Washi

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Le washi, savoir-faire du papier artisanal traditionnel japonais *
UNESCO-ICH-blue.svg Patrimoine culturel immatériel
Un exemple de washi : kyo chiyogami.
Un exemple de washi : kyo chiyogami.
Pays * Drapeau du Japon Japon
Liste Liste représentative
Fiche 01001
Année d’inscription 2014
* Descriptif officiel UNESCO

Le washi, également prononcé wagami (和紙?, littéralement « papier japonais ») est le papier fabriqué artisanalement au Japon depuis le VIIe siècle, après l'apport des techniques de papier dit « de soie » par les Chinois avec le bouddhisme, l'écriture, l'imprimerie et l'ensemble de leur culture en Corée et au Japon. Ce papier aux longues fibres de mûrier à papier (Broussonetia papyrifera) entrelacées est connu pour sa légèreté, sa flexibilité et sa solidité.

En 2014, le washi a été inclus dans la liste du Patrimoine immatériel de l'humanité de l'Unesco[1].

Description[modifier | modifier le code]

Il en existe plus de quatre cents sortes, aux motifs et aux couleurs variés, qui sont utilisées pour rédiger des cartes ou invitations, recouvrir des boîtes ou encore fabriquer des emballages, des faire-part, des abat-jour ou des cerfs-volants.

Les fibres utilisées les plus connues portent les noms de kōzo, gampi et mitsumata. Chacune d'entre elles confère au papier des caractéristiques particulières.

On l'appelle souvent, par erreur, papier de riz en Occident, alors qu'il est fabriqué à partir des fibres du mûrier à papier. On l'appelle aussi parfois, par erreur également, papier de soie, le mûrier blanc (Morus alba L.), arbre assez proche, étant l'arbre utilisé pour élever le bombyx, chenille utilisée pour produire la soie.

La résistance de ce papier est telle qu'il a parfois été utilisé en 1944 et 1945 pour la confection de « ballons incendiaires » lors de la Seconde Guerre mondiale (Projet Fugo). Un millier de ces ballons auraient atteint les États-Unis, causant la mort d'au moins 5 personnes en Oregon[2].

Patrimoine culturel immatériel de l’humanité[modifier | modifier le code]

L'Unesco a inscrit le washi en 2014 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[3].

Sont concernées trois communautés du Japon : le quartier de Misumi-cho dans la ville de Hamada, située dans la préfecture de Shimane, la ville de Mino dans la préfecture de Gifu, et la ville d’Ogawa/le village de Higashichichibu dans la préfecture de Saitama.

Fabricants[modifier | modifier le code]

Exemple usinage de IseWashi pour o-fuda du temple d'Ise

Notes et références[modifier | modifier le code]