Politique au Tchad

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Le Tchad est une république à régime semi-présidentiel où le Président est le chef de l'État et nomme le Chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement tandis que le pouvoir législatif releve du Parlement. La constitution en vigueur fut promulguée le .

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Fonction Nom Parti Depuis
Président de la République Idriss Déby MPS
Premier ministre Albert Pahimi Padacké

Le président nomme le Premier ministre ainsi que les membres du gouvernement, et jouit d'une influence considérable quant à la nomination des juges, des généraux, des préfets et des dirigeants des entreprises para-étatiques.

Après avoir renversé Hissène Habré en , Idriss Déby remporta les élections présidentielles de 1996 et 2001. En 2005, il supprima la limite de deux mandats présidentiels fixée dans la constitution de 1996. La plupart de ses conseillers sont issus du clan Zaghawa, mais son gouvernement compte également quelques personnalités originaires du sud du pays.

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Assemblée nationale du Tchad.

Le parlement est normalement bicaméral, mais le sénat Ce lien renvoie vers une page d'homonymie n'ayant pas encore été installé, ses attributions ont été dévolues à l'Assemblée nationale temporairement. Une révision de la constitution adoptée le 26 mai 2004 a institué le principe d'un parlement à une seule chambre, un référendum devant entériner cette évolution.

Les sénateurs sont élus par les conseillers régionaux, départementaux et municipaux, pour six ans. Le tiers du Sénat est renouvelé tous les deux ans. Le premier tiers à renouveler est désigné par le sort. Les candidats au poste de sénateur doivent avoir au moins 40 ans.

Le Parlement se réunit à l'occasion de deux sessions ordinaires annuelles de 90 jours maximum. Elles commencent le 5 mars et le 5 octobre, ou le premier jour ouvrable suivant si cette date est fériée. Il peut également se réunir en session extraordinaire dans certains cas.

Les dernières élections législatives se sont tenues en 2011. Le renouvellement de l'Assemblée, prévu depuis 2015, a une nouvelle fois, en 2017, été reporté par manque des moyens : « En période de vache maigre, on ne peut rien faire », a déclaré le président du Tchad Idriss Déby. Les élections se tiendront « peut-être en 2019 » selon lui. La Ligue tchadienne des droits de l'Homme (LTDH) a dénoncé cette décision, considérant que « le pouvoir est allé très loin dans sa remise en cause de la démocratie au Tchad »[1].

Pouvoir judiciaire[modifier | modifier le code]

Le président nomme les principaux membres du système judiciaire. La Cour suprême est composée d'un président nommé par le chef de l'État et de 15 conseillers, nommés par le chef de l'État et le parlement. Toutes les nominations le sont à vie.

Le Conseil constitutionnel compte neuf juges élus pour neuf ans et a le pouvoir de réviser toute loi ou traité international avant son adoption.

La Constitution reconnaît le droit coutumier et traditionnel tant que cela n'interfère pas avec l'ordre public ou les droits constitutionnels des citoyens.

Partis politiques et élections[modifier | modifier le code]

Organisations internationales[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bichara Idriss Haggar, Tchad : les partis politiques et les mouvements d'oppositions armés de 1990 à 2012 : le multipartisme ou les fractures sociales, L'Harmattan, 2014, 299 p. (ISBN 978-2-343-04796-6)
  • Alfred Ramadji, L'opposition partisane dans le système politique tchadien 1993–2011, Université de Bordeaux, 2015, 469 p. (thèse de sciences politiques)

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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