Politique étrangère du Tchad

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La politique étrangère du Tchad désigne l’ensemble des relations internationales de la République du Tchad depuis son indépendance proclamée le [1]. Le Tchad a gardé des relations étroites avec la France, ancienne puissance coloniale.

Chronologie des relations[modifier | modifier le code]

Premières années après l'indépendance[modifier | modifier le code]

En de concert avec la France qui vient d'instaurer la Ve République, le Tchad devient une République autonome au sein le la Communauté française, une fédération qui regroupe la France et certaines de ses anciennes possessions outre-mer.

Le Tchad accède officiellement à l'indépendance le sous la présidence de François Tombalbaye, tandis que le nord du pays, resté sous contrôle de l'armée française, passe sous administration tchadienne en [1].

Première guerre civile de 1965 à 1979[modifier | modifier le code]

La première guerre civile tchadienne débute à la fin de l'année 1965 par une révolte contre le régime de François Tombalbaye, et de la domination politique des ethnies du sud du Tchad sur celles du nord et du centre. Trois ans seulement après s'être retiré du pays, les troupes françaises interviennent de nouveau en 1968 à la demande du président François Tombalbaye, finalement assassiné en 1975 lors d'un coup d'État qui amène au pouvoir Félix Malloum. La guerre civile se termine avec l'établissement en 1979 du Gouvernement d'union nationale et de transition (GUNT), formé par différents groupes rebelles nordistes et présidé par Goukouni Oueddei[2].

Le Tchad sous le mandat d'Hissène Habré[modifier | modifier le code]

Le , le chef des Forces armées du Nord (FAN), Hissène Habré, renverse avec l'appui de la CIA le président Goukouni Weddeye au pouvoir depuis la fin de la guerre civile, et instaure un régime autocratique[3].

Il supprime le poste de Premier ministre, fait exécuter plusieurs opposants politiques[4], transforme les FAN en armée régulière, puis crée une police politique responsable de milliers d'enlèvements et d'assassinats politiques[4]. Il ordonne également des massacres dans le sud-est, notamment en [4].

Dans le contexte de la Guerre froide et du conflit tchado-libyen, Hissène Habré bénéficie, malgré les crimes commis pendant son mandat, du soutien de la France et des États-Unis qui le considèrent comme un allié idéal contre le dictateur libyen Mouammar Kadhafi, soutenu par l'Union soviétique[5] et accusée de soutenir le terrorisme international[6].

Le Tchad sous le mandat d'Idriss Déby[modifier | modifier le code]

Le , avec l'appui de la France, Idriss Déby chasse du pouvoir Hissène Habré et le remplace le avec le titre de président du Conseil d'État. Il est ensuite désigné président de la République du Tchad le . Idriss Déby est soutenu militairement comme son prédécesseur par la France et les États-Unis.

Sous son mandat, plusieurs conflits dans lesquels le Tchad est engagé prennent fin, notamment avec la Libye, le Soudan, et une partie de la rébellion tchadienne. D'importantes ressources minières et pétrolières sont également découvertes, permettant au Tchad de nouer plusieurs accords de coopération économiques et commerciaux avec des entreprises européennes, américaines et asiatiques.

Le Tchad intervient militairement dans plusieurs pays africains pour appuyer les gouvernements contre des insurrections, notamment la République démocratique du Congo, le Nigéria, et le Mali. En tant « puissance pacificatrice » du continent africain, le Tchad s'est fait élire membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies de 2014 à 2016[7].

Relations avec les autres États africains[modifier | modifier le code]

Le Tchad est membre-fondateur de Union africaine et du G5-Sahel qui regroupe à ses côtés la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Burkina Faso pour combattre les groupes armés jihadistes dans la bande sahélo-saharienne[8]. Le Tchad est également membre de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale et de l'Organisation de la coopération islamique, dont plus de la moitié des 57 États membres sont situés en Afrique[9].

Le Lac Tchad se situe entre quatre pays limitrophes : le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria.

Relations avec le Soudan[modifier | modifier le code]

Le Tchad et le Soudan partagent une frontière commune de 1 360 km. Les populations de l'est du Tchad et de l'ouest du Soudan ont noué des liens sociaux et religieux bien avant l'indépendance des deux pays, qui sont restés forts malgré les différends entre gouvernements. Les relations entre ces deux pays ont été tendues en raison du conflit au Darfour (depuis 2003) et de la guerre civile tchadienne (2005-2010), les deux États et gouvernements s'accusant mutuellement de soutenir leurs adversaires.

En , après sept années d'une guerre par procuration en utilisant leurs rebelles mutuels, les deux pays signent un accord sur la sécurité à la frontière et la création d'une force militaire commune[10].

Le Tchad, signataire du traité de Rome instituant la Cour pénale internationale, refuse pourtant d'arrêter Omar el-Bechir, poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide au Darfour[4].

