Issa Hayatou

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Issa Hayatou
Description de l'image Issa Hayatou (cropped).jpg.
Naissance (70 ans)
Garoua (Cameroun)
Nationalité Drapeau : Cameroun Camerounaise
Activité principale
Président de la Confédération africaine de football (de 1988 à 2017)
Autres activités

Vice-président de la FIFA pour l'Afrique

Président de la FIFA par intérim du 8 octobre 2015 au 26 février 2016

Issa Hayatou, né le à Garoua, est un enseignant et dirigeant de football camerounais. Il est président de la Confédération africaine de football de 1988 à mars 2017 et président par intérim de la FIFA d'octobre 2015 à février 2016, à la suite de la suspension de Sepp Blatter.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Issa Hayatou appartient à la grande famille Hayatou, de Garoua, dont les illustres aînés sont Amadou Hayatou, ancien secrétaire général de l'Assemblée nationale ou Garga Alim Hayatou, secrétaire d'État à la Santé et Lamido de Garoua. Au sein de cette famille très influente dans le nord du Cameroun, il est donc destiné à avoir de grandes responsabilités comme son frère Sadou Hayatou qui occupe le poste de Premier Ministre du pays du 26 avril 1991 au 9 avril 1992.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Entre 1964 et 1967, il pratique le 400 et 800 mètres. Sélectionné dans l'équipe d'athlétisme de son pays, il rejoint ensuite l'équipe du Cameroun de basket-ball. Il dispute ainsi les premiers jeux d'Afrique à Brazzaville, avec les meilleurs basketteurs de son pays. En parallèle, il devient professeur d'éducation physique et sportive.

Dirigeant sportif[modifier | modifier le code]

Au Cameroun[modifier | modifier le code]

À partir de 1974, Hayatou commence à prendre des responsabilités dans le milieu sportif en devenant secrétaire général de la Fédération camerounaise de football à l'âge de 28 ans et le demeure jusqu'en 1983. Entre 1982 et 1986, il est directeur des sports au ministère de la jeunesse et des sports du Cameroun puis devient président de la Fédération de football de son pays en 1986.

Président de la CAF[modifier | modifier le code]

À la suite du décès de l'Éthiopien Ydnekatchew Tessema, il devient, en août 1987, le cinquième président de la Confédération africaine de football. En 1990, il obtient une nouvelle fonction en devenant membre du comité exécutif de la Fédération internationale de football association (FIFA).

Sous son mandat de président de la CAF et depuis vingt ans, le football africain connaît une véritable avancée. Hayatou réussit ainsi à obtenir cinq places au lieu de deux pour les pays de sa confédération au tournoi final de la Coupe du monde de football. Plusieurs des pays africains présents à cette compétition ont particulièrement brillé alors qu'ils étaient totalement absents auparavant comme le Cameroun en 1990 ou le Sénégal en 2002 qui se distinguent ainsi. Pour la première fois, le continent africain accueille l'épreuve reine du sport mondial à l'occasion de la Coupe du monde de football de 2010 en Afrique du Sud probablement grâce à l'influence de son président. De la même manière, la Coupe d'Afrique des nations de football prend de l'ampleur en passant de huit à douze équipes en 1992 puis à seize équipes quatre ans plus tard lors de l'édition sud-africaine. Le nombre d'équipes participant aux qualifications de ces Coupes d'Afrique des nations ne cesse d'ailleurs d'augmenter. Ils sont ainsi quarante-quatre sélections à tenter de se qualifier pour l'édition 2012.

En 2002, il est candidat à la présidence de la FIFA, mais est largement battu par le sortant Sepp Blatter.

La Confédération africaine, sous la présidence d'Hayatou contribue également au développement de ses compétitions de clubs comme la Coupe d'Afrique des clubs champions (1964-1996) puis la Ligue des champions de la CAF depuis 1997, la Coupe de la CAF, de 1992 à 2003, puis la Coupe de la confédération et la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe. Sous sa présidence, les moyens accordés à diverses pratiques mineures comme le futsal, le football féminin ou le beach-soccer sont augmentés par la CAF.

En mars 2017, il se porte candidat pour un huitième mandat à la présidence de la confédération africaine de football, mais il perd les élections contre le malgache Ahmad Ahmad avec 14 voix de différence[1],[2].

La polémique avec l'équipe du Togo en janvier 2010[modifier | modifier le code]

En janvier 2010, quelques jours avant la fin de la Coupe d'Afrique des nations en Angola, Issa Hayatou se retrouve au cœur d'une polémique à la suite de la fusillade subie par l'équipe du Togo le 8 janvier à la frontière entre l'Angola et la République du Congo qui fait deux morts et huit blessés dans l'encadrement des Éperviers. Condamnant le retrait du Togo pendant la compétition, le président de la CAF contraint les Togolais à une suspension de compétition internationale pour quatre ans. Le capitaine du Togo Emmanuel Adebayor et son sélectionneur Hubert Velud dénoncent cette décision réclamant même la démission du Camerounais à la présidence de la CAF[3] En septembre 2010, Joseph Blatter, président de la FIFA lève cette suspension.

La polémique lors de la finale du CL 2010[modifier | modifier le code]

Lors de la remise des trophées de la finale de Champions League africaine 2010 qui a lieu à Rades, et à la suite de la polémique créée autour de l'arbitrage corrompu surtout pendant le match aller qui s'est conclu sur un score étonnant de 5-0 en faveur du TP Mazembe contre l'Espérance sportive de Tunis, Issa Hayatou est insulté et sifflé tout au long du match par le public tunisien. Lors de la cérémonie, les joueurs et dirigeants tunisiens refusent de saluer Issa Hayatou et insistent même pour recevoir leurs médailles des mains d'un dirigeant tunisien de la FTF pour protester contre ce qu'ils qualifient d'« injustices et magouilles arbitrales qui dominent le football africain dirigé par Hayatou depuis 1988 ».

Président intérimaire de la FIFA[modifier | modifier le code]

Le 8 octobre 2015, à la suite de la suspension de Sepp Blatter, Hayatou devient président intérimaire de la FIFA. Le 26 février 2016, il dirige le congrès extraordinaire de l'organisation qui aboutit à l'élection de Gianni Infantino.

Détail des fonctions[modifier | modifier le code]

Période Fonction
1974-1983 Secrétaire général de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot)
1982-1986 Directeur des sports au ministère de la jeunesse et des sports du Cameroun
1986-1988 Président de la Fédération camerounaise de football
1988-2017[4] Président de la Confédération africaine de football (CAF)
1990-2008 Membre du comité exécutif de la Fédération internationale de football association (FIFA)
2015-2016 Président par intérim de la FIFA

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Les 50 personnalités qui font le Cameroun : Issa Hayatou », Jeune Afrique, no 2520-2521, du 26 avril au 9 mai 2009, p. 40

Références[modifier | modifier le code]

  1. « CAF. Ahmad Ahmad détrône Issa Hayatou », Le Télégramme (consulté le 16 mars 2017)
  2. « CAF : Ahmad Ahmad detrône Issa Hayatou », BBC Afrique,‎ (lire en ligne)
  3. démission de Issa Hayatou
  4. « Football : le Malgache Ahmad Ahmad élu président de la CAF - JeuneAfrique.com », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne)