Patrice Motsepe

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Patrice Motsepe
Patrice Motsepe.jpg
Biographie
Naissance
Nationalité
sud-africaine
Formation
Activités
Fratrie
Tshepo Motsepe (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Precious Moloi-Motsepe (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de

Patrice Motsepe est un homme d'affaires sud-africain né à Soweto le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Patrice Motsepe est issu d'une famille princière d'un clan de la tribu Tswana, une des plus grandes minorités noires de l'Afrique du Sud (la langue Tswana est aussi l'un des onze idiomes officiels). Il est le frère de Bridgette Radebe et de Tshepo Motsepe. Il commence à travailler jeune, pendant les vacances scolaires, dans la boutique de son père, une Spaza shop (en), ce qui ne l'empêche pas de prolonger des études en droit. Cette boutique était située à Hammanskraal, une petite ville au nord de Pretoria où son père, initialement instituteur et syndicaliste, avait été banni pour avoir critiqué l'apartheid. Sa mère détenait un réseau d'épiceries et avait réussi à obtenir régionalement l'exclusivité de la distribution des produits de South African Breweries (en) (SAB), une entreprise brassicole sud-africaine. Les parents ont ainsi la possibilité de faire bénéficier leurs sept enfants d'un établissement d'enseignement privé catholique a priori de meilleure qualité que les établissements publics accessibles aux populations noires[1],[2].

Après les études, il travaille quelque temps aux États-Unis puis revient en Afrique du Sud, où il met ses compétences au service du Congrès national africain, l'ANC, qui se prépare à participer au pouvoir, et travaille sur la politique minière du futur gouvernement. Son ascension sociale commence véritablement en 1994 quand il devient le premier associé noir d'un cabinet d'avocat. Il est ainsi un spécialiste en droit minier et commercial à un moment où l'apartheid prend fin en Afrique du Sud. Passant du cabinet d'avocat à entrepreneuriat, il fonde une première entreprise, Future Mining, qui collecte la poussière d'or des puits intérieurs. Il commence à acheter des mines d'or en 1997, lorsque le prix de l'or recule. Au début des années 2000, il crée un certain nombre de sociétés qu'il réunit en un conglomérat baptisé ARM (Africain Rainbow Mineral, dont il est le président exécutif. Une de ses décisions est la prise de participation de 20% au sein de Harmony Gold) (en), la 12e plus importante société minière aurifère au monde, avec trois exploitations minières en Afrique du Sud. La société ARM s'intéresse ensuite à d'autres minerais, notamment le platine, le fer, le charbon, et le cuivre. ARM est désormais implantée en Zambie, Zimbabwe et l Papouasie-Nouvelle-Guinée[3]. Devenu un magnat des mines, il est membre de plusieurs comités exécutifs ou non exécutifs, dont Harmony Gold bien sûr, ou encore le groupe d'assurances sud-africain Sanlam. En 2012, Motsepe est classé comme première fortune d'Afrique du Sud et apparaît aussi au premier rang de la liste des personnalités les plus riches dressée par l'hebdomadaire dominical The Sunday Times avec une fortune personnelle estimée à 2.4 milliards de dollars (plus de 20 milliards de rands). En 2003, il acquiert le club de football Mamelodi Sundowns. En 2013, il rejoint The Giving Pledge et fait don de la moitié de sa fortune à cette œuvre de charité pour favoriser la santé et l'éducation[4],[3].

Cyril Ramaphosa, l'actuel président d'Afrique du Sud, est son beau-frère[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Jacopo Prisco, « 7 things you didn't know about South Africa's only black billionaire », CNN,‎ (lire en ligne)
  2. Fabienne Pompey, « La mine d'or de Patrice Motsepe », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. a et b (en) « South Africa's only black billionaire donates half his fortune to charity », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  4. (en) « Patrice Motsepe: South African tycoon to donate millions », BBC News,‎ (lire en ligne)
  5. « Finance : Saham change de visage », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 22 février 2019)