Musée d'histoire de la médecine (Paris)

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Musée d'histoire de la médecine
Vue générale.
Vue générale.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Ville Paris 6e
Adresse 12 rue de l'École-de-Médecine
75006 Paris
Coordonnées 48° 51′ 06″ Nord 2° 20′ 28″ Est / 48.851552, 2.34113
Informations générales
Collections Objets de la chirurgie et de la médecine

Géolocalisation sur la carte : 6e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 6e arrondissement de Paris)
Musée d'histoire de la médecine

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Musée d'histoire de la médecine

Le Musée d'histoire de la médecine est un musée français situé à Paris, dans le 6e arrondissement, à l'Université Paris Descartes et consacré à l'histoire de la médecine.

Le musée se trouve au deuxième étage du bâtiment, dans une salle construite en 1905, qui est une ancienne bibliothèque.

Il est ouvert tous les jours de 14 h à 17 h 30, sauf le dimanche ; fermé le jeudi en hiver et le samedi en été.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le musée est ouvert au sein du Cabinet d'Anatomie. Il renferme des instruments de chirurgie, tant anciens que modernes. Ce cabinet est décoré du portrait de Louis XV, offert par ses soins[1].

Ce musée pédagogique constitué sous Louis XV, grâce à la collection du Professeur Lafaye. Ce dernier avait : "Un arsenal de chirurgie ; il avait une très belle collection d'instruments dont il fit présent à l'Académie à l'époque où il en était directeur !"[2] .

A l'ouverture des Ecoles de Santé, les textes précisent que : "chacune des écoles aura une bibliothèque, un Cabinet d'Anatomie, une suite d'instruments et d'appareils de chirurgie".

Pour l'École de Paris, le rapport souligne avec beaucoup de parti pris : "Nulle part en France on n'avait encore réuni tous les matériaux à une instruction complète de l'art de guérir. Il faut, pour l'étude de cet art, considérer dans on ensemble, une bibliothèque, une suite d'instruments et d'appareils de chirurgie, une réunion de machines de physique destinées à démontrer les principales propriétés du corps, l'ensemble des productions de la nature employées comme médicaments.

Les collections sont installées dans trois pièces au premier étage, après quelques travaux et l'achat de mobilier, les Cabinets de collections, appelés aussi Muséum, sont inaugurés le 24 vendémiaire An IV (16 octobre 1795) l'anatomie y est présentée sous différentes formes : en cire, en bois et peinte sur tissu[3].

Un conservateur est nommé, il s'agit de Jean-Batiste Thillaye, dit Thillaye aîné, son fils, Augustin, lui succédera dans cette tâche.

Les cabinets de Collections étaient ouverts, comme la bibliothèque, tous les jours impairs. Pour compléter les fonds du Muséum, Thillaye aidé de Fragonard font appel au rouennais Lemonnier. Ce dernier, peintre-dessinateur, est chargé de reproduire des pièces d'anatomie "les conformations extraordinaires ou vicieuses, dont la représentation était jugée nécessaire pour l'École". Cet emploi sera supprimé en 1822 ainsi que celui de modeleur de cire, que Pinson occupait en représentant les organes malades[4].

A ces collections s'ajoutent aussi des pièces provenant de l'Académie des Sciences, de l'École Vétérinaire d'Alfort et de l'Hôtel-Dieu.

Collections[modifier | modifier le code]

Ses collections, les plus anciennes d'Europe, ont été réunies par le doyen Lafaye au XVIIIe siècle, puis s'y est ajouté un important ensemble de pièces qui couvre les différentes branches de l'art opératoire jusqu'à la fin du XIXe siècle. On peut aussi y découvrir quelques trousses de médecins et de chirurgiens ainsi que des instruments de physiologie.

Collections scientifiques et techniques[modifier | modifier le code]

Sont conservés :

  • la chirurgie d'urgence
  • la gynécologie
  • l'art des tailleurs et lithotriteurs
  • des instruments des oto-rhinos et ophtalmologistes
  • des instruments des dentistes
  • une collection autour des pharmaciens

Les trousses de médecine et de chirurgie sont sauvegardés au musée ainsi que de nombreux instruments de physiologie.

Collections Beaux-arts et bibliothèque[modifier | modifier le code]

Le musée est l'héritier de collection de peintures de l'ancienne Faculté de Médecine. Les gravures et les lithographies sont au nombre de mille, 1600 autographes et photographies ; 800 ex-libris de médecins et de chirurgiens complètent la collection.

Comme toutes les grandes administrations de l'État sois l'ancien régime, la Faculté de Médecine avait ses jetons qui remplaçaient en 1636, les méraux ([5]monnaie courante des hommes d'église), versés comme honoraires lors des cérémonies, examens ou en compensation de consultations gratuites faites au pauvres. Cette collection comportent 271 jetons depuis celui du décanat de Philippe Hardouin de Saint-Jacques en 1636 jusqu'à celui d'Edmond-Claude Bourru de 1786 à 1793.

Plus de 2000 médailles gardent le souvenir de médecins et chirurgiens, plus ou moins célèbres ; elles évoquent aussi les grandes découvertes. Elles rappellent les dates d'épidémies dramatiques ou de vies humaines sauvées.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Musée d'Histoire de la Médecine », sur www.parisdescartes.fr (consulté le 28 avril 2016)
  2. Citoyens Petit-Radel et Allan, Recueil des planches du dictionnaire de chirurgie, Paris, an vii de la république
  3. « Musée d'Histoire de la Médecine », sur www.parisdescartes.fr (consulté le 28 avril 2016)
  4. « Musée d'Histoire de la Médecine », sur www.parisdescartes.fr (consulté le 28 avril 2016)
  5. « Musée d'Histoire de la Médecine », sur www.parisdescartes.fr (consulté le 28 avril 2016)