Thomas Fabius

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Thomas Fabius
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Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité
Père
Mère
Fratrie
Victor Fabius (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Thomas Fabius, né le dans le 16e arrondissement de Paris, est le fils de Laurent Fabius. Dirigeant de plusieurs PME, principalement dans les secteurs de l’immobilier et de la gestion d’entreprises[1].Thomas Fabius est par ailleurs réputé pour être un grand joueur de casino[2].

Famille[modifier | modifier le code]

Fils de l'homme politique Laurent Fabius (né en 1946) et de la productrice Françoise Castro (née en 1947), Thomas Fabius est issu d'une célèbre lignée d'antiquaires parisiens avec son arrière grand-père Élie Fabius (1864-1942), son grand-père André Fabius (1908-1984) et son oncle François Fabius (1944-2006). Par son père, il est le neveu de la décoratrice et costumière Catherine Leterrier (née Fabius en 1942) et de son époux l'acteur François Leterrier (né en 1929) et cousin de l'acteur et réalistateur Louis Leterrier (né en 1973).

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Thomas Fabius a commencé sa scolarité au collège Henri-IV, puis au lycée Montaigne, où il « fait le pitre pour amuser la galerie et tromper l'ennui »[3]. En 1999, il obtient un baccalauréat ES à l'âge de 16 ans, puis il entame une classe préparatoire à HEC à Intégrale, une classe préparatoire privée [4]. Il n’atteindra pas la fin de la prépa, ce qui ne lui permettra pas de passer les concours des plus grandes écoles de commerce En 2001, après avoir passé 4 mois au Club Med Gym de Gregolimano (Grèce) comme GO et professeur de tennis[5], sa passion, Thomas Fabius entre chez Accor par l'intermédiaire de son père, Laurent Fabius, qui aurait demandé à Jean-Marc Espalioux[6], président du directoire du groupe hôtellier, de l'accueillir, dans l'optique d'appréhender le secteur et les métiers de l'hôtellerie. Il travaillera dans un premier temps au Sofitel de Bercy où il exercera plusieurs fonctions telles que la restauration auprès du chef de cuisine, la commercialisation des espaces conventions/réunions ainsi que l'hébergement aux côtés de la gouvernante générale.

De 2002 à 2003, toujours au sein du groupe Accor, il intègre ensuite l’hôtel Novotel de Porte de Bagnolet. C'est à ce moment-là que Thomas Fabius commence à s'intéresser aux forces commerciales et au Yield management, système de gestion tarifaire des capacités disponibles de chambres en hôtellerie ou de sièges dans le transport aérien et ferroviaire, qui a pour objectif l'optimisation du remplissage et du chiffre d'affaires. Il est nommé Yield manager et met en place le système de yield management dans ce plus grand Novotel d’Europe composé de 611 chambres. En mai 2003, il intègre pour un an Market Place[7], alors l’agence événementielle du groupe Accor, en tant que chef de projet et concepteur rédacteur. Il s’occupe notamment du développement des partenariats public/privé[8].

Thomas Fabius prendra ensuite le poste de directeur adjoint du Novotel de Porte de Bagnolet, avant de quitter le groupe Accor après 3 ans passées dans le secteur de l'hôtellerie et de l'événementiel. Après son passage dans le groupe hôtelier, le groupe Accor dira qu'« il n’a pas laissé le souvenir d’un très grand bosseur »[6].

De mai à août 2004, il travaille chez Connect Factory au sein du groupe Aegis Media France, agence événementielle de Dentsu Aegis Network, groupe britannique de publicité et d'études de marché coté sur le London Stock Exchange et présent dans l'indice FTSE 250, en tant que conseiller du Président Laurent George[réf. nécessaire]

En septembre 2004, il cofonde la société People & Baby[9]. La société vise à créer et gérer des crèches privées d’entreprises en France (mais aussi municipales en délégation de service public) afin de faciliter le dilemme des modes de gardes pour les salariés des entreprises concernées et de permettre de mieux concilier vie privée et vie professionnelle pour les femmes. Au sein de People & baby, il s’occupe du développement commercial et contribue par son image à faire connaître le concept de crèches privées. Il quitte la société au bout de 18 mois[6],[10] après avoir vendu ses parts aux deux associés en place pour divergences stratégiques[10].

