Tareck El Aissami

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Tareck El Aissami
Image illustrative de l'article Tareck El Aissami
Fonctions
Vice-président de la
République bolivarienne du Venezuela
En fonction depuis le
(1 mois et 21 jours)
Président Nicolás Maduro
Prédécesseur Aristóbulo Istúriz
Biographie
Nom de naissance Tareck Zaidan El Aissami Maddah
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance El Vigía (État de Mérida, Venezuela)
Nationalité vénézuelienne
Parti politique Parti socialiste unifié
Profession juriste
Religion Druze

Tareck El Aissami
Vice-présidents de la
République bolivarienne du Venezuela

Tareck El Aissami, né le à El Vigía, est un juriste, criminologue et homme politique vénézuélien. Il est vice-président de la République depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Tareck El Aissami est le deuxième des cinq enfants d'une famille d'origine syro-libanaise[1]. Son père, Zaidan El Amin El Aissami, également connu sous le nom de Carlos Zaidan, est un immigrant druze venu du djebel Druze en Syrie. Il est diplômé magna cum laude de l'université des Andes[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il est élu député de l'Assemblée nationale du Venezuela en 2006, avant d'être sous-ministre de la Sécurité publique et de la prévention, de 2007 à 2008, et ministre de l'intérieur et de la Justice jusqu'en 2012. Le 16 décembre 2012, Tareck El Aissami est élu avec 55,56 % des voix au poste de gouverneur de l'État d'Aragua et investi le 22[2].

Le 4 janvier 2017, il est nommé vice-président de la République par Nicolás Maduro[3]. Cette position le place en potentiel remplaçant du chef de l'État, dont la destitution est recherchée par l'opposition.

Affaires et controverses[modifier | modifier le code]

Scandale du narcotrafic[modifier | modifier le code]

El Aissami a fait l'objet de sanctions économiques de la part du gouvernement des Etats-Unis, suite à la révélation par le Bureau de contrôle des actifs étrangers de sa présumée implication dans le narcotrafic[4],[5]. El Assaimi aurait usé de son pouvoir politique pour permettre le trafic de cocaïne entre la Colombie, le Vénézuéla, le Mexique et les Etats-Unis. Des rumeurs de son implication dans le narcotrafic existaient depuis 2015, quand le Département de la Justice américain avait ouvert une enquête[6].

Scandale des faux passeports[modifier | modifier le code]

Le nom d'El Aissami apparaît dans l'affaire des faux passeports vénézuéliens révélée en février 2017 par CNN en español[7]. Un employé de l'ambassade vénézuélienne en Irak a révélé que l'ambassade aurait distribué de faux passeports vénézuéliens à des citoyens syriens, dont une partie seraient des combattants du Hezbollah irakien. D'après le lanceur d'alerte, des passeports et visas étaient distribués par des employés de l'ambassade, en l'échange de fortes sommes d'argent. Les passeports octroyés permettent d'entrer sans visa dans un grand nombre de pays occidentaux, incluant les Etats-Unis et l'Espace Schengen. Après avoir tenté d'alerter la Chancellerie sans succès, le lanceur d'alerte s'est tourné vers le FBI et la chaîne de télévision CNN.

Les journalistes de CNN ont obtenu un rapport émis par les services secrets américains qui estime à 173 le nombre de passeports émis de façon frauduleuse dans cette affaire. Le rapport désigne Tareck El Aissami, alors ministre de l'Intérieur et responsable des services d'immigration, comme le donneur d'ordre[7].

Suite à ces révélations, le gouvernement vénézuélien décide de suspendre l'autorisation de diffusion de CNN en español pour une durée indeterminée[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (es) Dahir Ral, « Tareck El Aisamí: Los hombres capaces son los que escriben la historia », sur VTV,‎ (consulté le 19 décembre 2012)
  2. (es) « Divulgación Regionales 2012 », sur CNE,‎ (consulté le 19 décembre 2012)
  3. « Au Venezuela, Nicolas Maduro nomme un nouveau vice-président », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, consulté le 4 janvier 2017)
  4. Marie Delcas (Bogota correspondante), « Washington met le vice-président du Venezuela sur liste noire », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  5. « EE. UU. sanciona al vicepresidente de Venezuela por narcotráfico », sur www.semana.com (consulté le 14 février 2017)
  6. (es) José De Córdoba et Juan Forero, « Funcionarios venezolanos, bajo sospecha de convertir el país en un centro global de la cocaína », WSJ América Latina,‎ (lire en ligne)
  7. a et b « Pasaportes venezolanos, ¿en manos equivocadas? », sur CNNEspañol.com,‎ (consulté le 14 février 2017)
  8. Por CNN Español, « El Gobierno de Venezuela retira la señal de CNN en Español del aire », sur CNNEspañol.com,‎ (consulté le 21 février 2017)