écrivaine française qui connut à son époque un très grand succès. Elle écrit plus de 83 romans de jeune fille, (Blog Gallica[1]), dont une part importante est publiée dès 1884 chez Hachette dans les collections Bibliothèque rose et Bibliothèque bleue.

Elle publie ses écrits sous le pseudonyme d'Anna Edianez, Edianez étant l’anagramme de Zénaïde et Anna un dérivé d’un de ses prénoms, Anne. On trouve également sa signature sous les formes suivantes : Anna Edianez de Saint-B. et Anna Edianez de L.[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

La tombe de Zénaïde Fleuriot, Locmariaquer

Zénaïde Fleuriot est née en Bretagne dans une famille chrétienne fidèle aux Bourbons. Ses parents ont seize enfants dont cinq seulement survivent. Son père, Jean-Marie, très tôt orphelin de mère, est élevé par un oncle prêtre, qui est fusillé à Brest en 1794 pour refus de serment à la Convention. À 14 ans, il s'engage dans l'armée et combat à Austerlitz en 1805. Réformé en 1806, il entame des études de droit et devient avoué à Saint-Brieuc. Il perd sa fortune et sa position en dénonçant la monarchie de Juillet issue des Trois Glorieuses. Zenaïde Fleuriot est fortement influencée par l'environnement familial. De 1849 à 1860, elle est préceptrice des enfants de la famille Guillotou de Kerever, l'hiver à Saint-Brieuc, l'été au Château Bily à Ploufragan[3].

Au printemps 1872, Zénaïde Fleuriot, venant rejoindre au bord de la mer sa belle-sœur et ses deux enfants, découvre Locmariaquer. Elle se fait construire une vaste demeure en 1873, offrant une vue sur le golfe du Morbihan et lui donne le nom de Kermoareb : « la maison de ma tante ». C'est là qu'elle écrit notamment Petit chef de famille.

Lorsqu'elle meurt à Paris, son cercueil est transporté en train depuis la gare de Paris-Montparnasse et ramené en terre bretonne au cimetière de Locmariaquer. Le cercueil est porté par huit marins du village. Illustration de la survivance du culte païen des pierres, elle est enterrée sous une stèle gauloise sculptée en forme de menhir[4].

La carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Elle publie d'abord quelques essais sous le nom d'Anna Edianez, puis rapidement ses premiers romans sous le nom de Zénaïde Fleuriot. À partir de 1860, elle fréquente les maisons d'édition.

Après ces premières publications, elle collabora avec le Journal des Demoiselles, La Mode illustrée, Le Journal de la jeunesse et à la collection Bibliothèque rose. Son roman Aigles et Colombes est récompensé par l'Académie française avec un prix de 1500 F.

L'influence des valeurs familiales lui donne en permanence le souci de ne pas blesser la foi chrétienne et les bonnes mœurs. Elle rencontre un grand succès auprès de la bourgeoisie catholique. Ses romans sont traduits en allemand par Hoffmann en Autriche.

Frappée par une suite de deuils et profondément chrétienne, elle songe en 1867 à se faire religieuse cloîtrée. À Rome, elle rencontre la princesse Carolyne de Sayn-Wittgenstein, compagne de Liszt, qui devient sa conseillère. Elle poursuit son œuvre littéraire. De 1874 à 1879, elle dirige le journal : La Semaine des familles. Elle organise et dirige à partir de 1871 une école féminine professionnelle, à Paris[5].

Postérité[modifier | modifier le code]

Son nom a été donné à des rues à Locmariaquer, Saint-Brieuc et Rennes, ainsi qu'à la médiathèque municipale de Locmariaquer inaugurée en 2010.