Il est depuis 2005 le dirigeant de TF Conseils. L'entreprise exerce des activités de conseil, notamment dans les domaines financier et stratégique. Par ailleurs, il se présente comme conseiller auprès d'investisseurs institutionnels et privés dans leur stratégie immobilière[réf. nécessaire][11]. Il réalise aussi des opérations de promotion immobilière pour son propre compte.

Procédures judiciaires[modifier | modifier le code]

En 2009, Thomas Fabius conseille l’entreprise Unipay’s dans le cadre de la recherche d’investisseurs pour le financement d’un système de cartes de paiement. À la suite de la plainte d'un associé le visant, il est entendu par la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA). Il sera condamné à 15 000 euros, dont 10 000 avec sursis, pour abus de confiance par le tribunal correctionnel de Paris dans le cadre d'une procédure de « plaider-coupable »[12]. À l'époque des faits, un proche de Thomas Fabius s'interrogeait sur une « possible manipulation d'un homme au nom respectable »[13].

En mars 2012, une enquête préliminaire est ouverte contre X[7] pour définir les conditions d'acquisition de la résidence principale de Thomas Fabius, un appartement de 285 m2 acheté plus de 7 millions d'euros alors que celui-ci ne déclarait aucun revenu à titre personnel. Des signalements Tracfin[14] avaient alors pointé des transferts de fonds inhabituellement élevé sur ce compte personnel dont la provenance était les casinos et certains médias mettaient en cause la structuration financière de l'acquisition et sa régularité[7]. Son avocat Me Cyril Bonan[15] indique en juillet 2013 que cet appartement a été « l'appartement personnel de M. Thomas Fabius et de sa compagne a été acheté dans des conditions normales. L'acquisition a été financée pour partie par un apport personnel de M. Thomas Fabius et pour partie par un emprunt bancaire »[16]. Après 4 ans d'enquête, la justice française a entendu Thomas Fabius le 15 décembre 2015[17] après une garde à vue de 12 heures de laquelle il est ressorti libre[18]. Il a pu à cette occasion rappeler les conditions dans lesquelles il a fait cette acquisition, à savoir plusieurs millions d'euros investis en fonds propres (provenant notamment des gains de casinos anglais)[19] et plusieurs millions d'euros de prêts consentis par la banque Monte Paschi[20], gagés dans un contrat d'assurance vie doté de 3 millions d'euros.

Cette affaire a beaucoup intéressé les médias, si bien que certains[Qui ?] ont pu y voir un acharnement visant Laurent Fabius, le père de l'intéressé. Dans la même lignée, certains journalistes dénoncent à la suite de la parution d'une photo privée datant de 7 ans un acharnement visant avant tout le père de Thomas Fabius. Le journaliste de Challenges Bruno Roger-Petit soulignait à l'époque de « ne pas céder à la tentation qui transforme l'humaine et saine curiosité naturelle en voyeurisme morbide »[21].

En juillet 2014, au volant de son Audi cabriolet, il aurait, révèle Le Point, forcé un barrage de police et grillé un feu rouge, poursuivi par la BAC et des policiers puis arrêté[22]. L'hebdomadaire souligne que Thomas Fabius a rappelé aux policiers qu'il était le fils du ministre des Affaires Etrangères. Emmené au commissariat du 7e arrondissement, il en ressort libre, sans avoir été placé en garde à vue[23]. L’avocat de Thomas Fabius, Me Cyril Bonan, a indiqué qu’il y avait bien eu une interpellation, « mais pas une arrestation »[24], tout en précisant que Thomas Fabius n'avait pas refuser d'obtempérer et qu'il n'y avait « pas de délit de fuite, pas de garde à vue, pas d'amende »[25] suite à cette interpellation.

