Reader's Digest

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Reader's Digest
Image illustrative de l'article Reader's Digest
Couverture de l'édition de février 1922

Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue anglais (autres éditions en français, espagnol, allemand)
Périodicité mensuel
Genre généraliste, synthèse des romans, livres, essais…
Diffusion 8,1 millions ex.
Date de fondation 1922
Ville d’édition Pleasantville (État de New York)

Propriétaire Reader's Digest Association (RDA Holding)
Directeur de la rédaction Peggy Northrop
ISSN 0034-0375
Site web RD.com

Le Reader's Digest (ou Sélection du Reader's digest pour les éditions francophones) est un magazine mensuel de type familial et généraliste. Le format type (5½ × 8 ¼ pouces ou 134 × 184 mm) du magazine a donné le terme digest (petit format), de la taille d'un roman.

Histoire[modifier | modifier le code]

Siège social de Reader's Digest à Pleasantville, État de New York.

Alors qu'il se rétablissait de ses blessures de la Première Guerre mondiale, DeWitt Wallace imagina un magazine composé d'articles condensés issus de plusieurs magazines populaires. DeWitt et son épouse d'origine canadienne Lila Wallace (née Lila Bell Acheson) publièrent le premier numéro le depuis leur propre maison. Initialement disponible par correspondance pour 25 cents le numéro, le magazine fut proposé dans les kiosques en 1929.

Son tirage augmenta progressivement, atteignant le seuil symbolique du million d'exemplaires cumulés en 1935, et de 10 millions en 1994.

En , l'édition américaine a fêté son 1 000e numéro.

Reader's Digest est traduit dans trente-cinq langues (dont l'anglais, le français, l'espagnol, l'allemand) pour plus de cent pays dans le monde. Ce magazine est classé comme conservateur aux États-Unis.

Le 17 août 2009, l'éditeur du magazine a annoncé vouloir se placer sous la protection de la loi américaine sur les faillites. Il souhaitait pouvoir ainsi restructurer sa dette qui s'élèvait à 1,6 milliard USD[1].

En mai 2013, les branches française, belge et finlandaise sont revendues au groupe espagnol CIL (Club Internationacional del Libro), car RDA (Reader's Digest Association), la holding propriétaire fait face à d'énormes problèmes de trésorerie.

Publications[modifier | modifier le code]

En 2004, la version américaine du Reader's Digest fut publiée à 12,5 millions d'exemplaires et compte 44 millions de lecteurs chaque mois. Bien qu'en légère perte de vitesse ces dernières années, le Reader's Digest demeure le magazine généraliste le plus vendu aux États-Unis après les publications de l'Association américaine des retraités (AARP), selon le Bureau d'audit des publications (équivalent de l'Office français de la publication).

Il est également publié dans une version à grands caractères appelée Reader's Digest Large Type, et dans différentes éditions dans plusieurs dizaines de pays dans le monde.

Version française[modifier | modifier le code]

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

En juin 2012, Reader's Digest comparaissait devant la 15e chambre correctionnelle de Nanterre pour « publicité mensongère, pratique commerciale trompeuse et pratique commerciale agressive », en tout 150 plaintes pour des envois de documentation entre 2006 et 2010[2]. Finalement l'entreprise est relaxée en juillet 2012[3].

Version arabe[modifier | modifier le code]

La première publication en langue arabe a eu lieu en Égypte en septembre 1943[4] (alors sous le régime de Gamal Abdel Nasser), mais le magazine est censuré et arrête sa publication[Quand ?]. Ensuite[Quand ?], c'est le Liban qui s'associe à la publication, mais seulement 75 % des livres américains sont traduits; arrêt définitif en avril 1993.

Version indienne[modifier | modifier le code]

La version indienne commence en 1954 avec 40 000 exemplaires. En 2008, elle se vend à 600 000 exemplaires, par Living Media India Ltd.

Critiques[modifier | modifier le code]

Dans leur livre La Fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie (Agone, 2008), les spécialistes des médias Noam Chomsky et Edward Herman ont violemment critiqué la propension du Reader's Digest à lancer des campagnes de propagande, citant notamment le prétendu complot du KGB pour assassiner le pape, ou sur le lien de la revue avec d'anciens dirigeants de la CIA tels que Paul Henze[5].

Évocations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AFP, « États-Unis - Le magazine Reader's Digest se déclare en faillite », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  2. « Reader's Digest devant le tribunal », sur Le Parisien, .
  3. « Publicité mensongère : Reader's Digest relaxé », sur Le Parisien, .
  4. (ar) « ريدرز دايجست », ويكيبيديا، الموسوعة الحرة,‎ (lire en ligne)
  5. Noam Chomsky et Edward Herman, La Fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie, Agone, 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]