Production du thé

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La production du thé correspond à toutes les étapes, agricoles, artisanales et industrielles, de la naissance de la plante de théier à la vente d'un thé en vrac ou en sachet à destination du consommateur ou du préparateur du thé. Elle comporte l'entretien des plantations de thé, la cueillette des feuilles, le flétrissage, la dessiccation, l'oxydation, le roulage, le séchage, le triage, la cuisson et parfois une étape d'aromatisation à l'aide de fleurs ou d'huiles essentielles.

Plantations[modifier | modifier le code]

Plantations de thé dans les montagnes Cameron en Malaisie.

Climat[modifier | modifier le code]

Le théier (Camellia sinensis), appelé parfois simplement thé, comme l'infusion de ses feuilles, est une espèce d'arbustes de la famille des Théacées. Il est originaire d'Extrême-Orient et pousse toute l'année dans les climats tropicaux et subtropicaux[1]. Certaines de ses variétés peuvent également tolérer les climats océaniques. Les plantations de thé nécessitent au moins 127 centimètres de pluie par an et un sol acide[2]. Beaucoup de thés sont cultivés en altitude ː les plants y croissent plus lentement, mais le thé a un meilleur goût[3].

Culture[modifier | modifier le code]

Les pieds plantés en rangées serrées sont taillés pour ne pas dépasser un mètre de hauteur afin de faciliter la cueillette et parce que les plants plus petits ont plus de jeunes branches[4]. En effet, plus les feuilles cueillies sont âgées, moins le thé sera chargé en arômes et alcaloïdes donc de moins bonne qualité. Sans taille régulière, un plant de thé peut atteindre jusqu'à 16 mètres de haut[2].

Récolte[modifier | modifier le code]

Cueilleuses de thé au Sri Lanka.

La récolte débute lorsque le pied est âgé d'au moins trois à quatre ans[1]. On compte 4 à 12 années avant qu'un plant ne produise des graines. Afin de ne garder que les plus jeunes feuilles, plusieurs passages sont nécessaires en fonction de la qualité recherchée et du rythme de récolte, un même pied pouvant être récolté de 1 à 4 fois par an selon le climat et le clone.

On ne récolte que 3 à 6 centimètres environ en haut d'un plan mature c'est-à-dire le bourgeon terminal et les 1 à 3 feuilles suivantes. Ces bourgeons et feuilles sont appelés "flushes" en anglais[5], mot qui ne semble pas avoir d'équivalent en français où on parle simplement de bourgeons[6]. Un plant fournira une nouvelle récolte tous les 7 à 15 jours pendant la saison de pousse. Les feuilles qui poussent lentement ont tendance à produire des thés plus apprécié[2].

Du fait de la précision nécessité pour la cueillette, la mécanisation est très peu présente et cette tâche est généralement dévolue à des cueilleurs spécialisés, souvent des femmes.

Parasites du théier[modifier | modifier le code]

Les moustiques Helopeltis, également dangereux pour le coton[7], les quinquinas[8] et d'autres espèces végétales, peuvent abîmer les feuilles : les plants sont donc souvent traités aux insecticides.

Certains lépidoptères se nourrissent également des feuilles.

Il existe enfin un certain nombre de maladies du théier (en).

Transformation des feuilles[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Camellia sinensis », sur www.hort.purdue.edu (consulté le 3 juin 2017)
  2. a b et c Cave, Yvonne. et Rolfe, Jim., Camellias : a practical gardening guide, Timber Press, (ISBN 0881925772, OCLC 52133019, lire en ligne)
  3. Harney, John (John D.), Tea cuisine : a new approach to flavouring contemporary and traditional dishes, Lyons, (ISBN 1592287417, OCLC 71542550, lire en ligne)
  4. (en) « Tea production », sur Encyclopædia Britannica (consulté le 3 juin 2017)
  5. Hayes, Elizabeth S., Spices and herbs, lore & cookery, Dover Publications, 1980, ©1961 (ISBN 0486240266)
  6. « Traduction de "tea flushes" », sur Linguee.com (consulté le 3 juin 2017)
  7. « Dégâts d'Helopeltis sur cotonnier », sur Institut de Recherche pour le Développement, (consulté le 3 juin 2017)
  8. Lucien Guérin, « Les Helopeltis (Hemipt. Miridae), nuisibles aux Quinquinas du Cameroun français », Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 3, no 9,‎ , p. 512-540 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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