Thomas-Marie Royou

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Thomas-Marie Royou
Image illustrative de l’article Thomas-Marie Royou

Naissance 1743
Décès 1792
Profession Prêtre catholique, Journaliste, Philosophe
Spécialité Politique
Médias
Pays Drapeau de la France France
Média Presse écrite
Presse écrite L'Ami du roi

Thomas-Marie Royou, né le et mort le [1], connu sous le nom d’abbé Royou, est un professeur de philosophie qui s'illustra comme journaliste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est connu avant la Révolution française comme adversaire du parti philosophique au sein de l'Année littéraire dirigé par Élie Fréron, dont il est le beau-frère.

En 1776, au décès de son beau-frère Elie Fréron, il prend en main la direction de l'Année Littéraire, que son neveu Louis-Marie Stanislas Fréron trop jeune ne pouvait assurer.

L'abbé Royou fut journaliste au Journal de Monsieur dont l'Académie obtint la suppression, en 1783, pour un compte-rendu de séance irrespectueux.

À la Révolution, en 1790, avec Galart de Montjoie, Julien Louis Geoffroy et Jacques Corentin Royou, son frère, il fonde L'Ami du roi, un organe ultraroyaliste – sans doute le plus important. Il y écrit des articles très appréciés dans les milieux contre-révolutionnaires.

Le , un décret supprime l'Ami du roi ; l'abbé Royou est accusé d'abus de liberté de presse et traduit devant la Haute Cour. Malade, l'abbé se cache et meurt peu après.

Il est le frère de l'historien Jacques-Corentin Royou.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Harvey Chisick, The Production, Distribution Readership of a Conservative Journal of the Early French Revolution : The Ami du Roi of the Abbé Royou, Philadelphie, American Philosophical Society, 1992 (ISBN 0871691981)

Liens externes[modifier | modifier le code]