Setsumatsusha

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Rangée de sessha au Iwa-jinja, préfecture de Hyōgo

Les sessha (摂社, sanctuaire auxiliaire?) et massha (末社, sanctuaire branche?), aussi appelés eda-miya (枝宮, sanctuaires branches?)[1] (collectivement connus sous le nom setsumatsusha (摂末社?)[2],[note 1]) sont des sanctuaires petits, voire miniatures, liés par de forts liens historiques à un sanctuaire plus important ou avec le kami que celui-ci vénère, et relèvent de la juridiction de ce grand sanctuaire[3]. Les deux termes possédaient auparavant des significations légales différentes mais ils sont à présent synonymes. Un setsumatsusha se trouve soit à l'intérieur (境内摂末社, keidai setsumatsusha?) soit à l'extérieur (境外摂末社, keigai setsumassha?) de l'enceinte du temple principal. Les setsumatsusha mesurent habituellement 1x1 ken. Ils peuvent cependant être aussi petits que des ruches ou relativement grands et mesurer 1x2, 1x3 ou même, dans un cas, 1x7 baies[4].

Durant l'époque de Heian, Ise-jingū entretient une distinction entre les deux types selon qu'un sanctuaire appartient à la liste Jinmyōchō (sessha) ou à la liste Enryaku gishikichō (massha)[5].

À partir de la période médiévale du Japon (1185-1603), des kami populaires comme Hachiman, Inari ou Gozu Tennō (牛頭天王?) sont souvent adorés[note 2] dans des setsumatsusha, mais aucune distinction claire n'est faite entre les deux termes. De l'époque de Meiji à la Seconde Guerre mondiale, un sanctuaire consacré aux membres de la famille d'un kami, au côté violent d'un kami (荒魂, aramitama?), ou au kami de la région où est situé le sanctuaire, est considéré sessha avec un rang supérieur aux autres qui sont appelés massha[5]. Quand le système de classement des sanctuaires shakaku (社格?) est aboli en 1946, la distinction juridique disparaît mais les deux termes restent en usage par habitude.

Style architectural[modifier | modifier le code]

Un massha à Sankō-jinja (Ōsaka)

Comme ce sont de véritables sanctuaires, les setsumatsusha possèdent la plupart des caractéristiques des autres types de sanctuaires, y compris les portes et les escaliers ouverts. Le Misedana-zukuri (見世棚造 ou 店棚造, « style d'exposition »?) est un style normalement utilisé uniquement pour les sessha et les massha. Il doit son nom au fait que, contrairement à d'autres styles de sanctuaires, il ne dispose pas d'un escalier à l'entrée et la véranda est complètement à plat[4]. Il peut cependant y avoir des escaliers miniatures. Ils peuvent être du type tsumairi (妻入?), c'est-à-dire avec l'entrée sous le pignon, ou, plus fréquemment, du type hirairi (平入?), c'est-à-dire, avec l'entrée sur le côté parallèle à l'arête de la toiture (voir les exemples dans la galerie d'images). Hormis l'absence d'escalier, ces sanctuaires appartiennent au style nagare-zukuri ou kasuga-zukuri.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Architecture bouddhiste japonaise

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le terme setsumatsusha résulte de la combinaison des deux termes sessha et massha.
  2. Par un processus appelé kanjō (en)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Iwanami Kōjien (広辞苑?) Japanese dictionary, 6e édition (2008), DVD version
  2. (ja) Jin Mure, « Sessha, massha », Shokagukan (consulté le 9 mars 2010)
  3. (ja) « Sessha - Massha », Yahoo! Japan (consulté le 5 décembre 2009)
  4. a et b JAANUS, Misedana-zukuri.
  5. a et b Mizue Mori, « Sessha, Massha », Encyclopedia of Shinto (consulté le 5 décembre 2009)