Rhapsodie roumaine n° 1

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Rhapsodie roumaine no 1
opus 11
la majeur
Musique Georges Enesco
Effectif Orchestre
Durée approximative 12 min
Dates de composition 1901
Création
Athénée roumain, Bucarest
Interprètes Georges Enesco (direction)

La Rhapsodie roumaine no 1 en la majeur, opus 11 no 1, est une œuvre symphonique de Georges Enesco, composée en 1901. Elle est créée le à Bucarest sous la direction d'Enesco, accompagnée de sa sœur, la Rhapsodie roumaine op. 11 no 2 en majeur. C'est l'œuvre la plus connue du compositeur.

Présentation[modifier | modifier le code]

Cette rhapsodie est construite à partir de la musique populaire traditionnelle roumaine, procédé qu'Enesco avait déjà employé pour sa suite symphonique, le Poème roumain (1897). Utilisant des mélodies habituellement au répertoire de musiciens virtuoses tels que Grigoraș Dinicu, Enesco emprunte des thèmes parmi lesquels : Am un leu și vreau să-l beu (« Je veux dépenser mon sou à boire »), qu'Enesco a entendu dès son plus jeune âge, la danse « Hora lui Dobrică » (repère « 4 » de la partition), « lăutar Lea Chioru », composée d'une succession de danses, la chanson Mugur, mugurel (« Bourgeon, petit bourgeon ») et l'immortelle pièce de virtuosité Ciocârlia (« l'Alouette »)[1] du finale (repère « 13 ? » de la partition), qui mène progressivement l'auditeur « jusqu'à une sorte d'ivresse sonore »[2].

L'inspiration la plus proche est celle des Rhapsodies hongroises de Liszt[3], que parfois le disque rapproche de (Doráti ou de Stokowski).

Des deux rhapsodies, c'est la première, la plus exubérante, qui a toujours été la plus populaire, la seconde étant plus intime[4],[3]. Enesco lui-même l'a jouée partout à la demande des organisateurs de concerts et a fini par en être écœuré, confesse-t-il dans une lettre de 1949[3].

La rhapsodie est dédiée au compositeur français Bernard Crocé-Spinelli[5], élève d'André Gedalge, directeur du conservatoire de Toulouse, puis de Bordeaux.

Analyse[modifier | modifier le code]

Bien qu'en un seul mouvement, les nombreuses indications de mouvement peuvent être distinguées :

  • Modéré - Très vite - Premier mouvement -
  • Posément - Même temps - Plus vite - Posément - Même temps -
  • Posément - Plus vite - Encore plus vite -
  • Très vif - Allègrement - Très vif

Durée : environ 12 minutes.


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Incipit, fondé sur la mélodie traditionnelle, « Je veux dépenser mon sou à boire ».

Éditions[modifier | modifier le code]

Arrangements[modifier | modifier le code]

  • pour piano (1949) par le compositeur lui-même[2]
  • pour violon et piano de Marcel Stern
  • pour quatuor avec piano de Thomas Wally (OCLC 1055162376)
  • pour quintette, violons, violoncelle, contrebasse et piano, de N. Rudd (OCLC 17891799)

Discographie[modifier | modifier le code]

Orchestre[modifier | modifier le code]

Morceau brillant, la première Rhapsodie a été jouée par tous les grands chefs du XXe siècle : Mengelberg, Toscanini, Weingartner, Stokowski, Krauss, Silvestri, Paray, Doráti, Bernstein, Ormandy, Munch, Rojdestvenski, Celibidacheetc. — et les prestigieux orchestres du monde entier. Au disque, le choix est de qualité.

Transcriptions[modifier | modifier le code]

La transcription pour piano de l'auteur a été enregistrée par :

La transcription pour violon et piano de Marcel Stern :

  • Susanne Stanzeleit, violon ; Julian Jacobson, piano (2003, Meridian Records CDE 84469) (notice BnF no FRBNF39045953)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Vasile Tomescu, notes de présentation de l'œuvre pour le disque « Hommage à Georges Enesco », Orchestre de la radio roumaine, direction Iosif Conta (1974, Electrecord/Déesse DDLX 81) (OCLC 762618615).
  2. a et b Cophignon 2006, p. 143.
  3. a b et c Cophignon 2006, p. 142.
  4. Banks 1997, p. 30.
  5. Banks 1997, p. 5.
  6. (en) Robert M. Stumpf II, « Complete Stokowski Compact Discography », sur classical.net, .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]