Le Journal de la jeunesse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Le Journal de la jeunesse est un hebdomadaire français illustré, fondé en 1873 par la librairie Hachette, destiné aux enfants fortunés de dix à quinze ans. Il disparaît en 1914.

Il mêle articles pédagogiques et œuvres de fiction. Les personnages de la future famille Fenouillard de Christophe y font leur première apparition en janvier 1889, sous le nom de famille Cornouillet.

Historique[modifier | modifier le code]

Le titre est porté en 1816 et 1817 par un mensuel que rédige Félicité de Genlis[1]. Il est repris plusieurs fois au cours du XIXe siècle, mais sans succès probant.

Ce n'est qu'au premier semestre 1873 que la librairie Hachette lance de façon décisive Le Journal de la jeunesse. Désormais, il s'agit d'un hebdomadaire, destiné aux enfants de dix à quinze ans[2]. Luxueux, abondamment illustré, il est réservé aux lecteurs des classes favorisées[1]. Il cesse de paraître en 1914, en raison de la Première Guerre mondiale[2].

Contenu[modifier | modifier le code]

Articles pédagogiques[modifier | modifier le code]

Des articles documentaires illustrés vulgarisent les sciences physiques, les sciences naturelles (les animaux sont très présents), l'archéologie, l'histoire et la géographie[2].

Récits de fiction[modifier | modifier le code]

Le journal propose aussi des contes (notamment d'inspiration orientale) et des romans-feuilletons édifiants. Les uns comme les autres sont illustrés de gravures insérées dans le texte, mais aussi de gravures pleine page qui sont des œuvres d'artistes connus (Édouard Riou, Henri Théophile Hildibrand, Charles Laplante, Fortuné Méaulle, Nicolas et Charles Barbant[2]…)

La famille Cornouillet[modifier | modifier le code]

Le , dans le no 841, débute un feuilleton illustré de Christophe, « Une partie de campagne », qui met en scène les quatre membres de la famille Cornouillet : Agénor (le père), madame Cornouillet[3], Artémise (la fille aînée) et Cunégonde (la cadette). Le récit, en dix épisodes, paraît jusqu'au 16 mars (no 850)[4].

Le 31 août, cette famille burlesque reprend du service sous le nom de famille Fenouillard dans un journal concurrent que vient de lancer l'éditeur Armand Colin : Le Petit Français illustré[5]. Les personnages conservent tous les traits de la famille Cornouillet. Mais ce n'est plus du texte illustré. C'est de la bande dessinée[6].

Article détaillé : La Famille Fenouillard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christine Thirion, « La presse pour les jeunes de 1815 à 1848 », sur bbf.enssib.fr.
  2. a b c et d Samuel Minne, « Le Journal de la jeunesse, l'année 1978 - Hachette », sur amicaledesnidsapoussiere.over-blog.com, 27 mars 2014.
  3. Christophe donne les prénoms de monsieur Cornouillet et de ses deux filles (ces trois prénoms resteront les mêmes dans la famille Fenouillard), mais on ignore celui de madame Cornouillet (madame Fenouillard s'appellera Léocadie).
  4. Le Journal de la Jeunesse : 1889, premier semestre, sur gallica.bnf.fr, Paris, Hachette, p. 112, 127, 143, 160, 175, 191, 207 et 208, 224, 239 et 240, 255.
  5. Le Petit Français illustré : journal des écoliers et des écolières est lancé par l'éditeur Armand Colin le . Le Petit Français illustré, sur gallica.bnf.fr, no 1.
  6. « Christophe - Georges Colomb (1846-1945) », sur loicdauvillier.com.