Robert Bajac

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Robert Bajac
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 37 ans)
Sépulture
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour

Franco-roumaine de Navigation Aérienne

Air Union

Air France
Distinctions

Légion d'Honneur (Officier) Médaille Militaire

Croix de Guerre française (avec Palmes & 7 citations)

Croix de Guerre belge

Robert Jean Paul Bajac, né le à Paris (9e)[1] et mort le à Gisors (Eure), des suites des blessures reçues lors d'un atterrissage nocturne, près de Gournay-en-Bray (Seine-Maritime)[2], alors qu'il inaugurait une liaison postale de nuit entre Paris et Londres, est un aviateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Paul Louis Ernest Xavier Bajac, ancien maire d'Ibos (Hautes-Pyrénées), et de Marguerite Emma Sophie Koch, domiciliés 13 rue de Vintimille, dans le 9e arrondissement de Paris.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Encore étudiant lorsque la guerre éclate, il est enrôlé par le sixième bureau de recrutement de la Seine, sous le matricule 363.

Le , il s'engage volontairement et "pour toute la durée de la guerre" dans le 2e Groupe d'aviation de Bron.

Une nouvelle affectation l'attend, au 1er Groupe d'aviation, le . Il rejoint l'école militaire d'aviation de Pau le 4 octobre, et est breveté pilote militaire, sous le numéro 2 267, à Avord le . Nommé caporal le 28 janvier, il fait un séjour à la RGA (Réserve Générale au Bourget) à partir du 3 février, avant d'être adopté par la jeune Escadrille 48, le 24 avril. Peu de temps après, le coq qui "chante & combat" se spécialise dans la "chasse pure", et Robert Bajac ne quittera plus le groupe, jusqu'au deuxième trimestre 1919.

Nommé sergent le , il est cité à l'Ordre de l'armée le 13 octobre, sous le numéro 453. Une délicate mission de convoyage d'appareil lui est confiée par Le Bourget, entre le et le . De retour à "la 48", il est promu adjudant le 25 avril, et homologue une victoire le 26, avant de retourner en mission à Buc, du 3 au . Cité pour la seconde fois le 8 mai, il est à nouveau inscrit à l'Ordre de l'armée le .

Le , Robert Bajac est sérieusement blessé au-dessus de la Belgique (région d'Alveringe), par trois projectiles allemands, au bras et à la cuisse gauches. En convalescence jusqu'au , il ne pourra s'empêcher de prendre des nouvelles de son fidèle SPAD S.VII "NEMESIS" (no 1589) et sera décoré de la prestigieuse Médaille militaire, avec une quatrième citation "à l'Ordre de l'Armée", le . Nommé sous-lieutenant "à titre temporaire" le , il repart pour une ultime mission de guerre, les 21 et .

Carrière aéronautique[modifier | modifier le code]

Le , Robert Bajac devient le recordman du monde de durée de vol avec 2 000 kilogrammes de charge utile, à l'aérodrome de Buc, pilotant un Blériot 155 (en) à moteurs Renault, soit 2 heures 30 minutes et 37 secondes[3].

Parti de nuit pour inaugurer un nouveau service de fret entre Paris et Londres à bord d'un trimoteur Farman F.306 (en), il doit faire demi-tour à cause de la brume dans la nuit du , et heurte des arbres puis le sol à Brémontier (Seine-Maritime). Transporté grièvement blessé à Gisors (Eure), il y décède peu après[4]. Ses deux coéquipiers sont légèrement blessés.

Il était chef-pilote depuis 1920 et comptait 9 000 heures de vol à son décès. Il avait notamment travaillé pour la Transaérienne, la Franco-Roumaine, Air Union puis Air France. Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris, après des obsèques célébrées aux Invalides, en présence notamment de l'aviateur Jean Mermoz, qui a prononcé son oraison funèbre.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 9/1672/1897 (consulté le 7 novembre 2012)
  2. « Le chef pilote Bajac tué dans un accident d'aviation », Le Temps, no 26875,‎ , p. 8 (lire en ligne)
  3. « Le 24 juillet 1926 dans le ciel : nouveau record pour Robert Bajac », sur air-journal,
  4. Charles Dollfus, « Robert Bajac », L'Aéronautique, no 192,‎ , p. 146 (lire en ligne)
  5. « Cote LH/94/44 », base Léonore, ministère français de la Culture
  6. CATILLON, Qui était qui ? Mémorial de l'aéronautique (Tome 1), Paris, Nouvelles Editions Latines (NEL), (ISBN 9782723320535, OCLC 469475442, lire en ligne)
  7. a et b J.O. de la République Française et Revue "L'aéronautique"

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean Mermoz, Aux obsèques de Bajac, dans Mes vols, Flammarion, 1937, p. 143-147
  • Chronique de l'histoire, Mermoz de Michel Marmin aux éditions Chronique, p. 1869
  • Ibos. Hommage à Robert Bajac, La Dépêche du Midi, janvier 2012 [1]
  • Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 56.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Photographie de Robert Bajac, sur Aero-mondo.fr [2]