Silent Running

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Silent Running
Réalisation Douglas Trumbull
Scénario Deric Washburn
Michael Cimino
Steven Bochco
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Durée 89 minutes
Sortie 1972


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Silent Running est un film de science-fiction réalisé par Douglas Trumbull, sorti en 1972, avec Bruce Dern, Cliff Potts et Ron Rifkin.

Le scénario est de Deric Washburn, Michael Cimino et de Steven Bochco.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans le futur, la Terre dévastée par un désastre écologique n'a plus assez de ressources naturelles pour survivre; la végétation a presque totalement disparu. À bord du transporteur spatial Valley Forge, une équipe de chercheurs cultive des forêts et de nombreuses espèces végétales sauvées de la catastrophe, notamment le botaniste Freeman Lowell (Bruce Dern) qui s'occupe avec passion de l'entretien des serres géantes avec l'aide de robots, les drones Huey et Dewey. Quand pour des raisons économiques l'ordre leur est donné de détruire les cultures et de ramener leur vaisseau, Freeman s'y refuse. Il tue les trois membres de l'équipage et mettra tout en œuvre pour sauver la dernière serre de la destruction et prendre le contrôle du transporteur[1],[2],[3].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Réception[modifier | modifier le code]

Sur Rotten Tomatoes, le film obtient un taux d'approbation de 71% sur la base des avis de 31 critiques. L'avis général est le suivant : « Il ne réalise pas le potentiel de ses thèmes ambitieux, mais Silent Running s'impose comme un type résolument unique de voyage de science-fiction marqué par un travail intime sur les personnages et une ambiance mélancolique »[4]

Vincent Canby, qui a fait la critique du film pour The New York Times, a déclaré que Silent Running « n'est pas un film de science-fiction de pacotille, mais il est un peu trop simple d'esprit pour être constamment divertissant »[5]. Jacques Siclier, dans le quotidien Le Monde, à la sortie du film en 1975, salue : « l'interprétation hallucinée de Bruce Dern », qui lui semble rendre « poignante cette constatation, cette disparition de l'homme dans l'ordinateur »[3]. Environ quarante ans plus tard, dans le même quotidien, en 2016, Jacques Mandelbaum a un point de vue différent sur ce film : « “Précurseur” tant qu’on veut, au même titre que nombre de films de cette période d’ailleurs, mais “chef-d’œuvre”, cela reste à voir [...] En dépit du fait qu’il soit globalement apprécié des cinéphiles, et parmi eux des fans de science-fiction, le film, qui n’eut aucun succès, est affaibli par la performance démonstrative de Dern, par sa dramaturgie pour le moins sommaire, et par un budget qui limitait singulièrement les possibilités de se montrer à la hauteur de l’« espace » envisagé »[2].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • La bande originale du film contient des morceaux chantés par Joan Baez, écrits par Diane Lampert et Peter Schickele[6].
  • Michael Cimino, futur réalisateur de Voyage au bout de l'enfer et de La Porte du paradis, a fait avec ce film ses débuts comme scénariste.
  • Le film a été en compétition au Festival international du film fantastique d'Avoriaz, pour sa première édition, en 1973.
  • En France, le film a parfois été diffusé sous le titre Et la Terre survivra.
  • L'épisode où le vaisseau Valley Forge traverse les anneaux de Saturne constitue le morceau de bravoure du film. Cette scène était conçue initialement pour être intégrée dans le film 2001 l'odyssée de l'espace sur lequel a travaillé précédemment Douglas Trumbull mais ne fut pas retenue.
  • Les petits robots assistants qui apparaissent dans le film (interprétés par des culs-de-jatte dissimulés par un costume), avec leur aspect vaguement humanoïde, ont marqué les esprits. Ils inspireront notamment George Lucas et Andrew Stanton, créateurs respectifs de R2-D2 et WALL-E, ainsi que les créateurs du jeu vidéo Super Mario Odyssey avec les robots du "Pays de la Forêt".
  • Les robots assistants portent en V.O. les prénoms des neveux du personnage de dessin animé Donald Duck (Huey, Dewey and Louie). La version française ne relève pas cette référence, et rebaptise les personnages "Roger", "Louis" et "Petit Louis", à la place des noms français traditionnels de ces personnages (Riri, Fifi et Loulou)[7].
  • Impressionné par les effets spéciaux de Silent Running, George Lucas contacte en 1975 Douglas Trumbull pour lui confier les effets spéciaux du prochain film sur lequel il était en pré-production, La Guerre des étoiles. Souhaitant ne se consacrer désormais qu'à la réalisation de ses propres films, Douglas Trumbull déclina l'offre mais redirigea George Lucas vers ses propres collaborateurs, dont John Dykstra et Richard Edlund. Ils fonderont alors le studio d’effets spéciaux Industrial Light and Magic (ILM) qui deviendra un studio de premier ordre pour la réalisation d'effets spéciaux.
  • C'est un des premiers films à traiter d'écologie, thématique novatrice et montante dans les années 1970.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-François Rauger, « Sept films pour partir à la conquête de l’espace. “Silent Running” (1971) : écologie dans l’espace », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Jacques Mandelbaum, « DVD : « Silent Running », on a rallumé le cousin noir de HAL 9000, R2-D2 et Wall-E », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Jacques Siclier, « “Silent Running” de Douglas Trumbull », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. (en) « Silent Running (1971) », sur Rotten Tomatoes
  5. (en) Vincent Canby, « Silent Running: Science-Fiction Story With Cheerful Robots », The New York Times,‎
  6. « Joan Baez - Rejoice In The Sun / Silent Running », sur Discogs (consulté le )
  7. Diffusion du film en version française sur Paramount Channel le 24/06/2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]