Depuis le rapprochement des deux pays, le gouvernement tchadien est accusé d'employer des mercenaires soudanais pour lutter contre l'orpaillage illégal dans le nord du pays[11].

Relations avec la Libye[modifier | modifier le code]

Un MiG-23 sur la base aérienne de Faya-Largeau occupée par la Libye dans les années 1980.

Les relations entre le Tchad et la Libye ont été essentiellement conflictuelle sous la président en Libye de Mouammar Kadhafi.

Les deux États qui partagent une frontière officielle de plus de 1055 km ont eu de nombreux affrontements liés au partage des territoires, notamment lors de l'annexion la bande d’Aozou par la Libye en 1975[1]. Celle-ci est reconquise par le Tchad en [1].

Les deux États signent un accord de cessez-le-feu le [1].

Dans les années 2000, le gouvernement libyen propose sa médiation au Tchad dans les conflits qui l'opposent au Soudan et aux groupes rebelles qui combattent le gouvernement lors de la guerre civile tchadienne de 2005 à 2010. En 2007, plusieurs accords de pays sont signés à Tripoli dans le cadre de ces deux conflits[12]'[13], même si ces accords ne suffisent pas à mettre fin aux hostilités qui ne prennent fin qu'en 2010.

A partir de 2011, suite à la première guerre civile libyenne qui provoque le renversement puis l'exécution de Mouammar Kadhafi, le Tchad reconnait le Conseil national de transition comme seule autorité du peuple libyen[14].

Lors de la deuxième guerre civile libyenne, le Tchad prend le parti du maréchal libyen Khalifa Haftar qui contrôle l'Est du pays.

En , le Tchad ferme sa frontière terrestre avec la Libye pour des raisons sécuritaires, avant d'en rouvrir un point de passage, deux mois plus tard[15].

En septembre et , Khalifa Haftar se rend à N'Djamena à deux reprises et rencontre Idriss Déby, sans que le contenu des leurs échanges soit divulgué[16].

Relations avec le Niger[modifier | modifier le code]

Le Tchad partage à l'ouest une frontière de 1175 km avec le Niger, traversée notamment par le Lac Tchad.

Depuis 2015, le Tchad coopère militairement avec le Niger au sein de la Force multinationale mixte dont les deux pays sont membres, et dont le quartier général est situé à N'Djaména. Cette force est actuellement concentrée dans la lutte contre Boko Haram, dont l'insurrection islamiste menace la sécurité de ces deux États[17].

En 2017, le Niger, le Mali et le Tchad concluent un accord de coopération judiciaire qualifié d'historique par les signataires[18]. Cet accord prévoit la mise en place de commissions rogatoires internationales, l'échange entre les États des actes judiciaires, la comparution des témoins, experts et personnes poursuivies et une politique de coopération en cas d'extradition[18].

Relations avec le Nigeria[modifier | modifier le code]

Le Tchad partage avec le Nigeria sa plus court frontière, de 87 km, traversée notamment par le Lac Tchad.

Depuis 2015, le Tchad coopère militairement avec le Nigeria au sein de la Force multinationale mixte dont les deux pays sont membres, et dont le quartier général est situé à N'Djamena. Cette force est actuellement concentrée dans la lutte contre Boko Haram, dont l'insurrection islamiste menace la sécurité de ces deux États[17].

Relations avec le Cameroun[modifier | modifier le code]

Le Tchad partage au sud-ouest une frontière de 1094 km avec le Cameroun, traversée notamment par le Lac Tchad.

Depuis 2015, le Tchad coopère militairement avec le Cameroun au sein de la Force multinationale mixte dont les deux pays sont membres, et dont le quartier général est situé à N'Djamena. Cette force est actuellement concentrée dans la lutte contre Boko Haram, dont l'insurrection islamiste menace la sécurité de ces deux États[17].

Sur le plan économique, les deux États coopèrent dans l'exploitation des gisements pétroliers situés aux zones frontalières, au travers du projet pétrolier "Tchad-Cameroun"[19].

Relations avec la République centrafricaine[modifier | modifier le code]

Le Tchad partage au sud avec la République centrafricaine une frontière de 1200 km. Elle est en partie constituée des rivières Bahr Aouk, Nana Barya et Pendé.

En , des miliciens tchadiens appuient le coup d'État du général François Bozizé en Centrafrique, dont une bonne partie va rester avec lui après son installation au pouvoir qui dure jusqu'à son renversent par un autre coup d'État en .

Entre 2007 et 2009, le Tchad et la République centrafricaine ont coopéré au sein de la force européenne EUFOR Tchad/RCA, force opérationnelle multinationale dirigée par l'Union européenne au Tchad et en République centrafricaine.chargée de sécuriser les réfugiés du Darfour[20].

