Reader's Digest

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Reader's Digest
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue anglais (autres éditions en français, espagnol, allemand)
Périodicité mensuel
Genre généraliste, synthèse des romans, livres, essais…
Diffusion 8,1 millions ex.
Date de fondation 1922
Ville d’édition Pleasantville, New York City

Propriétaire Reader's Digest Association (RDA Holding)
Directeur de la rédaction Peggy Northrop
ISSN 0034-0375
Site web RD.com
Sélection du Reader's digest
Pays Canada
Langue français

ISSN 0037-1378
Sélection du Reader's digest
Pays France
Langue français

ISSN 0037-1386
Site web SelectionClic.com
Sélection du Reader's digest
Pays Suisse
Langue français

ISSN 0037-1394
Siège social de Reader's Digest à Pleasantville, État de New York.

Le Reader's Digest (ou Sélection du Reader's digest pour les éditions francophones) est un magazine mensuel de type familial et généraliste. Le format type (5½ × 8¼ pouces ou 134 × 184 mm) du magazine a donné le terme digest (petit format), de la taille d'un roman.

Publication[modifier | modifier le code]

En 2004, la version américaine du Reader's Digest fut publiée à 12,5 millions d'exemplaires et compte 44 millions de lecteurs chaque mois. Bien qu'en légère perte de vitesse ces dernières années, le Bureau d'audit des publications (équivalent de l'Office français de la publication) a déclaré que le Reader's Digest était le magazine généraliste le plus vendu aux États-Unis après les publications de l'« Association américaine des retraités » (AARP).

Il est également publié dans une version à grands caractères appelée Reader's Digest Large Type, et dans différentes éditions dans plusieurs dizaines de pays dans le monde.

Histoire[modifier | modifier le code]

DeWitt Wallace imagina un magazine composé d'articles condensés issus de plusieurs magazines populaires alors qu'il se rétablissait de ses blessures de la Première Guerre mondiale. DeWitt et son épouse d'origine canadienne Lila Wallace (née Lila Bell Acheson) publièrent le premier numéro le depuis leur propre maison. Initialement disponible par correspondance pour 25 cents la copie, le magazine fut proposé dans les kiosques en 1929.

Son tirage augmenta progressivement, atteignant le seuil symbolique du million d'exemplaires cumulés en 1935, et de 10 millions en 1994.

En , l'édition américaine a fêté son 1000e numéro.

Reader's Digest est traduit dans trente-cinq langues dont (anglais, français, espagnol, allemand) pour plus de cent pays dans le monde. Magazine classé comme conservateur aux États-Unis.

Le 17 août 2009, l'éditeur du magazine a annoncé vouloir se placer sous la protection de la loi américaine sur les faillites. Il souhaite pouvoir ainsi restructurer sa dette qui s'élève à 1,6 milliard USD[1].

En mai 2013, les branches française, belge et finlandaise sont revendues au groupe espagnol CIL (Club Internationacional del Libro), car RDA (Reader's Digest Association), la holding propriétaire fait face à d'énormes problèmes de trésorerie.

Le périodique est évoqué dans le 304e des 480 souvenirs cités par Georges Perec dans Je me souviens.

Version arabe[modifier | modifier le code]

La première publication[Quand ?] est en Égypte sous le régime de Gamal Abdel Nasser, mais le magazine est censuré et arrête sa publication[Quand ?]. Ensuite[Quand ?], c'est le Liban qui s'associe à la publication, mais seulement 75 % des livres américains sont traduits; arrêt définif en avril 1993.

Version indienne[modifier | modifier le code]

La version indienne commence en 1954 avec 40 000 numéros. En 2008, elle se vend à 600 000 exemplaires, par Living Media India Ltd.

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

En juin 2012, Reader's Digest comparaissait devant la 15e chambre correctionnelle de Nanterre pour « publicité mensongère, pratique commerciale trompeuse et pratique commerciale agressive », en tout 150 plaintes pour des envois de documentation entre 2006 et 2010[2], finalement l'entreprise sera relaxée en juillet 2012[3].

Critique[modifier | modifier le code]

Dans leur livre La Fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie (Agone, 2008), les spécialistes des médias Noam Chomsky et Edward Herman ont violemment critiqué la propension du Reader's Digest à lancer des campagnes de propagande, citant notamment le prétendu complot du KGB pour assassiner le pape, ou sur le lien de la revue avec d'anciens dirigeants de la CIA tels que Paul Henze[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AFP, « États-Unis - Le magazine Reader's Digest se déclare en faillite », Le Devoir,‎ 18 août 2009 (lire en ligne).
  2. « Reader's Digest devant le tribunal », sur Le Parisien,‎ 30 juin 2012
  3. « Publicité mensongère : Reader's Digest relaxé », sur Le Parisien,‎ 7 juillet 2012
  4. Noam Chomsky et Edward Herman, La Fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie, Agone, 2008

Liens externes[modifier | modifier le code]