Fushimi Inari-taisha

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Fushimi Inari-taisha
Image illustrative de l’article Fushimi Inari-taisha
Allée de toriis, sanctuaire Fushimi Inari (Kyoto).
Présentation
Nom local 伏見稲荷大社
Culte Shinto
Début de la construction 711
Autres campagnes de travaux 908 : réparation ; 1499 : reconstruction des bâtiments du sanctuaire ; 1589 : construction de la porte principale ; 1694 : reconstruction des bâtiments
Style dominant Grand sanctuaire
Site web http://inari.jp/en/
Géographie
Pays Japon
Ville Kyoto
Coordonnées 34° 58′ 02″ nord, 135° 46′ 22″ est

Géolocalisation sur la carte : Japon

(Voir situation sur carte : Japon)
Fushimi Inari-taisha

Géolocalisation sur la carte : Kyoto

(Voir situation sur carte : Kyoto)
Fushimi Inari-taisha

Le Fushimi Inari-taisha (伏見稲荷大社?) est le sanctuaire principal de la déesse (kami) Inari et est situé dans le district de Fushimi-ku à Kyoto au Japon.

Le sanctuaire[modifier | modifier le code]

Fushimi Inari-taisha est un complexe composé de petits sanctuaires disséminés sur l'ensemble d'une montagne ainsi que de bâtiments principaux au pied de cette dernière. Ce sanctuaire englobe la montagne également nommée Inari, haute de 233 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le sommet est atteignable en environ 2 h de marche via l'un des chemins qui s'étendent sur environ 4 km[1].

Prix des toriis en août 2016.

Ce sanctuaire est surtout connu pour ses milliers de toriis vermillon formant un chemin sur la colline sur laquelle le temple est construit[2]. Ces toriis sont pour la plupart des dons faits par des particuliers, des familles ou des entreprises à Inari. Le nom des donateurs figure souvent sur les montants du torii[2]. Le coût d’un torii valait en août 2016 entre 175 000 et 1 302 000 yens (entre 1 400 et 10 400 euros)[2].

La kami Inari représente la protectrice des céréales et plus particulièrement du riz. Elle est également historiquement associé à l'abondance et la richesse, devenant la patronne des commerces ; ce qui peut expliquer la présence de ces milliers de toriis données par les particuliers et les entreprises japonaises.

La superficie totale du sanctuaire est de 870 000 m2. En 2015, on estimait que 2,7 millions de personnes venaient chaque année y faire leur première prière de l’année (appelée hatsumōde)[2].

Ce sanctuaire est le plus grand et le plus connu parmi les 30 000 (estimation) sanctuaires dédiés à Inari[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour les shintoïstes, la kami Inari s'installe en 711 à Mitsugamine, Inariyama, dans le district Kii de la province Yamashiro. En 827, la cour impériale attribue au sanctuaire le 5e rang junior, rang destiné aux divinité mineures.

En 927, le Fushimi Inari-taisha est enregistré dans l’Engishiki jinmyocho, une liste recensant les sanctuaires à travers le Japon.

En 942, le sanctuaire est élevé au plus haut rang de sanctuaire shinto.

Le sanctuaire fut placé sous patronage impérial au début de l'époque Heian (794-1185)[4]. En 965, l'empereur Murakami décréta que les messagers des maisons impériales (heihaku gushinshi ou heihakushi) porteraient des retranscriptions écrites des événements importants aux kamis gardiens du Japon en guise d'offrandes heihaku (幣帛?)[5]) dans les sanctuaires. Ces offrandes furent présentées à seize sanctuaires, dont celui d'Inari[6].

En 1871, le sanctuaire est désigné kanpei-taisha : grand sanctuaire sous contrôle du département des cultes du nouveau gouvernement Meiji.

En 1909, le sanctuaire principal est déclaré trésor national (connu aujourd'hui sous le nom de « propriété culturelle majeure »).

En 2011, les mille trois cents ans du sanctuaire furent célébrés.

Structures[modifier | modifier le code]

Torii du sanctuaire d'Inari et lanterne.

Si les premières structures datent de 711 sur la colline Inariyama (sud-ouest de Kyoto), le sanctuaire fut relocalisé en 817 à la demande du moine Kūkai.

Au pied de la colline se trouve l'entrée principale rōmon (楼門?, « porte de la tour ») et le sanctuaire principal (御本殿, go-honden?). Derrières ces structures principales, au cœur de la montagne, se situent les sanctuaires intérieurs accessible par un chemin traversant des milliers de toriis. Au sommet de la montagne, on trouve des dizaines de milliers de monticules (, tsuka?) destiné au culte privé.

Senbon torii[modifier | modifier le code]

L'élément principal de ce grand sanctuaire est la colonne de toriis appelée Senbon torii. Dix mille toriis sont disposés le long du chemin principal. Ces toriis ont été donnés aux sanctuaires par des particuliers ou des entreprises, selon une coutume apparu lors de la période Edo (1603-1868) afin d'obtenir la réalisation de souhaits ou en guise de remerciement pour des souhaits réalisés.

Destructions et reconstructions[modifier | modifier le code]

Au cours de l'histoire, le sanctuaire fut détruit et reconstruit plusieurs fois[3] :

  • 908 : Fujiwara Tokihira répare le sanctuaire
  • 1468 : destruction du sanctuaire par un incendie pendant l'attaque de Yamana Mochitoyo, Hatakeyama Yoshinari, Shiba Yoshikado, Ouchi Masahiro sur Honekawa Doken
  • 1499 : reconstruction des bâtiments du sanctuaire
  • 1589 : construction de la porte principale
  • 1694 : reconstruction des bâtiments du sanctuaire

Accès[modifier | modifier le code]

Le sanctuaire est situé à la sortie de la gare d'Inari, sur la ligne Nara de la compagnie JR West, à 5 minutes de la gare de Kyoto. Il est possible de rejoindre le sanctuaire à pied depuis la gare de Fushimi-Inari sur la ligne principale de la compagnie Keihan[7].

L'accès au sanctuaire est gratuit.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fushimi Inari-taisha », sur www.kanpai.fr (consulté le 26 juillet 2019).
  2. a b c et d « Le Fushimi Inari à Kyoto : un sanctuaire mythique du Japon », sur www.nippon.com (consulté le 26 juillet 2019).
  3. a et b (en) « History | Fushimi Inari Taisha », sur inari.jp (consulté le 26 juillet 2019).
  4. (en) « A Brief History of Fushimi Inari Taisha, Kyoto’s Most Important Shrine », sur theculturetrip.com, (consulté le 26 juillet 2019).
  5. (en) Suzuki Kentarō, « Heihaku », sur eos.kokugakuin.ac.jp, (consulté le 6 juillet 2019).
  6. (en) Richard Ponsonby-Fane, Studies in Shinto and Shrines, , p. 116-117.
  7. « Fushimi Inari Taisha », sur www.vivrelejapon.com, (consulté le 26 juillet 2019).

Annexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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