Relations avec l'Égypte[modifier | modifier le code]

En , l'Égyptien Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, rencontre le chef de la diplomatie tchadienne Nagoum Yamassoum[21]. A l'issue de cette entretien, Amr Moussa déclare le Tchad en passe membre observateur auprès de la Ligue arabe[21].

Depuis 2014, l'Égypte et le Tchad sont des alliés objectifs dans la deuxième guerre civile libyenne, dans laquelle ils soutiennent tous deux le maréchal Khalifa Haftar[22], et dans la lutte contre l'État islamique auquel des insurgés islamistes situés au Nigéria et dans le Sinaï ont fait allégeance, combattus par les armées égyptienne et tchadienne.

Une autre convergence entre l'Égypte et le Tchad : ils font partie des rares pays dont les habitants sont majoritairement musulmans à avoir des relations diplomatiques officielles avec Israël.

Relations avec le Bénin[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, le Tchad coopère militairement avec le Bénin au sein de la Force multinationale mixte dont les deux pays sont membres, et dont le quartier général est situé à N'Djamena. Cette force est actuellement concentrée dans la lutte contre Boko Haram, dont l'insurrection islamiste menace la sécurité de ces deux États[17].

Relations avec le Sénégal[modifier | modifier le code]

En , l'ancien président tchadien Hissène Habré est jugé par un tribunal international africain à Dakar pour de nombreux crimes commis pendant son mandat[23]. Il est reconnu coupable de crimes contre l'humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvements, et condamné à la prison à perpétuité, peine qu'il purge au Sénégal[24].

Relations avec le Mali[modifier | modifier le code]

En , le Tchad envoie 2000 hommes en appui à l'intervention militaire de la France contre les djihadistes dans le nord du Mali[25]. Les troupes tchadiennes tiennent un rôle décisif dans la victoire de la coalition pro-gouvernementale contre Al-Qaïda au Maghreb islamique à la bataille du Tigharghâr[26].

En 2017, le Niger, le Mali et le Tchad concluent un accord de coopération judiciaire qualifié d'historique par les signataires[18]. Cet accord prévoit la mise en place de commissions rogatoires internationales, l'échange entre les États des actes judiciaires, la comparution des témoins, experts et personnes poursuivies et une politique de coopération en cas d'extradition[18].

Relations avec la République démocratique du Congo[modifier | modifier le code]

En , Le Tchad reconnait son soutien militaire aux forces de Laurent-Désiré Kabila aux prises avec les rebelles dans l’est de la République démocratique du Congo[27]. 2000 soldats tchadiens sont envoyés en RDC dans le cadre de ce soutien[7].

En , une conférence est organisée à Abuja (capitale du Nigeria) pour discuter du transfert des eaux du bassin du Congo vers le lac Tchad menacé d'assèchement[28]. François Kalwele Ministre de l'Environnement de la RDC, se dit partant et prône la solidarité entre les États africains[28].

Relations avec les pays européens et occidentaux[modifier | modifier le code]

Relations avec la France[modifier | modifier le code]

Le Tchad a été conquis militairement par la France en 1900 suite à la bataille de Kousséri remportée au Cameroun par les troupes françaises[4]. Le territoire devient d'abord un protectorat français, puis une colonie française en 1920[4].

Après la défaite de la France lors de la Seconde Guerre mondiale, le gouverneur du Tchad Félix Éboué se rallie au Général de Gaulle et entraîne l'Afrique équatoriale française (le Tchad, le Cameroun et le Congo Brazzaville), qui devient le premier territoire africain de la France libre. Ce ralliement apporte un renfort 40 000 Africains aux forces de la France libre[29]. Les Tchadiens participent en à la bataille de Bir Hakeim opposant en Libye les forces de la France Libre aux troupes germano-italiennes du maréchal Erwin Rommel, et à la libération de Paris sous le commandement du Général Leclerc en [4]. Le , les cendres de Félix Eboué, mort en 1944, sont transférées au Panthéon en même temps que celles de Victor Schœlcher, l’auteur du décret proclamant l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises en 1848[29].

Michel Reveyrand-de Menthon, ambassadeur de France au Tchad de 2010 à 2013.

Le Tchad accède à l'indépendance en 1960, mais les gouvernements français et tchadien gardent un haut niveau de coopération.

La France apporte son soutien à la plupart des présidents tchadiens, notamment Hissène Habré entre 1982 et 1990 (considéré comme un allié contre la Libye de Kadhafi), puis Idriss Déby dont la DGSE appuie la prise de pouvoir[11].

