Stérilisation (acte chirurgical)

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La stérilisation est une méthode de contraception qui fait emploi d'une procédure chirurgicale (vasectomie chez l'homme ou ligature des trompes chez la femme) et qui offre une contraception permanente, souvent définitive, et fiable.

Bien que la stérilisation permanente soit la méthode de contraception la plus utilisée au monde, la vasectomie chez l'homme est en train de devenir plus favorisée car plus facile et moins coûteuse que l'opération chez la femme.[réf. nécessaire]

Du fait de leur caractère définitif, ces moyens de contraception s'adressent uniquement aux personnes qui ont soit déjà autant d'enfants qu'elles le désirent, soit qui ne souhaitent volontairement pas d'enfant par choix (childfree) ou pour raisons médicales.

Techniques[modifier | modifier le code]

La vasectomie est réalisée sous anesthésie locale, et consiste à sectionner les canaux déférents qui permettent l'acheminement des spermatozoïdes des testicules au pénis. Les spermatozoïdes sont donc toujours produits mais ne sont pas excrétés et ne sont pas retrouvés dans le sperme après l'éjaculation. Quelques semaines après la chirurgie, l'élimination complète des spermatozoïdes dans les canaux déférents est vérifiée par un spermogramme. Il est parfois possible de prélever les spermatozoïdes à la source à des fins de procréation. La réversion de cette méthode n'est pas garantie[1].

La ligature des trompes requiert une opération plus lourde et demande une anesthésie générale. Elle peut être réalisée grâce à des clips amovibles ou par cautérisation des trompes.

Législation[modifier | modifier le code]

En Belgique[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

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Depuis 2001, la stérilisation, longtemps interdite en France, a été autorisée par modification du Code pénal, la loi no 2001-588 du 4 juillet 2001-art.26 JORF 7 juillet 2001.

La stérilisation volontaire (vasectomie, ligature des trompes, méthode Essure) est légalement autorisée à une personne majeure et saine d'esprit, avec un délai de réflexion de quatre mois[2]. Il n'y a légalement aucune contrainte d'avoir ou non des enfants, seuls l'âge (majorité) et l'état mental comptent. Cependant, il est parfois difficile pour les femmes de se faire stériliser car les praticiens, réticents, refusent ou posent des critères qui n'existent pas légalement[3].

Une vasectomie nécessite une consultation avec un urologue. Celui-ci a la possibilité de refuser l'acte pour conviction morale ou éthique, auquel cas il doit exprimer son refus dès la première consultation et rediriger le patient vers un confrère qui réalisera l'acte[4]. L'opération peut être réalisée au terme d'un délai de réflexion de quatre mois, pendant lequel un entretien avec un psychiatre a lieu, afin de vérifier si le patient est en pleine possession de ses moyens.

Au Luxembourg[modifier | modifier le code]

Au Québec[modifier | modifier le code]

En Suisse[modifier | modifier le code]

Alternative à la méthode chirurgicale[modifier | modifier le code]

La méthode Essure, pratiquée en France depuis 2002, est réalisé sous anesthésie locale et par hystéroscopie par un gynécologue. De fait, il n'y a pas de temps de convalescence lié à la chirurgie classique, et la procédure ne laisse pas de cicatrice. Comme la vasectomie, la méthode Essure est contrôlée par un médecin trois mois après sa réalisation, comme par une radiographie permettant de voir le bon placement des micro-implants. Cette méthode nécessite l'absence d'allergie au nickel.

Le 31 octobre 2007, la Haute Autorité de Santé a reconnu la technique Essure comme méthode de stérilisation permanente pouvant être proposée à toute femme n’ayant pas ou plus de désir de maternité. Par ailleurs, l’avis de la commission précise qu'« Essure présente un intérêt pour la santé publique dans la prévention des grossesses non désirées » et que chez « la femme autour ou après 40 ans, Essure peut être proposée comme technique de stérilisation en première intention ».

Depuis juillet 2015, les implants Essure sont placés sous surveillance renforcée par le ministère de la santé[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN), « La vasectomie », sur www.fqpn.qc.ca (consulté le 10 janvier 2017).
  2. Article L. 2123-1 du Code de la Santé Publique
  3. Flora Beilloun, « Stérilisation définitive, un tabou à la française ? », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  4. Article L. 2123-1 alinéa 5 du Code de la Santé Publique : « Un médecin n'est jamais tenu de pratiquer cet acte à visée contraceptive mais il doit informer l'intéressée de son refus dès la première consultation. »
  5. « Deux Françaises lancent une action en justice contre les implants contraceptifs définitifs Essure », Franceinfo,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]