Romans[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • 1857 : La Fontaine du moine rouge
    Nouvelle qui remporta le prix du concours organisé par la revue littéraire lyonnaise La France littéraire)
  • 1859 : Souvenirs d'une douairière - éditions Dentu, Paris. Troisième édition, Paris : A. Bray, 1866.- In-18, 284 p.
    C'est son premier succès populaire. On se dispute alors ses feuilletons à la Semaine des familles, au Journal des Demoiselles et à la Mode illustrée)
  • 1860 : Marquise et Pêcheur - éd. A. Bray, Paris.
  • 1861 : Ève - collection Lecture pour tous, éd. C. Dillet.
  • 1861 : Une famille bretonne - éd. A. Bray, Paris.
  • 1862 : La Fille du serrurier - Vitry : impr. de F.-V. Bitsch. Reproduit du "Messager de la semaine" pour les abonnés de L'Écho de la Marne.
  • 1862 : Sans beauté - C. Dillet, Paris.
  • 1862 : La Vie en famille - Précédée d'une introduction par M. Alfred Nettement, éd. A. Bray, Paris.
  • 1863 : Histoire pour tous - C. Blériot, Paris.
  • 1863 : Réséda - éd. A. Bray, Paris.
  • 1863 : Un cœur de mère -
  • 1864 : Au hasard, causeries et nouvelles - éd. A. Bray, Paris.
  • 1864 : Yvonne de Coatmorvan.
  • 1865 : Les Prévalonnais, scènes de province - éd. A. Bray, Paris.
  • 1866 : Le Chemin et le but (suivi de Une saison au bord de la mer), nouvelles - éd. A. Bray.
  • 1866 : Une saison au bord de la mer (suite du Chemin et le but) - A. Bray.
  • 1866 : La Clef d'or - éd. C. Dillet.
  • 1866 : La Glorieuse - C. Dillet.
  • 1866 : Sans nom - A. Bray.
  • 1867 : L'Oncle trésor - C. Dillet.
  • 1867 : Une année de la vie d'une femme - P. Brunet, Paris, 270 p.
  • 1867 : Une chaîne invisible - P. Brunet, Paris, 269 p.
  • 1868 : Petite belle - Lecoffre fils, 302 p.
  • 1868 : Alix (en deux volumes) - Lecoffre fils, In-18, 417 p.
  • 1868 : Histoire intime - P. Brunet, 300 p.
  • 1869 : Deux bijoux - Lecoffre fils, In-18, 284 p.
  • 1869 : Mon sillon - P. Brunet, In-18, 328 p.
  • 1870 : À l'aventure - Lecoffre fils, In-18, 139 p.
  • 1870 : Ce pauvre vieux (la suite a pour titre : Marga)- Lecoffre fils, In-18, VIII-314 p.
  • 1870 : Notre passé - P. Brunet, In-18, 304 p.
  • 1871 : Siège de Paris. Entre absents. Aux mères françaises - Lecoffre, In-16, 11 p.
  • 1871 : Siège de Paris. Entre absents, réponse à la lettre d'un mobile breton - Lecoffre, In-16, 9 p.
  • 1871 : Une parisienne sous la foudre - éd. H. Plon, Paris, In-18, 243 p.
  • 1872 : Marga (le second tome de Ce pauvre vieux) - Lecoffre fils, In-18, 288 p.
  • 1872 : Les Mauvais Jours : note d'un bourru sur le siège de Paris - C. Dillet, In-12, 288 p.
  • 1872 : Mes héritages - Lecoffre fils, In-18, 272 p.
  • 1872 : Notre capitale Rome - H. Plon, In-18, 320 p.
  • 1873 : Aller et retour Paris-Paray-le-Monial - Lecoffre fils, In-16, 52 p.
  • 1873 : Aigle et Colombe (prix de l'Académie française) - Firmin-Didot frères, fils et Cie, In-18, 420 p.
  • 1873 : Les Pieds d'argile (2 volumes, la suite a pour titre : Armelle Trahec)- Lecoffre fils, in-18.
  • 1873 : Le Théâtre chez soi, comédies et proverbes - C. Dillet, In-18, 287 p.
  • 1873 : Le Petit Chef de famille.
  • 1874 : Armelle Trahec (suite des Pieds d'argile) - Lecoffre fils, In-18, 314 p. Réédition 1926 : Reims, Hirt et Cie, impr.-éditeurs, 53, rue des Moissons , 1926. (18 juin 1927.) In-16, 154 p. Foyer-Romans. N° 73. Réédition 1933 : Paris , 18 rue Jacob: éditions Gautier-Languereau, 1933 ( Orléans : impr. du Loiret ) .- 1 vol. (255 p.) : couv. ill. ; 17 cm. Collection Familia. - Achevé d'imprimer le 25 août 1932.
  • 1874 : Plus Tard ou le jeune chef de famille (le second tome de Petit Chef de famille).
  • 1874 : Bigarette - illustré par Adrien Marie, collection Bibliothèque rose illustrée, éd. Hachette,
  • 1875 : Monsieur Nostradamus - Nouvelle collection à l'usage de la jeunesse, éd. Hachette, In-8°, 292 p., réédité en 1910.
  • 1875 : En congé - Hachette, 260 p.
  • 1876 : La Petite Duchesse (la suite a pour titre : Alberte) - illustré par Adrien Marie, Nouvelle collection à l'usage de la jeunesse, Hachette, 254-8 p.
  • 1874 : Miss idéal - Lecoffre fils, In-18, 324 p. Suite de mes héritages
  • 1877 : Un fruit sec - Lecoffre fils, 2 vol., 261 et 315 p.
  • 1877 : Un enfant gâté.
  • 1878 : Les Aventures d'un rural (en deux volumes) - Paris ; Lyon : Lecoffre fils et Cie, 2 vol., in-18, 280, 223 p.
  • 1878 : Raoul Daubry (le troisième tome de Petit chef).
  • 1878 : Grand cœur - Nouvelle collection à l'usage de la jeunesse, éd. Hachette, In-8°, 253 p.
  • 1878 : Mlle Z - Nouvelle collection à l'usage de la jeunesse, éd. Hachette, In-8°, 253 p
  • 1880 : Bonasse.
  • 1880 : La Rustaude.
  • 1880 : Mandarine.
Tranquille et Tourbillon, Bibliothèque rose.
  • 1880 : Tranquille.
  • 1880 : Tourbillon.
  • 1881 : Tombée du nid (le deuxième tome de Mandarine).
  • 1881 : Alberte (le deuxième tome de Petite Duchesse).
  • 1881 : Charybde et Scylla.
  • 1881 : Cadette.
  • 1882 : Bouche en cœur.
  • 1882 : Gildas l'intraitable.
  • 1882 : Faraude.
  • 1882 : Cadok.
  • 1883 : Caline.
  • 1883 : L'Héritier de Kerguignon (le deuxième tome de Cadok).
  • 1883 : Sous le joug (le deuxième tome de Gildas l'intraitable).
  • 1884 : Désertion.
  • 1885 : Caline[6],[7]
  • 1885 : Ces bons Rosaëc (le deuxième tome de Désertion).
  • 1885 : Feu et flamme.
  • 1887 : Le Clan des têtes chaudes.
  • 1887 : Au Galadoc (le deuxième tome du Clan des têtes chaudes).
  • 1887 : Le Cœur et la tête (le deuxième tome de Tranquille et Tourbillon).
  • 1888 : De trop.
  • 1888 : L'Exilée du Val Argand (le deuxième tome de Le Cœur et la tête).
  • 1888 : Parisiens et Montagnards.
  • 1888 : Les Premières pages.
  • 1889 : Cœur muet.
  • 1889 : Loyauté.
  • 1890 : Bengale (le deuxième tome de Galadoc).