Ce soutien se concrétise par plusieurs interventions militaires de la France en appui au gouvernement tchadien. Ainsi, depuis son indépendance, le Tchad est le pays d’Afrique qui a connu le plus grand nombre d’interventions militaires françaises[30], notamment :

  • En , l'armée française intervient à la demande du président tchadien François Tombalbaye et chasse les rebelles toubous de la localité d’Aouzou[31].
  • L'opération Manta qui s'est déroulée au Tchad entre 1983 et 1984 dans le cadre du conflit tchado-libyen[32].
  • L'opération Épervier, lancée en pendant le conflit tchado-libyen pour soutenir le président Hissène Habré. Elle devient ensuite une mission de protection des ressortissants français et de coopération avec l'armée tchadienne.
  • L'opération Dorca, déclenchée à l'initiative de la France en en soutien à l'UNHCR et les ONG travaillant à la frontière entre le Tchad et le Soudan pour assurer la sécurité des populations et l'accueil des réfugiés.
  • À deux reprises, en 2006 et en 2008, l’armée française est intervenue au Tchad pour mettre en déroute des rebelles qui menaçaient le palais présidentiel[33]'[11].
  • L'opération Barkhane lancée simultanément dans plusieurs pays du Sahel en , succédant aux opérations Serval et Épervier. Le Tchad accueille le quartier général de cette opération, ainsi qu’une partie de ses 200 blindés, 6 avions de chasse et 3 000 militaires français qui y stationnés en permanence[7].
  • En 2014, lors de la deuxième guerre civile libyenne, la France apporte un soutien limité au maréchal Khalifa Haftar, tout en se positionnant comme médiateur dans le conflit[34]. Dès lors, le Tchad et la France appuient de nouveau le même camp, dans une guerre civile d'un pays africain[34].
  • En , des Mirage 2000 de l’armée française bombardent et détruisent une colonne de rebelles tchadiens entrant sur le territoire depuis la Libye[35]. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian justifie cette intervention, la désignant comme conforme au droit international, et accusant les assaillants de chercher à renverser le gouvernement d'Idriss Déby[35].

Outre ces interventions militaires conjointes, la France alimente également l'armée tchadienne en carburant, à hauteur de 4 millions d’euros par an[11].

Les deux États ont aussi des relations fortes sur le plan économique. Le Tchad fait partie de la zone franc CFA, zone monétaire bénéficiant d'une garantie du Trésor français, et est membre de l'Organisation internationale de la francophonie. Dans les années 1990, le groupe pétrolier français Elf Aquitaine participe projet pétrolier de Doba, avant de s'en retirer en 1999 ce qui provoque des tensions entre le Tchad et la France[36].

Les années suivantes, le Bureau de recherches géologiques et minières, organisme public français, mène pendant trois ans un travail de cartographique des ressources minières du Tchad, découvrant notamment de grandes quantités d'or dans la région du Tibesti[11]. Dès lors, les récentes interventions militaires françaises au Tchad alimentent des soupçons d'ententes entre les gouvernements français et tchadien pour chasser les orpailleurs illégaux, sous prétexte de maintien de la paix[11].

Relations avec les États-Unis[modifier | modifier le code]

Pendant la Guerre froide, les États-Unis et l'Union soviétique sont en compétition sur le continent africain pour établir des zones d'influences sur les anciennes colonies devenues indépendantes. A l'instar de la France, l'administration américaine sous Ronald Reagan appuie le coup d'État d'Hissen Habré en 1982, considéré comme un allié idéal contre le dictateur libyen Mouammar Kadhafi, accusé de soutenir le terrorisme international[3]'[6].

Pendant la guerre tchado-libyenne, les États-Unis déploient des forces au Soudan (qui leur était favorable pendant la guerre froide) pour intervenir au besoin au Tchad, et octroie au gouvernement tchadien une aide militaire de 25 millions de dollars[32].

Après la fin de la guerre froide, le Tchad, fer de lance de la lutte antiterroriste en Afrique et ennemi du Soudan d'Omar el-Béchir accusé de crime contre l'humanité, continue de bénéficier d'un important soutien matériel et financier des États-Unis[7].

En , le président américain Barack Obama décide de déployer 80 militaires américains au Tchad dans le cadre des recherches de lycéennes enlevées par le groupe djiadiste Boko Haram au Nigeria voisin[37].

En , le président républicain nouvellement élu Donald Trump signe un décret migratoire désignant une liste des pays dont les ressortissants sont interdits d'entrée sur le territoire américain[38]. Cette liste inclut le Tchad, dont le gouvernement fait part aux États-Unis de son étonnement et son incompréhension[38]. N'Djamena déclare notamment que les motifs d'inscription du Tchad sur cette liste, des manquements à la sécurité sur leurs voyageurs et un manque de coopération avec Washington, contrastent avec les efforts et les engagements du pays dans la lutte contre le terrorisme international[38].

Arrivée de Rex Tillerson à N'Djaména le 12 mars 2018.

