Patrice Motsepe

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Patrice Motsepe
Patrice Motsepe.jpg
Fonctions
Président du conseil d'administration
Confédération africaine de football
depuis le
Vice-président
Fédération internationale de football association
depuis le
Président
Mamelodi Sundowns Football Club
depuis
Président du conseil d'administration
African Rainbow Minerals (en)
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Père
Chief Augustine Butana Chaane Motsepe (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Key Motsepe (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Precious Moloi-Motsepe (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Religion

Patrice Motsepe, né le à Soweto, est un avocat, homme d'affaires et dirigeant sportif sud-africain.

Il est président d'African Rainbow Minerals (en), qui fait le commerce de l'or, du platine, de fer et du cuivre, ainsi que du charbon. Il possède également le club de football sud-africain Mamelodi Sundowns, dont il est président.

Il est président de la Confédération africaine de football depuis le 12 mars 2021.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et famille[modifier | modifier le code]

Patrice Motsepe est issu d'une famille princière d'un clan de la tribu Tswana, une des plus grandes minorités noires de l'Afrique du Sud (la langue Tswana est aussi l'un des onze idiomes officiels). Il est le frère de Bridgette Radebe et de Tshepo Motsepe. Il naît dans un township, un quartier pauvre et marqué par l'apartheid.

Il commence à travailler jeune, pendant les vacances scolaires, dans la boutique de son père, une spaza shop (en), ce qui ne l'empêche pas de prolonger des études en droit. Cette boutique était située à Hammanskraal, une petite ville au nord de Pretoria où son père, initialement instituteur et syndicaliste, avait été banni pour avoir critiqué l'apartheid. Sa mère détenait un réseau d'épiceries et avait réussi à obtenir régionalement l'exclusivité de la distribution des produits de South African Breweries (en) (SAB), une entreprise brassicole sud-africaine. Les parents ont ainsi la possibilité de faire bénéficier leurs sept enfants d'un établissement d'enseignement privé catholique a priori de meilleure qualité que les établissements publics accessibles aux populations noires[2],[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Après les études, il travaille quelque temps aux États-Unis puis revient en Afrique du Sud, où il met ses compétences au service du Congrès national africain (ANC), qui se prépare à participer au pouvoir, et travaille sur la politique minière du futur gouvernement. Son ascension sociale commence véritablement en 1994 quand il devient le premier associé noir d'un cabinet d'avocat. Il est ainsi un spécialiste en droit minier et commercial à un moment où l'apartheid prend fin en Afrique du Sud. Passant du cabinet d'avocat à entrepreneuriat, il fonde une première entreprise, Future Mining, qui collecte la poussière d'or des puits intérieurs. Il commence à acheter des mines d'or en 1997, lorsque le prix de l'or recule. Au début des années 2000, il crée un certain nombre de sociétés qu'il réunit en un conglomérat baptisé ARM (Africain Rainbow Mineral, dont il est le président exécutif. Une de ses décisions est la prise de participation de 20% au sein de Harmony Gold) (en), la 12e plus importante société minière aurifère au monde, avec trois exploitations minières en Afrique du Sud. La société ARM s'intéresse ensuite à d'autres minerais, notamment le platine, le fer, le charbon, et le cuivre. ARM est désormais implantée en Zambie, Zimbabwe et en Papouasie-Nouvelle-Guinée[4]. Devenu un magnat des mines, il est membre de plusieurs comités exécutifs ou non exécutifs, dont Harmony Gold ou le groupe d'assurances sud-africain Sanlam.

En 2013, il rejoint The Giving Pledge et fait don de la moitié de sa fortune à cette œuvre de charité pour favoriser la santé et l'éducation[5],[4].

Football[modifier | modifier le code]

En 2004, il acquiert le club de football Mamelodi Sundowns. Le club remporte la Ligue des champions de la CAF en 2016 et la Supercoupe d'Afrique en 2017[6].

En , il annonce sa candidature à la présidence de la Confédération africaine de football[6].

Rapidement accusé d'être activement soutenu par la FIFA - malgré son devoir de réserve et de neutralité - et son Président Gianni Infantino, qui chercherait à obtenir les voix de l'Afrique pour une future réélection[7],[8], Patrice Motsepe est élu le 12 mars 2021, après que l'ensemble des quatre autres candidats ont retiré leurs candidatures[9]. Il prend son mandat dans une situation instable, une partie des africains et des observateurs s'insurgeant contre cette élection, synonyme d'ingérence de la FIFA dans la politique du continent[10],[11],[12].

Controverse[modifier | modifier le code]

En janvier 2020, a un diner du World Economic Forum de Davos, Patrice Motsepe a affirmé publiquement au Président américain Donald Trump que "l'Afrique l'aime". Face aux réactions indignées que cette prise de parole a provoqué à travers tout le continent africain, le milliardaire a présenté ses excuses en expliquant "je n'ai pas le droit de m'exprimer au nom de qui que ce soit d'autre que moi-même"[13].

Fortune[modifier | modifier le code]

En 2012, Motsepe est classé comme première fortune d'Afrique du Sud et apparaît aussi au premier rang de la liste des personnalités les plus riches dressée par l'hebdomadaire dominical The Sunday Times avec une fortune personnelle estimée à 2.4 milliards de dollars (plus de 20 milliards de rands).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Cyril Ramaphosa, l'actuel président d'Afrique du Sud, est son beau-frère[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-François Channon Denwo, « Cameroun: le président de la Confédération africaine de football fait un don à l'Église catholique », sur La Croix,
  2. (en) Jacopo Prisco, « 7 things you didn't know about South Africa's only black billionaire », CNN,‎ (lire en ligne)
  3. Fabienne Pompey, « La mine d'or de Patrice Motsepe », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. a et b (en) « South Africa's only black billionaire donates half his fortune to charity », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  5. (en) « Patrice Motsepe: South African tycoon to donate millions », BBC News,‎ (lire en ligne)
  6. a et b « Ce qu’il faut savoir sur Patrice Motsepe, le milliardaire sud-africain qui veut prendre la tête de la CAF – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le )
  7. « Comment Infantino a imposé Patrice Motsepe à la présidence de la CAF », sur SOFOOT.com (consulté le )
  8. « Présidence de la CAF : Infantino et Motsepe, les raisons d’une alliance – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le )
  9. « CAF : le Sud-Africain Patrice Motsepe élu président par proclamation », sur L'Équipe.fr, (consulté le )
  10. « Les dessous très politiques de l’élection de Patrice Motsepe à la Confédération africaine de football », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. Mamadou Faye, « CAF : pourquoi le choix de Motsepe et l’intervention de la Fifa irritent les amateurs de football? », BBC News Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. « Ingérence de la FIFA, tractations diplomatiques : comment l'élection de Patrice Motsepe à la tête du football africain a été un enjeu géopolitique », sur Francetvsport (consulté le )
  13. « South African Billionaire Apologizes After Telling President Trump Africa 'Loves' Him », sur Time (consulté le )
  14. « Finance : Saham change de visage », sur JeuneAfrique.com, (consulté le )