Sam Bankman-Fried

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sam Bankman-Fried
Sam Bankman-Fried.png
Sam Bankman-Fried lors d'un entretien à la Bitcoin 2021 conference.
Fonction
Directeur général
FTX
jusqu'au
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (30 ans)
StanfordVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Samuel Benjamin Bankman-FriedVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
SBFVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Joseph Bankman (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Barbara Fried (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Autres informations
A travaillé pour

Sam Bankman-Fried, né le à Stanford en Californie, aussi connu par ses initiales SBF, est un homme d'affaires et investisseur américain. Il est le fondateur de l'entreprise FTX, plateforme centralisée d'échange de cryptomonnaies et de son entreprise sœur Alameda Research (en), toutes deux basées aux Bahamas dans les mêmes batiments et enregistrées à Antigua-et-Barbuda.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de deux professeurs du campus de droit de l'université Stanford, Sam Bankman-Fried grandit en Californie[1]. Après avoir terminé ses études en physique et en mathématiques au Massachusetts Institute of Technology (MIT), il accepte un travail d'opérateur de marché dans l'entreprise Jane Street et commence à donner la moitié de son salaire à des œuvres caritatives, influencé par les thèses du philosophe William MacAskill[1],[2].

Après avoir quitté Jane Street en 2017, Sam Bankman-Fried crée son entreprise de trading de cryptomonnaies, Alameda Research[1]. Il loue des bureaux à Berkeley et emploie une vingtaine d'opérateurs de marché spécialisés dans le secteur en plein essor des cryptomonnaies[1]. Travaillant jour et nuit, dormant à son bureau régulièrement, il exploite les différences de prix des actifs numériques entre les différentes régions du monde[1]. Cette différence de cours lui permet de gagner 20 millions de dollars dans les trois premières semaines d'existence de l'entreprise[1]. En , l’entreprise, qui a perfectionné sa méthode pour déplacer l'argent entre banques et internationalement, prospère en réalisant un million de dollars par jour[2].

En 2018, l'homme d'affaires américain réalise une conférence sur les cryptomonnaies à Macao et rencontre différents acteurs du marché[1]. Imaginant les possibilités de revenus dans un pays dans lequel la réglementation du secteur serait plus souple, il déménage l’entreprise à Hong Kong[1]. En 2019, alors qu’il laisse le contrôle d'Alameda Research à sa partenaire Caroline Ellison, Sam Bankman-Fried y crée l'entreprise FTX, 80% de ses revenus, qui proviennent de la plateforme d'échange de cryptomonnaies, sont considérés comme illégaux aux États-Unis[1]. En 2021, Sam Bankman-Fried transfère les activités de FTX et Alameda Research de Hong Kong aux Bahamas en quelques semaines à la suite d'une enquête sur la régulation du secteur des cryptomonnaies dont il est devenu une figure emblématique[3].

Avant ses 30 ans, SBF accumule une fortune estimée à plus de 17 milliards de dollars, faisant de lui la personne la plus riche de sa génération[4],[5]. Milliardaire médiatique, il se présente de manière modeste, conduisant une Toyota Corolla, habillé en tenues de sport ou en sweet-shirts[3]. Il se dit prêt à donner sa supposée fortune à des causes et à aider les start-ups en difficulté du secteur[6],[7],[8].

Engagé politiquement, Sam Bankman-Fried est l'un des principaux donateurs du parti démocrate. Il donne plus de dix millions de dollars pour la campagne présidentielle de Joe Biden de 2020 et à nouveaux plusieurs dizaines de millions lors des élections de mi-mandat de 2022[9].

