Institut National des Métiers d'Art

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L'Institut National des Métiers d'Art (INMA), association reconnue d'utilité publique et d'intérêt général, est placé sous la triple tutelle du ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, du ministère de la Culture et de la Communication et du secrétariat d'État au Commerce, à l'Artisanat, à la Consommation et à l'Économie sociale et solidaire. Sa mission est l'encouragement à la transmission des savoir-faire ainsi que l'étude, le soutien et la promotion des métiers d'art.

Historique[modifier | modifier le code]

La Société d'encouragement à l'art et à l'industrie est fondée en 1889 par le directeur des Beaux-arts de l'époque Gustave Larroumet et un bijoutier de renom, Gustave Sandoz. Tous deux partagent la même passion : rapprocher créateurs et industriels, artistes et artisans d'art pour renouveler les arts appliqués.

Reconnue d'utilité publique en 1905, l'association change de statut et de dénomination sous l'impulsion du Président de la République Valéry Giscard d'Estaing, en 1976, pour devenir la Société d'Encouragement aux Métiers d'art (SEMA). À l'initiative du Premier Ministre François Fillon, la SEMA devient, en juin 2010, l'Institut National des Métiers d'Art (INMA)[1].

Présidents[modifier | modifier le code]

  • Pierre Dehaye, alors directeur des Monnaies et Médailles et auteur d'un rapport sur les métiers d'art[2], devient le premier président de la SEMA[3].
  • Étienne Vatelot, luthier de grand renom[réf. nécessaire][4], restaurateur et expert en violons et violoncelles, lui succédera en 1981[5]. Fondateur de l'École Nationale de Lutherie de Mirecourt et du concours de lutherie et d'archèterie qui porte son nom.
  • Pierre Chevalier, président du conseil de surveillance de Chevalier Conservation, entreprise de restauration textile et ancien président du salon du patrimoine succède à Étienne Vatelot.
  • 2010-2013 : Jean Michel Delisle, bronzier d'art, portera le projet de l'Institut National des Métiers d'Art et en sera le premier président en juin 2010.
  • Depuis 2013 : Gérard Desquand, graveur héraldiste, Maître d'art, Meilleur ouvrier de France, président des Grands Ateliers de France et enseignant à l'École Estienne, lui succède en 2013.

Un secteur reconnu par la loi[modifier | modifier le code]

L'arrêté du 12 décembre 2003 fixe une liste de 217 "métiers de l'artisanat d'art", répartis en 19 domaines

Qu'est ce qu'un métier d'art[modifier | modifier le code]

L'article 22 de la loi n°2014-626 du 18 juin 2014[6] relative à l'artisanat, au commerce et aux petites entreprises donne une définition légale des "métiers d'art" :

"Relèvent des métiers d'art, [...] les personnes physiques ainsi que les dirigeants sociaux des personnes morales qui exercent, à titre principal ou secondaire, une activité indépendante, de production, de création, de transformation ou de reconstitution, de réparation ou de restauration du patrimoine, caractérisée par la maîtrise de gestes et de techniques en vue du travail de la matière et nécessitant un apport artistique."

Les métiers d'art ce sont des savoir-faire conjuguant procédés traditionnels[7] et nouvelles technologies[8] qui s'appliquent à divers secteurs : architecture, art contemporain, arts du spectacle, décoration, design, espace public, industrie, luxe, mode, musées ou encore patrimoine bâti.

Les professionnels des métiers d'art[modifier | modifier le code]

Ce sont des hommes et des femmes qui façonnent, restaurent, imaginent des pièces d'exception. Il s'agit d'objets uniques ou des petites séries, présentant un caractère artistique[9]. Ils peuvent exercer sous différents statuts : artisan, fonctionnaire, professionnel libéral ou artiste-auteur.

Un secteur actif de l'économie réelle[modifier | modifier le code]

Les métiers d'art sont à la fois acteurs de proximité, puisqu'ils participent au dynamisme économique et touristique des territoires[10], et une vitrine du savoir-faire français à l'international. On recense 38 000 entreprises inscrites dans les Chambres de métiers et de l'artisanat relevant du secteur des métiers d'art. Il s'agit de TPE, PME, manufactures ou maisons de luxe. Elles emploient près de 60 000 personnes. Au total, leur chiffre d'affaires se monte à 8 milliards d'euros hors taxes dont 727 millions réalisés à l'export[11].

Le rôle de l'INMA[modifier | modifier le code]

L'institut est chargé de valoriser, promouvoir et accompagner le secteur. Il contribue à l'élaboration de la réglementation et apporte une aide à la décision.