En , le chef du Département d'État des États-Unis Rex Tillerson se rend à N'Djaména, où il exprime sa volonté de normaliser les relations avec le pays, tandis que le président tchadien salue l'appui multiforme des États-unis au Tchad dans les domaines militaires et sécuritaires[39]. Le mois suivant, le Département d'État américain annonce la levée de l'interdiction d'entrée sur le territoire américain imposée aux Tchadiens, affirmant que le pays a répondu aux exigences de Washington[40]

Plusieurs entreprises américaines sont implantées au Tchad, notamment les sociétés pétrolières Chevron et ExxonMobil[17].

Relations avec la Russie[modifier | modifier le code]

Pendant la Guerre froide, les relations entre le Tchad et l'Union soviétique sont limitées en raison du soutien apporté par l'URSS à la Libye avec qui le Tchad est en conflit[5]. Entre 1973 et 1982, près de 11 000 conseillers soviétiques sont ainsi déployés en Libye afin de former les troupes à l’utilisation d’armements livrés par l’URSS qui équipe massivement les forces du pays[5].

La fin du conflit tchado-libyen en 1987, de la guerre froide en 1991, et la paix établie entre le Tchad et Soudan (proche de la Russie sous le mandat d'Omar el-Bechir) en 2010, crée peu à peu les conditions d'un rapprochement entre la Russie et le Tchad. À partir de 2014, la Russie et le Tchad deviennent des alliés objectifs dans la deuxième guerre civile libyenne, dans laquelle ils soutiennent tous deux le maréchal Khalifa Haftar qui contrôle l'Est de la Libye[22]'[41].

Malgré cette convergence de leurs intérêts politiques, le niveau des échanges commerciaux entre le Russie et le Tchad sont très faibles, à l'image de l'influence économique de la Russie sur le continent africain[42]. En 2018, les échanges commerciaux entre la Russie et l'Afrique étaient 20 milliards de dollars, moins de la moitié de ceux avec la France et dix fois moins que ceux avec la Chine. En outre, les échanges entre l'Afrique et la Russie concernent presque exclusivement le commerce des armes, rare marché dominé par la Russie sur le continent africain[43].

Dans ce contexte, plusieurs initiatives ont été prises par la Russie ces dernières années pour accroître sa coopération économique avec l'Afrique, notamment le Tchad.

En , une délégation d’hommes d’affaires russes se rend à N'Djamena, et annonce 7,5 milliards d’euros d'investissement, portant notamment sur la construction d’un aéroport international, d’une raffinerie de pétrole, d’une centrale électrique à énergie solaire, et la reconstruction du système d’alimentation électrique[44].

En , Idriss Déby représente le Tchad au premier Sommet Russie-Afrique organisé à Sotchi[45]. Il déclare que : « Le soutien de la Fédération de Russie est vital pour renforcer la stabilité régionale. L’appui en formation et en équipement militaire, le partage de renseignement et d’expérience avec les forces africaines engagées sur ce front seront d’une grande utilité. »[45].

Relations avec l'Allemagne[modifier | modifier le code]

Ce n'est que le qu'un président tchadien se rend pour la première fois en visite officielle an Allemagne, depuis l'indépendance du Tchad[46]. Idriss Déby et la chancelière allemande Angela Merkel se rencontrent à Berlin et évoquent des sujets liés au développement économique, l'aide aux réfugiés transitant par le Tchad, et la lutte contre le terrorisme[46]. Angela Merkel annonce également le déblocage d’une enveloppe supplémentaire de 8,9 millions d’euros pour aider le Tchad à faire face notamment aux problèmes liés à l’eau et à l’alimentation[46].

Les deux chefs d'État se rencontrent de nouveau à Niamey (capitale du Niger) en , à l'occasion d'une réunion incluant l'Allemagne et les chefs d'États du G5 Sahel, à qui Angela Merkel promet une aide 60 millions pour équiper et former les soldats qui constituent cette force militaire[47].

Relations avec la Turquie[modifier | modifier le code]

En , le président turc Recep Tayyip Erdogan se rend à N'Djamena où il rencontre Idriss Déby[48]. Cinq accords sont signés entre les deux chefs d'États, tandis que d'éventuelles implications de la Turquie dans la recherche et l'exploitation pétrolière, la construction de l'aéroport de Djermaya et du pont sur le Chari ont également été évoquées[48].

Relations avec les pays du Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

Le Tchad est membre de l'Organisation de la coopération islamique, dont le siège est situé à Djeddah en Arabie saoudite[9].

Relations avec l'Arabie Saoudite[modifier | modifier le code]

En , le roi Abdallah d’Arabie saoudite organise près de Ryad un sommet tripartite avec les présidents soudanais et tchadien, qui concluent un accord de réconciliation devant mettre fin à une crise entre leurs pays[49]. Néanmoins les hostilités entre les deux États se poursuivent jusqu'en 2010[10].

