Władysław Bartoszewski

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Władysław Bartoszewski
Wladyslaw Bartoszewski 01.JPG
Fonctions
Sénateur de Pologne
-
Ministre des Affaires étrangères (d)
-
Ambassadeur
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
VarsovieVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière militaire de Powązki (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Władysław Bartoszewski (Écouter), né le à Varsovie et mort le dans la même ville, est un historien et homme politique polonais. Il est résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, « Juste parmi les nations », sénateur et ministre des Affaires étrangères en 1995 et de 2000 à 2001.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le , il est arrêté par les nazis et envoyé à Auschwitz-Birkenau (prisonnier numéro 4427), dont il est libéré le grâce à l'action de la Croix-Rouge[1] polonaise. En août 1942, commence son activité dans la résistance polonaise (Armia Krajowa). À partir de septembre 1942, il s'engage dans la Commission d'aide aux juifs - Żegota[1]. Dans ce cadre il organise l'aide aux insurgés du ghetto de Varsovie en avril 1943.

À partir du , il prend part à l'insurrection de Varsovie. Il quitte Varsovie en octobre suivant pour Cracovie.

Après la guerre, il est membre du Parti paysan polonais (PSL), la seule organisation politique d'opposition aux communistes. Le , il est arrêté par les communistes pour « espionnage » et emprisonné dans une prison du ministère de la sûreté intérieure[2]. Condamné à huit ans de détention, il est libéré dès 1954 à cause de son état de santé. À partir de 1955, il se consacre au journalisme. En 1966, il reçoit le titre de « Juste parmi les nations » attribué par l'institut Yad Vashem pour son action pendant l'occupation allemande.

En 1969, il est élu au PEN Club polonais, dont il est secrétaire général en 1972 et 1983. Entre 1973 et 1985, il enseigne l'histoire contemporaine à l'université catholique de Lublin.

Il prend activement part à l'opposition démocratique en Pologne. En 1976, il est l'un des signataires de la lettre des intellectuels contre les amendements de la Constitution polonaise (notamment l'inscription de l'amitié polono-soviétique et du rôle dirigeant du POUP). À partir de 1978, il est l'un des fondateurs de la Société des cours scientifiques (TKK), une université alternative clandestine où il enseigne également. En août 1980, il soutient publiquement puis adhère au syndicat Solidarność, il est interné en décembre 1981 par le gouvernement du général Jaruzelski.

Après le changement de régime, il devient ambassadeur de la Pologne en Autriche (1990-1995), puis est ministre des Affaires étrangères de mars à décembre 1995, dans le gouvernement Oleksy. Il est ensuite sénateur de 1997 à 2001 et de nouveau ministre des Affaires étrangères de juin 2000 à octobre 2001, dans le gouvernement Buzek. Germanophone, il participe à la dynamisation du Triangle de Weimar.

Il est également chargé à partir de 1990 de la présidence du Conseil international du musée d'Auschwitz qui assiste la direction de celui-ci dans ses choix et décisions concernant les expositions, publications et relations avec l’extérieur.

Il est membre de l'Académie européenne des sciences et des arts[3].

Le 30 avril 2009, lors d'un déplacement en Pologne, François Fillon Premier ministre, lui remet les insignes de commandeur de la Légion d'honneur[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bartoszewski à Budapest en 2013.
  1. a et b « Intervention de François Fillon à l'ambassade de France à Varsovie », sur Portail du Gouvernement, (consulté le 17 mai 2018).
  2. Par un paradoxe caractéristique de la situation politique polonaise, Bartoszewski est jugé pour son activité au sein de l'Armia Krajowa durant l'occupation allemande. Au sein du Żegota, il travailla pour sauver les Juifs avec Adolf Berman, dont le frère Jakub est responsable des services de sécurité staliniens en Pologne.
  3. (en) European Academy of Sciences and Arts - Academia Scientiarum et Artium Europaea - Members sur http://www.euro-acad.eu
  4. « Visites des Premiers ministres », sur La France en Pologne, Ambassade de France à Varsovie, (consulté le 17 mai 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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