Robert Ganzo

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Robert Ganzo
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Robert Ganzo (1898-1995) est un poète d’origine vénézuélienne d'expression française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Robert Ganzo est né le 22 août 1898 à Caracas, au Venezuela. Il est le fils de Moïse et Esther Ganzo (une Française), qui viennent de Port-Saïd en Égypte. Il a trois frères et sœurs plus jeunes que lui.

En 1910 la famille quitte le Venezuela pour la Belgique à cause de difficultés financières. Ils s'installent au 330 chaussée d'Alsemberg à Bruxelles.

Dès ses 12 ans, Robert commence à écrire des poèmes et des pièces de théâtre qu'il fait jouer devant le roi de Belgique.

Il s'installe à Paris vers 1920 où il devient bouquiniste et libraire. En 1949, il publie une traduction d'un recueil de poèmes de Vincente Gerbasi, Mon père, l'immigrant[1].

Pendant la Seconde Guerre mondiale il s'engage dans le combat de la Résistance surtout à travers ses poèmes[2]. Étant juif, communiste et résistant, il se fait arrêter par la Gestapo et emmener sous l'Opéra de Paris en salle d'interrogatoire. Il s'enfuit avec l'aide de son gardien qui connaissait ses poèmes.

À partir des années 60, il se consacre à la préhistoire et publie Histoire avant Sumer et Livres de pierre ou la Préhistoire reconsidérée.

Il meurt le 6 avril 1995 à Boulogne-Billancourt. Ses dernières volontés ont été exécutées par Yvonne Ganzo, sa veuve, par la création d'un prix littéraire Robert Ganzo, décerné à des auteurs de poésie « en prise avec le mouvement du monde, loin du champ clos des laboratoires formalistes et des afféteries postmodernes »[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Recueils de poèmes et de chansons
  • 1924 : Pirouettes sentimentales : poèmes et chansons
  • 1937 : Orénoque
  • 1938 : Sept chansons pour Agnès Capri
  • 1940 : Lespugue
  • 1941 : Rivière
  • 1942 : Domaine
  • 1947 : Langage
  • 1950 (?) : Chansons
  • 1951 : Colère
  • 1954 : Résurgences

En 1956 paraît L'Œuvre poétique, chez B. Grasset, qui regroupe les recueils Orénoque, Lespugue, Rivière, Domaine, Langage, Colère et Résurgences. Réédité en 1997, chez Gallimard.

Autres publications
  • 1917 : Du bout des lèvres
  • 1920 : À celles qui furent nos amantes : Nouvelles chansons anciennes
  • 1924 : Moi, danseur (roman)
  • 1928 : Le Génie prisonnier
  • 1930 : Du dancing ou le Danseur sentimental
  • 1947 : Tracts
  • 1955 : Tonia Cariffa
  • 1957 : Hajdu, vingt-deux reproductions
  • 1961 : Olive Tamari
  • 1963 : Histoire avant Sumer
  • 1974 : Livres de pierre ou Préhistoire reconsidérée
  • 1987 (?) : Au citoyen Gustave-Arthur Dassonville
  • 1991 (?) : La Rose et l'Orchidée
  • Amérique, avec des gravures et dessins de Ginette Litt.

Prix Robert Ganzo[modifier | modifier le code]

Le Prix Robert Ganzo[4] de poésie est décerné par la Fondation Robert Ganzo, sous l’égide de la Fondation de France, et ce grâce au legs de son épouse Yvonne Thomas Ganzo aujourd’hui décédée.

Ce prix est pérenne et a été octroyé pour la première fois en avril 2007, sous la houlette du festival international du livre et du film produit par l’association « Étonnants voyageurs[5] ».

Décerné à Saint-Malo pendant le festival « Étonnants voyageurs », le prix Robert Ganzo entend saluer un poète de tempérament, un aventurier du verbe et de la vie, un passeur d’émotions et de défis, un arpenteur de grand large et d’inconnu.

Récipiendaires du prix Robert Ganzo
  • 2007 : le poète René Depestre, à l'occasion de ses Poésies complètes aux éditions Seghers.
  • 11 mai 2008 : l’écrivain marocain Abdellatif Laâbi, pour l’ensemble de son œuvre
  • 30 mai 2009 : le poète Franck Venaille, pour son œuvre et son livre intitulé Ça édité au Mercure de France.
  • 23 mai 2010 : le poète Bernard Noël, pour son œuvre et son livre intitulé Les Plumes d'Éros édité chez P.O.L.
  • 12 juin 2011 : le poète belge Jean-Pierre Verheggen, pour l'ensemble de son œuvre et dernier recueil intitulé Poète bin qu'oui, poète bin qu'non ? édité chez Gallimard.
  • 27 mai 2012 : Marie-Claire Bancquart, pour l'ensemble de son œuvre et son dernier recueil intitulé Violente vie édité en mars au Castor astral.
  • 20 mai 2013 : le poète Serge Pey, pour l'ensemble de son œuvre dont Ahuc : poèmes stratégiques 1985-2012, qui retrace l’ensemble de son parcours et permet de situer l’auteur à sa juste place dans la littérature contemporaine.
  • 8 juin 2014 : Dominique Sampiero, pour l’ensemble de son œuvre et son ouvrage intitulé La vie est chaude paru en 2013 aux éditions Bruno Doucey.
  • 24 mai 2015 : Valérie Rouzeau, pour l’ensemble de son œuvre et son ouvrage intitulé Va où, réédité aux éditions de La Table Ronde.
  • 2016 : Anise Koltz, pour son ouvrage intitulé Somnambule du jour, chez Gallimard.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • En 2005 est parue aux éditions du Castor astral une biographie du poète sous la plume de Pierre Citron.
  • En 2009 une deuxième biographie du poète parait sous la plume de Robert Maillard aux éditions Slatkine (Genève) avec une préface de B. Mermod, ainsi qu’une documentation (noirs et couleurs).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice de la traduction sur le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France. Page consultée le 20 août 2014.
  2. Roberto Ganzo, Tracts, Paris, Jean Aubier,
  3. Charte du prix Robert Ganzo
  4. Le prix Robert Ganzo, doté de 10 000 €, distingue l’auteur d’un livre de poésie d’expression française en prise avec le mouvement du monde, loin du champ clos des laboratoires formalistes et des afféteries post-modernes.
  5. Site du festival Étonnants Voyageurs.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Prix Robert Ganzo