En 2017, l'Arabie saoudite annonce une aide de 100 millions de dollars à la force G5 Sahel dont fait partie le Tchad[50].

Relations avec le Qatar[modifier | modifier le code]

Le Qatar et le Tchad ont des relations de coopération économique, le Qatar ayant notamment investi dans les mines d'or de la région du Batha[11].

Les deux États ont rompu leurs relations diplomatiques pendant quelques mois entre 2017 et 2018[51].

En 2017, une crise diplomatique oppose le Qatar à la plupart des autres pays de la péninsule arabique, rejoins par plusieurs États africains dont le Tchad, qui rompent leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Il est reproché à l'émirat son soutien à certains mouvements de contestation, notamment islamistes, lors du printemps arabe de 2011. Le Tchad ferme l'ambassade du Qatar à N'Djamena fin , accusant Doha de chercher à déstabiliser le pays, le chef rebelle tchadien Timan Erdimi, étant installé à Doha depuis 2009[52].

Le Qatar riposte dans la foulée en fermant l'ambassade du Tchad à Doha, tout en niant toute implication dans les actions de l'Union des forces de la résistance.

À noter également que le Qatar et le Tchad soutiennent deux camps opposés dans la guerre civile libyenne.

En début d'année 2018, le Qatar et le Tchad signent un mémorandum d'entente, rétablissant leurs relations diplomatiques[51].

Relations avec le Liban[modifier | modifier le code]

De nombreux point communs entre le Tchad et le Liban constituent des vecteurs d'affinités entre leurs gouvernements et leurs sociétés civiles. Leurs deux populations sont caractérisée par une double culture religieuse islamo-chrétienne, et linguistique arabe-française, les deux États étant d'anciennes colonies françaises et actuellement membres de la francophonie[53]. Avant les guerre civiles qu'ont connu les deux pays après leurs indépendances, de nombreux Tchadiens allaient étudier à Beyrouth, tandis que de nombreux entrepreneurs et hommes d'affaires libanais se sont installés au Tchad dont ils ont contribué au développement économique[53].

Dans les années 1970, l'ambassadeur du Tchad en Égypte était un Libanais d'origine[53]. Lors d'une interview donnée au journal libanais L'Orient le Jour en 2001, le président tchadien Idriss Déby déclare regretter que la guerre civile au Tchad ait provoqué le départ de la plupart des citoyens d'origine libanaise, et appelle ses « amis Libanais à venir contribuer, comme dans le passé, au développement du Tchad »[53].

En , les Premier ministres du Liban et du Tchad, Rafic Hariri et Haroun Kabadi, se rencontrent à deux reprises à N'Djamena et à Beyrouth pour renforcer leurs relations diplomatiques et leur coopération économique[54]'[55].

Relations avec Israël[modifier | modifier le code]

Le Tchad et Israël ont rompu leurs relations diplomatiques entre 1972 et 2018[56].

Dans les années 1960 et 1970, la pression des nations arabes musulmanes, accentuée par les guerres israélo-arabes de 1967 et de 1973, conduit un certain nombre d’États africains à rompre avec l’État hébreu[56].

En , directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, Dore Gold rencontre le président tchadien Idriss Déby, première rencontre de haut niveau entre les deux pays depuis plus de quarante ans, sans évoquer à ce stade de rétablissement officiel de leurs relations diplomatiques[57].

Les deux États décident de rétablir leurs relations diplomatiques, à l’occasion d’une visite hier à N’Djamena de du Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu[56].

Les deux dirigeants et leurs délégations signent à N’Djamena plusieurs protocoles d’accord de coopération, en particulier dans le secteur de la défense et de la sécurité., alors que pour faire face aux rebellions dans le nord et l’est du pays, l’armée tchadienne et l’Agence nationale du renseignement sont équipées de matériels militaires israéliens[56].

Le président Deby a néanmoins déclaré qu’en dépit de cette reprise des relations, le Tchad reste attaché au processus de paix entre Israël et la Palestine[56].

Relations avec le reste de l'Asie[modifier | modifier le code]

Relations avec la Chine[modifier | modifier le code]

Le Tchad et la Chine établissement des relations diplomatiques en 2006, après que le Tchad ait accepté, sous pression de la Chine, de rompre ses relations avec Taïwan[58]. Le Tchad est alors le troisième pays africain, après le Liberia et le Sénégal, à décider de rompre ses relations avec Taïwan que la Chine considère comme un province renégate, pour se rapprocher de la Chine[58]. Le gouvernement de tchadien compte sur la Chine, membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU pour aider au vote d'une résolution sur le Soudan qui armait les rebelles tchadiens, ainsi que sur les investissements chinois dans son industrie pétrolière. Le Tchad, pays sans accès à la mer, espère notamment bénéficier d'une extension d'un pipeline construit par la Chine au Soudan voisin, afin d'évacuer le pétrole extrait du Tchad vers Port-Soudan[58].