Passion pour le casino[modifier | modifier le code]

Thomas Fabius est connu pour avoir été un gros joueur de roulette. Thomas Fabius jouait essentiellement en Angleterre, aux États-Unis ainsi qu'à Monaco. Il a connu à ces occasions des gains très importants ainsi que des pertes comparables[26]. Il a contracté plusieurs dettes, principalement aux États-Unis. Les gains de jeux de casinos ne sont pas imposables en France, ce qui expliquerait l'origine de sa fortune[27]. Thomas Fabius a été soumis à un contrôle fiscal d'une durée de 3 ans, avec à l'issue de celui-ci une absence de redressement. L'hebdomadaire Le Point avance que le joueur n'aurait jamais fait l'objet d'un contrôle fiscal[19]. Il est interdit volontaire de casinos en France[28].

Fin 2013, il est mis en cause par les médias pour avoir bénéficié d'un traitement de faveur auprès de la Société des bains de mer (SBM) concernant l'« effacement » d'une dette de jeu de 700 000 euros par un casino de Monaco[29],[30],[31]. La Direction de la SBM a catégoriquement démenti l'information[32].

En octobre 2015, il fait l'objet d'un mandat d'arrêt aux États-Unis. Il est accusé d'avoir émis des chèques sans provision à des casinos de Las Vegas (Nevada) pour un montant supérieur à 3,5 millions de dollars[33]. Au cours de la soirée du 15 au 16 mai 2012, il aurait perdu auprès de trois hôtels de Las Vegas, le Palazzo, l'Aria et le Cosmopolitan, 3,3 millions de dollars[34]. Le mandat d'arrêt n'étant pas international, Thomas Fabius ne juge pas nécessaire de retourner aux États-Unis pour faire face à ses responsabilités. Il encourt dix ans ferme de réclusion car ce qu'il a fait est considéré comme un vol, l'émission des chèques sans provision étant intentionnelle.

Médias[modifier | modifier le code]

Thomas Fabius a également côtoyé le monde de la télévision, en ayant notamment été chroniqueur radio-télé :

  • De 2002 à 2003 sur la radio BFM dans l'émission politique Langues de P… . L'émission entendait donner la parole à des observateurs du « microcosme » tels que des journalistes, des intellectuels et à quelques politiques réputés pour leur liberté de parole qui devaient décrypter les déclarations, les faits et gestes des candidats de la campagne présidentielle de 2002[35].
  • En 2007 sur TF1 dans l’émission Langues de VIP, il fait partie de l'une des cinq « langues de VIP » avec Géraldine Carré, Matthieu Delormeau, Julien Lamury et Agnès Léglise et évolue aux côtés de Benjamin Castaldi. L'émission Langues de VIP faisait passer au crible tout ce qui tournait autour des stars[36].

Avec son frère Victor, Thomas Fabius a par ailleurs créé une société de production de longs-métrages orientée vers le registre de la comédie[37].

Tennis[modifier | modifier le code]

