Rachel Baes

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Rachel Baes
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Naissance
Décès
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BrugesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Rachel Baes[1] née à Ixelles le et morte à Bruges le est une artiste peintre et photographe surréaliste belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille du peintre Émile Baes, Rachel Baes commence très jeune de peindre et subit l'influence de l'expressionnisme flamand. Elle expose en 1929 à Paris au Salon des indépendants, et au Salon des surindépendants. Sa passion amoureuse, à partir de 1935, pour le nationaliste flamand Joris Van Severen, fondateur en 1931 du parti d'extrême droite Verdinaso, ne s'interrompt pas à sa mort en 1940, fusillé par des soldats français, qui la laisse brisée.

En 1945, elle rencontre, à Paris, Paul Éluard qui préface sa première exposition et se tourne vers le surréalisme. Le tableau Schéhérazade que peint René Magritte en 1947 est son portrait. Elle rencontre Pablo Picasso, Jean Cocteau et Paul Léautaud, dont elle devient la maîtresse, dans les années 1950. Léautaud s'opposera de façon formelle, dans une lettre du [2],[3], à ce qu'elle publie sa prose érotique.

Elle bénéficie du soutien d'André Breton et réalise deux autres expositions en 1953 et 1956. Marcel Lecomte, Paul Colinet, Louis Scutenaire et Irène Hamoir écrivent sur sa peinture.

Rachel Baes s'installe définitivement à Bruges en 1961. Elle expose en 1966 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles et publie à Anvers Joris van Severen, une âme. En 1976, Louis Scutenaire et Tom Gutt préfacent son exposition à Bruxelles à la galerie Isy Brachot.

Elle est enterrée à Abbeville auprès de Van Severen.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Joris Van Severen, Une Âme, Zulte, Éditions Oranje, 1965.
  • Trois entretiens avec Paul Léautaud, chez l'auteur, tirage à 19 exemplaires, 1949.
  • Journal (Au Père Lachaise avec Paul Léautaud, 1953), tirage à 19 exemplaires, Paris, 1958.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Bruxelles, Musée Magritte :
    • Madame Veto (Marie-Antoinette), 1965, huile sur toile ;
    • La Trame des ancêtres (Beffroi de Bruges), 1962, huile sur toile ;
    • Sans titre (Princesse à la longue chevelure), dessin encre de chine sur papier.
  • Charleroi, BPS22, Musée de l'Art de la province de Hainaut.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Xavier Canonne, Le surréalisme en Belgique, 1924-2000, Bruxelles, Fonds Mercator, 2006 (ISBN 90-6153-659-6) ; Arles, Actes Sud, 2007 (ISBN 9782742772094) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre-Paul Dupont, Dictionnaire des femmes belges. XIXe et XXe siècles, Bruxelles, Racine, 2006
  • Éliane Gubin, Dictionnaire des femmes belges, XIXe et XXe siècles, Éditions Lanoo Vitgeverij, 2006
  • M. Hallers & Marcel Mariën, Rachel Baes. L'accent grave du rêve, catalogue de l'exposition organisée à la galerie Quadri, Bruxelles, 1992
  • Marcel Lecomte, Rachel Baes. 21 peintures, Paris, E. Collet, 1947
  • Louis Scutenaire & Tom Gutt, Rachel Baes, Bruxelles, galerie Isy Brachot, 1976
  • Louis Scutenaire, Irine & André Blavier, Le Surréalisme en Belgique, I, Bruxelles, galerie Isy Brachot, 1986
  • (nl) Patrick Spriet, Een Tragische Minnares (Rachel Baes, Joris Van Severen, Paul Léautaud en de surrealisten, Vanhalewijck, 2002
  • José Vovelle, Des femmes et du surréalisme en Belgique dans Europe - Les surréalistes belges, n° 912, Paris,
  • « Rachel Baes », L'Écran du monde (Empreintes n° 9), ill. (textes de Paul Éluard, Michel de Ghelderode, Paul Nougé, Robert Ganzo, Paul Léautaud, Jean Cocteau, Carlos de Ridzitsky, Paul Colinet, Robert Goffin, Marcel Lecomte, Hubert Juin, Louis Scutenaire), Bruxelles, 1951

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rachel Baes, n'est pas apparentée à la famille de l'architecte Jean Baes.
  2. Lettre autographe de Paul Léautaud à Rachel Baes. Provenance : Ancienne Collection V., acquise auprès de Pierre Chrétien, expert national près les Cours d'Appel, 178, faubourg Saint-Honoré, Paris.
  3. Elle fait dans son jardin de Fontenay-aux-Roses des photographies de Paul Léautaud, dont trois photographies originales, au format 11 × 8,5 cm (cf. Librairie J-F, Fourcade, Paris, référence n° : 18762).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]