En , la société chinoise Powerchina s'associe avec la compagnie italienne Bonifica pour mener une étude de faisabilité portant sur un projet de transfert d'eau de la République démocratique du Congo vers le Lac Tchad, menacé d'assèchement[28].

En , les présidents tchadien et chinois Idriss Déby et Xi Jinping se rencontrent à l'occasion du Forum sur la coopération Chine-Afrique, où ils affichent leur proximité[59]. Les deux chefs d’État ont notamment échangé sur l’approfondissement leurs relations bilatérales, identifiant notamment des pistes prioritaires : les infrastructures, l'énergie, et les mines[59].

Relations avec la Malaisie[modifier | modifier le code]

Le groupe pétrolier malaisien Petronas a participé aux travaux d'exploration et d'exploitation du gisement pétrolier de Doba, dont 35% ont été attribués à Petronas dans le cadre d'un consortium constitué en 1988[60]. En 2006, le gouvernement tchadien exige le départ des entreprises Petronas et Chevron, les accusant de ne pas avoir rempli leurs obligations fiscales[60].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Tchad – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com (consulté le 8 février 2020)
  2. « RFI - 1979-80 Batailles pour N’Djamena », sur www1.rfi.fr (consulté le 9 février 2020)
  3. a et b Tanguy Berthemet, « Hissène Habré : les États-Unis et la France ont soutenu l'ennemi de Kadhafi », sur Le Figaro.fr, (consulté le 9 février 2020)
  4. a b c d e f et g « Chronologie du Tchad indépendant », sur RFI, (consulté le 8 février 2020)
  5. a b et c Igor Delanoë, « Libye, la nouvelle carte russe », sur Orient XXI, (consulté le 9 février 2020)
  6. a et b « Hissène Habré, un bourreau soutenu par la France et les Etats-Unis », sur LExpress.fr, (consulté le 9 février 2020)
  7. a b c et d Delphine Lecoutre, « Le Tchad, puissance de circonstance », sur Le Monde diplomatique, (consulté le 9 février 2020)
  8. Tanguy Berthemet, « Réuni à Pau, le G5 Sahel fixe un nouveau cadre pour l’opération «Barkhane» », sur Le Figaro.fr, (consulté le 9 février 2020)
  9. a et b Le Point Afrique, « Tchad : là (aussi) où Netanyahu pousse la porte de l'Afrique », sur Le Point, (consulté le 9 février 2020)
  10. a et b « Le Soudan et le Tchad se rapprochent après sept années de conflit », sur lemonde.fr,
  11. a b c d e f et g Thomas Dietrich, « Alexandre Benalla, pour tout l’or du Tchad », sur Libération.fr, (consulté le 9 février 2020)
  12. « Tchad Accord à Tripoli entre le gouvernement et les rebelles », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 9 février 2020)
  13. « Afrique - Khartoum dit vouloir privilégier la diplomatie Tentative de médiation libyenne pour désamorcer les tensions Tchad-Soudan », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 9 février 2020)
  14. « Le Tchad reconnaît le CNT comme seule autorité en Libye (Affaires étrangères) », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 9 février 2020)
  15. « Tchad : réouverture partielle de la frontière avec la Libye », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 9 février 2020)
  16. « Libye: le maréchal Haftar reçu au Tchad par le président Déby », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 8 février 2020)
  17. a b c d et e « Lac Tchad : où en est l’offensive de la Force multinationale mixte contre Boko Haram ? – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 9 février 2020)
  18. a b c et d « Accord judiciaire "historique" entre le Niger, le Tchad et le Mali », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 9 février 2020)
  19. « PÉTROLE Le Tchad entre officiellement dans son ère pétrolière », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 9 février 2020)
  20. « Tchad La mission de l’Eufor plus délicate depuis la bataille de N’Djamena », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 9 février 2020)
  21. a et b « Ligue arabe Le Tchad en passe d’obtenir le statut d’observateur », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 9 février 2020)
  22. a et b « Libye: qui sont les alliés du général Khalifa Haftar dans la région? », sur RFI, (consulté le 9 février 2020)
  23. « L'ancien dictateur tchadien Hissène Habré condamné à perpétuité », sur LExpress.fr, (consulté le 8 février 2020)
  24. « A Dakar, procès en appel de Hissène Habré condamné pour crimes contre l’humanité », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 8 février 2020)
  25. « Guerre au Mali : les unités d’élite du Tchad – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 9 février 2020)
  26. « L'armée tchadienne aux avant-postes de la guerre au Mali », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 février 2020)
  27. « Le Tchad reconnaît officiellement son soutien militaire au régime de Kabila », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 9 février 2020)
  28. a b et c « Nigeria: le projet de remplir le lac Tchad est de retour », sur RFI, (consulté le 9 février 2020)