Thomas Fabius était professeur de tennis, de juin à septembre 2001 au sein du Club Med de Gregolimano en Grèce. Cette passion pour le tennis l’amène à organiser le Tournoi des personnalités à Roland-Garros de 2003 à 2009[38], tournoi de tennis réservé aux personnalités et dont la 25e édition a eu lieu en juin 2017[39]. Parmi les participants de ce tournoi, Estelle Denis et Cyrille Eldin, Sylvain Wiltord, Tara Jarmon, Lord Kossity ou encore Cyril Hanouna.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Thomas Fabius, le drôle de parcours d'un "fils de" », sur LCI (consulté le 7 juin 2017)
  2. « Thomas Fabius, le roman d’un joueur » (consulté le 7 juin 2017)
  3. « Thomas Fabius, itinéraire d'un enfant pas si gâté », sur L'Express,
  4. « Thomas Fabius. La roue tourne », sur Paris Match,
  5. « Thomas Fabius, joueur de poker et de roulette », sur leparisien.fr, (consulté le 7 juin 2017)
  6. a, b et c « Thomas Fabius, l’« enfant terrible » », sur le Monde (consulté le 14 juin 2017)
  7. a, b et c « Thomas Fabius, itinéraire d'un enfant pas si gâté », sur LExpress.fr, (consulté le 13 juin 2017)
  8. Prisma Média, « Thomas Fabius - La biographie de Thomas Fabius avec Voici.fr », sur Voici.fr (consulté le 7 juin 2017)
  9. Prisma Média, « Thomas Fabius : l'encombrant fils à papa - Vsd », sur Vsd.fr (consulté le 7 juin 2017)
  10. a et b Conseil économique et social de la région Ile-de-France, « Les très petites entreprises franciliennes : une force d’innovation », Annuel,‎
  11. « Thomas Fabius : la roue tourne » (consulté le 7 juin 2017)
  12. « Thomas Fabius condamné à 15 000 euros d'amende pour abus de confiance », sur Le Monde (consulté le 19 septembre 2013).
  13. « L'un des fils de Laurent Fabius en garde à vue », sur leparisien.fr, 2010-01-07cet07:00:00+01:00 (consulté le 13 juin 2017)
  14. « Les rendez-vous de Thomas Fabius avec la justice en quatre dossiers », sur LExpress.fr, (consulté le 13 juin 2017)
  15. « Affaire Thomas Fabius : les juges ordonnent une commission rogatoire internationale », sur Valeurs Actuelles
  16. « Thomas Fabius visé par une enquête » (consulté le 13 juin 2017)
  17. « Thomas Fabius a été placé en garde à vue - Le Point », sur lepoint.fr, (consulté le 15 décembre 2015).
  18. « Thomas Fabius ressort libre après 12 heures de garde à vue », sur lefigaro.fr, (consulté le 16 décembre 2015).
  19. a et b « La justice se penche sur le mystérieux appartement à 7 millions d'euros de Thomas Fabius », sur Staragora (consulté le 13 juin 2017)
  20. « Thomas Fabius en garde à vue : comment a-t-il acheté son appartement parisien ? », sur Marianne, (consulté le 13 juin 2017)
  21. « Thomas Fabius dans "Paris Match", un billet de 500 euros à la main: quel impact politique? », sur Le Nouvel Observateur
  22. « Thomas Fabius : le fils du ministre des Affaires étrangères a été interpellé par la police », sur Atlantico.fr
  23. « Thomas Fabius a forcé un barrage de police », sur Paris Match,
  24. Aziz Zemouri, « EXCLUSIF. Thomas Fabius interpellé par la police », sur Le Point, (consulté le 13 juin 2017)
  25. Delphine de Mallevoüe, « L'avocat de Thomas Fabius dément son «forçage de barrage policier» », sur Le Figaro, (ISSN 0182-5852, consulté le 13 juin 2017)
  26. BFMTV, « Thomas Fabius a aussi laissé une ardoise au casino de Monte-Carlo », sur BFMTV (consulté le 13 juin 2017)
  27. Anne Vidalie, Thomas Fabius, itinéraire d'un enfant pas si gâté
  28. « Thomas Fabius : une nouvelle affaire » (consulté le 5 décembre 2013)
  29. « Thomas Fabius : une nouvelle affaire » », sur Le Figaro,
  30. « La grosse ardoise de Thomas Fabius », sur Le Point (consulté le 19 septembre 2013).
  31. « La justice s'intéresse à nouveau à Thomas Fabius », sur Le Nouvel Observateur (consulté le 19 septembre 2013).
  32. « Des juges français s'intéressent à Thomas Fabius », sur Le Figaro
  33. Simon Piel et Gilles Paris, « Thomas Fabius visé par un mandat d’arrêt aux Etats-Unis », sur Le Monde, .
  34. « Thomas Fabius visé par un mandat d'arrêt aux États-Unis pour 3,3 millions de dollars de dette », sur RTL.fr
  35. « BFM - Les "Langues de P..." en campagne - Radioactu », sur Radioactu, (consulté le 13 juin 2017)
  36. Toutelatele.com, « Les Langues de V.I.P. de TF1 - Toutelatele.com », sur www.toutelatele.com (consulté le 13 juin 2017)
  37. « Thomas Fabius se lance dans la production », sur leparisien.fr, 2007-11-27cet00:00:00+01:00 (consulté le 13 juin 2017)
  38. http://www.lesreportersdunet.com/Tournoi_des_Personnalites_2010.htm
  39. « Balle de match du Trophée des personnalités » (consulté le 13 juin 2017)