Opérateur de l'État au service des métiers d'art[modifier | modifier le code]

Parmi les missions qui lui ont été confiées par le ministère de la Culture et de la Communication, l'INMA assure depuis 2012 la gestion du dispositif "Maîtres d'art-Elèves" créé en 1994, destiné à la transmission des savoir-faire rares[12]. À ce jour 124 professionnels ont reçu le titre de Maître d'art. La dernière promotion a été nommée en décembre 2015[13]

Prospective[modifier | modifier le code]

L'INMA est également instigateur d’une réflexion sur les métiers d’art au travers de plusieurs évènements : Les « Rendez-vous de l’INMA », les journées d’études et des colloques organisés en partenariat avec Les Arts Décoratifs.

Tête de réseaux[modifier | modifier le code]

Autour de réflexions et de projets, L’INMA rapproche les différents acteurs du secteur : les professionnels, les services de l’État, les collectivités territoriales, les chambres consulaires ou encore les établissements d’enseignement.

Pour y parvenir l’INMA s’appuie sur un réseau de correspondants en région et noue des partenariats avec des fondations et des acteurs privés.

Centre de ressources des métiers d'art[modifier | modifier le code]

Pour sensibiliser sur ce secteur et faire connaître ces différents métiers, l’INMA collecte, produit et synthétise  l’information et la met à disposition de tous, via différents canaux : des publications (170 fiches métiers, une revue de presse et une newsletter), un centre de ressources ouvert aux  scolaires, adultes en reconversion ou professionnels, et des annuaires (l’annuaire officiel des métiers d’art et l’annuaire des lieux de commercialisation). L’INMA alimente également une base de données formation qui recense des formations initiales et des formations pour adultes.

Évènements métiers d'art[modifier | modifier le code]

Organisées chaque année les Journées Européennes des Métiers d’Art, initiées et coordonnées par l’INMA, fédèrent et mobilisent les acteurs du secteur. Les professionnels ouvrent les portes de leurs ateliers, les écoles informent les futurs étudiants, des rencontres, des expositions et des circuits « découverte » sont également organisés[14]. Pour 2015, 6000 événements ont eu lieu en France et dans 13 autres pays européens11 . L’INMA organise le Prix Avenir métiers d’art destiné aux jeunes en formation dans la filière métiers d’art, du CAP au niveau Bac+2.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Frédéric MITTERRAND et Hervé NOVELLI ont annoncé, dimanche 7 février 2010, la création de l’Institut National des Métiers d’Art et dévoilé les mesures d’un plan ambitieux en faveur des métiers d’Art. - Histoire du ministère - Ministère de la Culture et de la Communication », sur www.culturecommunication.gouv.fr (consulté le 5 juin 2015)
  2. Pierre Dehaye, Les difficultés des métiers d'art, Paris, La Documentation Française,‎ , 127 p.
  3. « Fiche », sur academie-des-beaux-arts.fr (consulté le 5 juin 2015)
  4. Marie-Aude Roux, « Etienne Vatelot ou quand un grand luthier rend l'âme », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, [/disparitions/article/2013/07/14/etienne-vatelot-ou-quand-un-grand-luthier-rend-l-ame_3447406_3382.html lire en ligne])
  5. « Biographie Etienne Vatelot Luthier expert », sur www.whoswho.fr (consulté le 5 juin 2015)
  6. « LOI n° 2014-626 du 18 juin 2014 relative à l'artisanat, au commerce et aux très petites entreprises », sur legifrance.gouv.fr,‎ (consulté le 22 décembre 2015)
  7. « Les métiers d'art : des savoir-faire ancestraux synonymes d'excellence », Philinfo, no 133,‎ , p. 4-5
  8. Nicolas Duez, P. Centenero, « Outils numériques au service de l'artisanat », Fèvres, no 55,‎ , p. 14-21
  9. « Professionnels des métiers d'art qui êtes vous ? », Rhône métiers, no 363,‎ , p. 15-19
  10. « Franck Staub : "Les métiers d'art, au cœur de l'ADN économique et culturel français" », Journal de l'Economie,‎
  11. Direction générale de la compétitivité,de l'industrie et des services (DGCIS), Panorama des entreprises métiers d'art,‎
  12. « Maître d'art et son élève : la transmission au cœur de la relation », sur www.revelations-grandpalais.com (consulté le 22 décembre 2015)
  13. « Maîtres d'art et élèves : la nouvelle promotion 2015 », sur culturecommunication.gouv.fr,‎ (consulté le 22 décembre 2015)
  14. Christophe Levent, « Découvrez les métiers d'art », Le Parisien,‎

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]