Publications posthumes[modifier | modifier le code]

  • 1891 : Rayon de soleil.
  • 1892 : Papillonne.
  • 1897 : Mon dernier livre.

Note : à la liste de ses romans, il faut ajouter Grancœur publié en 1933 par la librairie Hachette.

Les Éditions Saint-Rémi, BP80, 33410 Cadillac ont entrepris la réédition des oeuvres de Zénaïde Fleuriot. (48 titres réédités).

Citations[modifier | modifier le code]

Madame Parpalaid, à Knock : « Sur le parcours, le paysage est délicieux. Zénaïde Fleuriot l'a décrit dans un de ses plus beaux romans, dont j'ai oublié le titre. »

(Knock, Acte I, scène 1).

« Je mourrai avec la passion de la mer ; elle me produit l'effet d'une zone intermédiaire entre la terre et le ciel. »

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Locmariaquer : Plaquette d'information publiée par l'Association des Amis de la Chapelle Saint-Michel de Locmariaquer (1995) (pages 23 –24)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Loup Avril, Mille Bretons, dictionnaire biographique, Les Portes du large, Saint-Jacques-de-la-Lande, 2002, (ISBN 2-914612-10-9).
  • Emmanuel Salmon-Legagneur, Les noms qui ont fait l’Histoire de Bretagne, Coop Breizh/Institut Culturel de Bretagne, 1997, (ISBN 2-84346-032-8) et (ISBN 2-86822-071-1).
  • Daniel Carfantan, Zénaïde Fleuriot, une romancière bretonne du XIXe siècle, Fougères, Editions Henry des Abbayes, 2018, (ISBN 978-2-37915-008-1)
  • Roger Musnik, « Zenaïde Fleuriot (1829-1890) », Le blog de Gallica,‎ (lire en ligne)
  • F. Fleuriot-Kerinou. Zénaide Fleuriot, sa vie, ses oeuvres, sa correspondance. 1898.- In-8 , VIII-584 p. et portr. Adresse d'imprimeur au verso du faux-titre et à la fin "Coulommiers. Imprimerie Paul Brodard". Frontispice en phototypie : Zénaïde Fleuriot en 1880. Page 36, portrait : Zénaïde Fleuriot à vingt ans (signé C.L.). Page 180, portrait : S. A. Madame la Princesse de Sayn-Wittengenstein-Berlebourg née Ivanowska. Page 454, vue du village : Kermoareb. Pages 580-582 : Liste des Ouvrages de Zénaïde Fleuriot. (dont M. Nostradamus, dans la Nouvelle Collection à l’usage de la Jeunesse (In-8° illustrée) à la Librairie Hachette et Cie.
  • Zénaïde Fleuriot ou le parcours d'un écrivain catholique pour la jeunesse au XIX °siècle. Prés. par Caroline Rouxel ; sous la dir. de Franck Laurent Le Mans , Université du Maine, 2005.- 101 p. : dactylogr. ; 30 cm.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Zenaïde Fleuriot (1829-1890) | Le blog de Gallica », sur gallica.bnf.fr (consulté le )
  2. [1] Source BnF
  3. « Ploufragan : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune chef lieu de canton) », sur www.infobretagne.com (consulté le )
  4. Jacques Briard, Les mégalithes, ésotérisme et réalité, éditions Jean-Paul Gisserot, (lire en ligne), p. 108
  5. Gaëlle Pairel, Geneviève Roy et Claude Thomas, Femmes de lettres en Bretagne, (ISBN 979-10-97465-02-5, OCLC 1266272353, lire en ligne)
  6. Notice n°: FRBNF30441719 de la Bibliothèque nationale de France.
  7. Ce titre sera rebaptisé Caline, jeune fille pour l'édition de 1950 chez Hachette. Illustrations de André Pécoud.
  8. Site officiel de l'Académie française