  29. a et b « Il y a 70 ans, le Guyanais Félix Eboué entre au Panthéon », sur RFI, (consulté le 8 février 2020)
  30. Marielle Debos, « Que fait l’armée française au Tchad ? », sur Libération.fr, (consulté le 8 février 2020)
  31. Marita Toglo-Allah, Conflits tchadiens et ingérences étrangères, P. Lang, (ISBN 978-3-631-32492-9, lire en ligne)
  32. a et b « Tchad : l’opération française Manta de 1983 et le jeu des frictions nord-sud – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 9 février 2020)
  33. Thomas Dietrich, « Emmanuel Macron au Tchad : une faute morale et politique », sur Libération.fr, (consulté le 9 février 2020)
  34. a et b Ali Bensaad, « Libye-Tchad. La France lâche les Toubous et étend la guerre - Une politique dictée par les pays du Golfe », sur Orient XXI, (consulté le 9 février 2020)
  35. a et b « Tchad: la colonne rebelle frappée par les Français voulait renverser Déby, selon Le Drian », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 8 février 2020)
  36. « Tchad N'Djamena demande le rappel immédiat de l'ambassadeur de France », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 9 février 2020)
  37. « Enlèvements au Nigeria: 80 militaires américains au Tchad », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 9 février 2020)
  38. a b et c « Décret migratoire américain: "étonnement" et "incompréhension" du Tchad », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 8 février 2020)
  39. « Rex Tillerson: le Tchad, un "partenaire important" contre le jihadisme », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 8 février 2020)
  40. « Tchad : l'interdiction de voyager aux Etats-Unis levée par Washington », sur RFI, (consulté le 9 février 2020)
  41. « En soutenant le maréchal Haftar, la Russie marque son territoire en Libye », sur France 24, (consulté le 9 février 2020)
  42. « Russie-Afrique : quelles réalités derrière les déclarations ? », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 février 2020)
  43. Le Point Afrique, « Afrique-Russie : Poutine veut « doubler les échanges commerciaux dans les cinq ans » », sur Le Point, (consulté le 9 février 2020)
  44. « Au Tchad, une délégation d’hommes d’affaires russes en visite à Ndjamena », sur RFI, (consulté le 9 février 2020)
  45. a et b « Sotchi: la question de l'aide russe dans la lutte antiterroriste en Afrique », sur RFI, (consulté le 9 février 2020)
  46. a b et c « Tchad : visite inédite d’Idriss Déby Itno à Angela Merkel en Allemagne – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 11 février 2020)
  47. « Au Sahel, les dirigeants cherchent en Angela Merkel une alternative à Emmanuel Macron », sur L'Opinion, (consulté le 11 février 2020)
  48. a et b « Erdogan, en visite au Tchad, signe des accords », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 8 février 2020)
  49. « Afrique Les présidents du Soudan et du Tchad scellent leur réconciliation en Arabie », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 9 février 2020)
  50. « L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis apportent leur contribution à la force du G5 Sahel », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 février 2020)
  51. a et b « Le Qatar et le Tchad rétablissent leurs liens diplomatiques », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 8 février 2020)
  52. « Tchad-Qatar: Timan Erdimi, rebelle tchadien au cœur de la brouille diplomatique », sur RFI, (consulté le 10 février 2020)
  53. a b c et d MAKHOUL ZIYAD, « INTERVIEW - Le chef de l’État parle d’une démocratie à visage africain - Idriss Déby à « L’Orient-Le Jour » : Il faut que les Libanais contribuent, comme dans le passé, au développement du Tchad - MAKHOUL ZIYAD », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 10 février 2020)
  54. « Coopération - Le Premier ministre du Tchad a entamé hier une visite officielle à Beyrouth N’Djamena désire renforcer ses relations économiques avec le Liban(PHOTOS) », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 9 février 2020)
  55. « Coopération Le Tchad désire attirer des investissements libanais (PHOTO) », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 10 février 2020)
  56. a b c d et e « Reprise des relations entre Israël et le Tchad, rompues en 1972 », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 8 février 2020)
  57. « Israël et le Tchad renouent le contact après plus de 40 ans », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 9 février 2020)
  58. a b et c « Sous la pression de la Chine, le Tchad rompt avec Taïwan », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 février 2020)
  59. a et b FLORENT KIRBIL, « A Pekin, Idriss Déby renforce la relation Tchad-Chine », sur Club de Mediapart (consulté le 8 février 2020)
  60. a et b « Chevron et Petronas sommés de quitter le Tchad », sur Challenges (consulté le 9 février 2020)