En 2022, Sam Bankman-Fried est sélectionné par le magazine Time comme l'une des cent personnalités les plus influentes du monde[10]. En mai, l'homme d'affaires acquiert 7,6% des parts de l'entreprise Robinhood[11] par l'intermédiaire de la société Emergent Fidelity Technologies Ltd. basée à Antigua-et-Barbuda dont il est le seul actionnaire et qui n'est pas listée dans les sociétés mises en faillite lors de la déconfiture de FTX[12]. En , la plateforme d'échange qu'il dirige est la troisième plus importante en termes de volume quotidien d'échange avec 9,4 milliards échangés en moyenne[3]. L'entreprise, qui emploie environ 300 personnes, aurait réalisé un bénéfice net de 388 millions de dollars en 2021[3]. FTX est évaluée à 32 milliards de dollars et investit dans des partenariats avec la salle du Heat de Miami, qui devient la FTX Arena, et avec le joueur de football américain Tom Brady, qui lui, investit 600 millions de dollars dans FTX[2].

En , Sam Bankman-Fried démissionne de l'entreprise FTX Group qui est confrontée à un souci de liquidités se transformant rapidement en problème de solvabilité, qui aboutit à sa faillite, entrainant Alameda Research et environ 130 sociétés[13] appartenant à la nébuleuse FTX Group dans sa chute[14]. L'entreprise FTX bloque alors les portefeuilles numériques d'environ 1,2 million de ses clients qui n'ont désormais plus aucun accès à leurs dépots[2]. SBF perd 94% de sa fortune en une journée[15]. Ces événements mettent un terme à plusieurs mois de lobbying pour légiférer le secteur des cryptomonnaies[16].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i (en) David Yaffe-Bellany, « A Crypto Emperor’s Vision: No Pants, His Rules », The New York Times, (consulté le ).
  2. a b c et d (en) Joe Tidy, « The fall of the FTX ‘King of Crypto’ Sam Bankman-Fried » Accès libre, BBC, (consulté le ).
  3. a b c et d (en) Alexander Osipovich, « The 30-Year-Old Spending $1 Billion to Save Crypto » Accès libre, The Wall Street Journal, (consulté le ).
  4. Isabelle Lesniak, « FTX : Sam Bankman-Fried, le nouveau milliardaire des cryptomonnaies » Accès payant, Les Échos, (consulté le ).
  5. (en) « Meet Sam Bankman-Fried: The Richest Person Under 30 In The World » Accès libre [vidéo], Forbes, (consulté le ).
  6. (en) Tracy Wang, « Sam Bankman-Fried’s crypto empire ‘was run by a gang of kids in the Bahamas’ who all dated each other » Accès libre, Fortune.com, (consulté le ).
  7. Ingrid Vergara, « Sam Bankman-Fried, l’homme fort qui émerge dans la crise des cryptomonnaies », Le Figaro, (consulté le ).
  8. Thomas Pontiroli, « « SBF », la chute d'un prodige des cryptos » Accès payant, Les Échos, (consulté le ).
  9. (en) Elena Schneider, « How the newest megadonor wants to change Washington » Accès libre, Politico, (consulté le ).
  10. (en) « Sam Bankman-Fried » Accès payant, Time, (consulté le ).
  11. (en) Orla McCaffrey, « FTX Founder Sam Bankman-Fried Buys 7.6% Stake in Robinhood » Accès payant, The Wall Street Journal, (consulté le ).
  12. (en) « FTX Founder Sam Bankman-Fried Buys 7.6% Stake in Robinhood. SEC filing » Accès libre, SEC, (consulté le ).
  13. (en) « FTX Trading Ltd., Alameda Research LLC et al: Chapter 11 Petition » Accès libre, offshorealert.com, (consulté le ).
  14. (en) David Yaffe-Bellany, « Embattled Crypto Exchange FTX Files for Bankruptcy » Accès payant, The New York Times, (consulté le ).
  15. Emma Confrere, « Cryptomonnaies : la chute de Sam Bankman-Fried, l'ex-milliardaire de FTX, désormais ruiné » Accès payant, Le Figaro, (consulté le ).
  16. (en) Brian Schwartz, « Washington turns up heat on crypto ‘darling’ Sam Bankman-Fried following FTX bankruptcy » Accès libre, CNBC, (consulté le ).
  17. (en) Chris Anstey, « FTX Meltdown Has ‘Whiffs’ of Enron-Like Scandal, Summers Says » Accès libre, Bloomberg.com, (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]